Notes de Prod. : Miral

    en DVD le 19 Janvier 2011

Notes de Tournage...

Le 25 Mars 2009 - Freida Pinto au coeur du conflit israélo-palestinien

L'actrice indienne Freida Pinto, révélation du multi-primé Slumdog Millionaire, a intégré la distribution de Miral, le prochain film de l'Américain Julian Schnabel (Le Scaphandre Et Le Papillon) consacré au conflit israélo-palestinien, rapportent le quotidien spécialisé Variety et Relax News.

Aucune indication n'a encore filtré sur le rôle de Freida Pinto dans ce drame inspiré du roman La strada dei fiori di Miral de la journaliste italo-palestinienne Rula Jebreal. Le long-métrage, au scénario signé Julian Schnabel, évoquera la vie de Hind Husseini, partisane de la paix et fondatrice d'un orphelinat après le massacre de Deir Yassin lors de la guerre israélo-arabe de 1948.

L'actrice Hiam Abbas (The Visitor) tiendra le rôle principal du film aux côtés de Yasmine Al Masri (Caramel). Omar Metwally (Munich) et Alexander Siddig (Syriana) complètent la distribution.

Julien Schnabel prévoit de débuter les premières prises de vue de Miral à partir du 19 avril prochain. Le réalisateur espère tourner en territoires israélien et palestinien malgré les heurts entre l'Etat hébreu et le Hamas. Le film devrait sortir au printemps 2010.

Après Miral, Freida Pinto tournera sous la direction de Woody Allen aux côtés d'Anthony Hopkins, Josh Brolin, Naomi Watts et Antonio Banderas. Le tournage aura lieu cet été à Londres.

Le 3 Février 2009 - Schnabel s'intéresse au conflit israélo-palestinien

Le réalisateur américain Julian Schnabel, plus que jamais friand des personnalités atypiques, s’intéressera cette fois à celle de Hind Husseini, partisane de la paix et fondatrice d’un orphelinat après le massacre de Deir Yassin lors de la guerre israélo-arabe de 1948.

Le film, intitulé Miral, verra évoluer aux côtés de Hiam Abbas (The Visitor) les comédiens Yasmine Al Masri (Caramel), Omar Metwally (Munich) ou encore Alexander Siddig (Syriana).

Les premières prises de vue devraient débuter le 19 avril prochain, tandis que le réalisateur, qui espère pouvoir tourner son film en territoires israélien et palestinien, compte le sortir au printemps 2010.

Note d'intention du réalisateur

Miral parle d’éducation, d’amour, des gens et de l’espoir. Le film adopte le point de vue d’une jeune Palestinienne qui grandit dans un pays en guerre et évoque ses expériences, ses émotions, et ses rapports avec ses professeurs, sa famille et ses amis.

Note d'intention de l'auteur

Tout ce que j’ai raconté dans mon livre et dans le film est vrai. J’ai changé les noms, j’ai réorganisé certains événements et je me suis inspirée de plusieurs personnes que je connais pour écrire mes personnages – mais tout est vrai. Au Moyen-Orient, il n’y a pas de place pour l’imagination. On ne peut raconter que ce que l’on a vu de ses propres yeux.

Note de Production

« Miral est une fleur rouge. Elle pousse au bord de la route. Vous en avez sans doute vu des millions comme elle. »

Il y a peu de sujets qui suscitent autant de polémique et de déchaînement de passion et de colère que le conflit israélo-palestinien. Rares sont les films qui osent aborder la question sous divers points de vue. Mais avec Miral, Julian Schnabel a privilégié la dimension humaine: tout en racontant, en toile de fond, un demi-siècle de guerre, il s’attache à l’histoire de quatre femmes, partagées entre le désespoir et le courage, la méfiance et la générosité, le chagrin et la sagesse, la peur et l’amour – quatre femmes qui tentent de survivre et de reconstruire un monde qui a volé en éclats. De 1948 à 1994, le film mêle plusieurs intrigues qui tracent les contours de l’Histoire, depuis la fondation de l’Etat d’Israël à l’espoir éphémère suscité par les accords d’Oslo, en passant par la première Intifada, qui a coûté tant de vies humaines. Mais Miral adopte le point de vue intime et visionnaire d’une jeune Palestinienne.

L'adaptation

Si les personnages de l’écrivain et scénariste Rula Jebreal sont aussi authentiques, c’est parce qu’elle s’est inspirée de son propre parcours pour imaginer Miral et qu’elle a elle-même vécu dans les territoires occupés. Tout comme Miral, Rula s’est retrouvée orpheline dans des circonstances tragiques et a redonné du sens à sa vie grâce à l’école de Hind Husseini. Et comme Miral, elle a préféré l’éducation à la violence. Pour écrire le scénario, l’écrivain s’est replongé dans ses souvenirs les plus personnels et a fait ressurgir ses sentiments les plus fragiles.

Le tournage

Rula Jebreal a accompagné Julian Schnabel en repérages à travers Israël: ce voyage l’a beaucoup marqué et a largement influencé le style visuel et le choix des décors du film. “L’intrigue se déroule sur fond d’événements historiques et réels,” dit-il. “Mais c’est aussi une histoire d’une grande force émotionnelle et racontée de manière très subjective.”

Comédiens et personnages

L’histoire de Miral commence avec une femme dont la générosité bouleverse la vie de plusieurs générations d’enfants. Il s’agit de Hind Husseini qui, en 1948, était une éducatrice et une militante de 31 ans. A l’époque, les tensions entre les réfugiés palestiniens, les Arabes et le tout nouvel Etat d’Israël aboutissent à la guerre. Le 9 avril, malgré les coups de feu qui retentissent encore, Hind s’aventure à pied hors de chez elle dans les rues de Jérusalem-Est. C’est alors qu’elle tombe sur une cinquantaine d’enfants livrés à eux-mêmes, tremblant de peur et traumatisés par la mort de leurs parents au cours du massacre du village de Deir Yassin. Ne pouvant faire autrement que de les aider, elle les recueille tous et les héberge dans l’élégante demeure construite par son grand-père au XIXème siècle, où elle leur offre gîte et couvert. Puis, constatant que cela ne suffit pas, elle décide de prendre en main leur éducation. Au fil des années, l’école-orphelinat Dar Al-Tifel acquiert la réputation de venir en aide aux victimes les moins visibles de la guerre: les enfants. En 1967, l’école devient réservée aux filles, car Hind estime que l’éducation est un droit fondamental des femmes. Hind disparaît en 1994 et, peu après sa mort, l’école perd bon nombre de ses effectifs, suite à la fermeture de l’accès entre Gaza et Jérusalem. A l’heure actuelle, l’école continue d’accueillir un petit nombre d’orphelins, malgré les difficultés.