Notes de Prod. : Mise à prix

    en DVD le 05 Février 2008

Notes de production

Meurtre et chaos : l’aventure de mise à prix

Le scénariste et réalisateur Joe Carnahan a fait une entrée remarquée dans l’univers du cinéma indépendant au Festival de Sundance en 2002, avec NARC, un film policier dense et brut qui n’a laissé personne indifférent. Ce drame complexe, qui dépassait les critères du genre, lui a valu une citation à l’Independent Spirit Award. Nombreux étaient ceux qui attendaient que Joe Carnahan confrme son talent avec son nouveau projet. C’est finale- ment un de ses scénarios originaux qui arrive sur les écrans. La société de production Working Title a accepté de parier sur un mélange explosif de personnages excentriques, d’humour noir et de violence spectaculaire, avec une intrigue tortueuse, le tout sous une forme résolument atypique... Du pur Carnahan. «J’ai toujours eu envie de faire un film comme celui-ci, confie Eric Fellner, coprésident de Working Title Films. Un film d’action à l’humour noir, plein de meurtres et de chaos, mais aussi riche de beaucoup, beaucoup d’autres choses.» Liza Chasin, productrice exécutive du film et présidente de la production de Working Title Films, a largement contribué au développement du projet. Elle se souvient : «Quand j’ai rencontré Joe Carnahan, il m’a remis les 30 premières pages de scénario, et c’était tout. Il m’a dit : "Lisez ça, et dites-moi ce que vous en pensez." C’était le meilleur des teasers : ces 30 pages représentaient la mise en place de personnages remarquables dans un monde complètement fou. J’ai lu, j’ai rappelé Joe, je lui ai dit que c’était génial... Il a répondu : "Eh bien, achetez, et je vous écris le reste !"» Liza Chasin a envoyé les 30 pages à Eric Fellner à Londres.

«Qu’est-ce que tu vois ? Exactement ce que je choisis de te montrer, et pas autre chose. C’est ça l’illusion, Ivy. C’est le mensonge que je raconte à tes yeux.» Buddy "Aces" Israel

Celui-ci raconte : «J’ai adoré ! Nous avons donc engagé Carnahan pour qu’il développe son scénario. Un an plus tard, nous recevions un fantastique scénario de 186 pages. C’était énorme pour un script, mais c’était dense, avec des personnages bourrés de vie, des situations folles et une histoire extraordinaire. C’était toujours aussi génial, mais c’était un vrai roman, pas un film...» Liza Chasin ajoute : «C’était infaisable, mais c’était aussi le scénario le plus original qu’on ait lu depuis longtemps.» Joe Carnahan a construit l’histoire avec précision, puis l’a retravaillée afin d’obtenir une version qui, selon les mots de Fellner, "a soudain commencé à ressembler à un film". Le scénario comptait cependant encore 135 pages. Le producteur exécutif Robert Graf commente : «Le nombre de pages a toujours été élevé pour le scénario, parce que Joe a tendance à écrire comme un romancier. Il dépeint de façon très imagée des bagarres, des gens qui volent en tous sens... Parfois il le fait de façon littérale, et parfois parce qu’il veut aider le lecteur à comprendre la nature du film.» Dans son scénario, Joe Carnahan a créé un monde hyper réaliste où abondent des drames humains et des émotions, sur fond de chaos et de destruction, dans un univers aux limites floues. Les personnages nés de son esprit comprennent aussi bien des agents du FBI sur le qui-vive qu’un magicien en fin de carrière, en passant par des mafieux à l’ancienne, des policiers à la réputation douteuse, des assassins venus de la rue, des experts en torture, des avocats miteux, et des mercenaires déjantés. Tous se rendent au casino Nomad, à Lake Tahoe, dans lequel se cache - de façon assez peu discrète - leur proie : Buddy "Aces" Israel. Tout cela était installé dès les 30 premières pages. Joe Carnahan commente : «C’est cette gamme de personnages éclectiques et de situations insolites qui constitue la base de Mise à prix. L’histoire commence trois jours avant que Buddy "Aces" Israel ne rencontre le procureur fédéral et ne dénonce tout un racket.

Le FBI pense que ses révélations vont permettre de démanteler ce qui reste de la Mafia dans tout le pays. On le découvre dans les derniers moments de sa carrière de criminel, il est sur le point de suivre le programme de protection des témoins et de disparaître.» Eric Fellner commente : «Quel que soit le genre d’un film, ce qui compte, c’est d’avoir de bons personnages, une narration solide et un bon scénario. L’écriture de Joe Carnahan a cela de génial qu’il est capable de créer par toutes petites touches un tableau très vaste. Il y a tellement de richesse et de texture dans son scénario que cela permet aux acteurs de créer pour chacun des rôles quelque chose de vraiment particulier.»

Truands, femmes fatales et agents du FBI

Le casting :
Liza Chasin explique : «Joe a écrit un film choral à grande échelle, avec davantage de rôles parlants que dans tous les autres films sur lesquels j’ai pu travailler, et pourtant chacun d’eux a une vraie individualité et s’impose comme un personnage unique, qui existe par lui-même.» Joe Carnahan précise : «Nous avons privilégié le choix des acteurs en fonction des rôles, sans nous préoccuper de leur notoriété. Ainsi, des inconnus côtoient des têtes d’affi che, et cela donne un casting éclectique d’une grande richesse.» Il poursuit : «J’ai eu la chance que les acteurs à qui nous avons proposé un rôle soient séduits par le scénario. C’est un film à 25 millions de dollars, et tout est sur l’écran. Les acteurs n’ont presque pas été payés. S’il avait fallu les payer à leur tarif habituel, on n’aurait jamais pu faire ce film ! Je suis venu les voir en leur disant "Et si tu jouais un rôle complètement à l’opposé de ce que tu joues d’habitude ?" C’est leur volonté de participer à l’aventure qui a permis qu’elle voie le jour. Ce n’était pas un engagement énorme au point de vue temps, puisque nous avons tourné en 40 jours.»
 

Box-office au 18 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 25 372 entrées
  • Cumul IDF : 50 812 entrées

  • 1ère semaine France : 60 246 entrées
  • Cumul France : 116 178 entrées