En écrivant
Mission Impossible 3, l’équipe s’attela à retravailler et à approfondir le personnage d’Ethan Hunt.
«
Tom, Alex, Bob et moi souhaitions faire un film sur un personnage. Mission Impossible 3 contient une dose non négligeable d’action, mais j’ai toujours eu un faible pour les histoires d’espionnage qui se soucient d’authenticité émotionnelle. On y voit des hommes et des femmes vivre des moments bouleversants, terrifiants, horribles, excitants, et l’on croit à chacun d’eux, dans le contexte d’un genre hyperstylisé qui ne recule pas devant les situations extrêmes. C’est ce que nous avons essayé d’apporter dans Mission Impossible 3. »
J.j. Abrams
Cascades et scènes d’action
En créant les séries
Lost : Les Disparus et
Alias,
J.j. Abrams définit du même coup son style visuel : l’action, organiquement liée aux personnages, est traitée sur un mode réaliste, excluant ralentis « stylisés », montage hyper court et autres artifices. Le légendaire spécialiste des scènes d’action Vic Armstrong a été chargé d’appliquer ces principes à
Mission Impossible 3.
«
Toutes mes discussions initiales avec J. J. ont porté là-dessus. J. J. voulait marquer de son sceau les scènes d’action. Mon job a été d’imiter au mieux son style, pour éviter tout hiatus entre les séquences d’action et le reste de l’histoire.» Pour planifier ces séquences extrêmement élaborées et en donner à chaque département une représentation concrète et précise, Abrams recourt à la « prévisualisation ».
«
Lorsque vous étudiez ainsi avec le réalisateur la maquette visuelle de la séquence du pont, par exemple, vous voyez très exactement le nombre de voitures impliquées, leur trajet, le type de cascades qu’elles effectueront, etc. – toutes choses que vous serez ensuite amené à reproduire dans la réalité. Vous partirez ainsi sur des bases solides pour équiper les véhicules, les préparer, mettre au point la machinerie, faire les essais de conduite, régler les explosions et leurs enchaînements. Quelques semaines de travail pour quelques minutes de projection…»
Dan Sudick (Coordinateur des effets spéciaux)
Sa collaboration avec
Tom Cruise sur
La Guerre Des Mondes avait préparé Vic Armstrong à voir l’acteur exécuter lui-même ses cascades : «
Tom s’est impliqué à 100 % dans le film, ce qui était idéal, compte tenu de ses aptitudes physiques. Ayant déjà travaillé avec lui, j’ai pu adapter les cascades à sa personnalité et lui donner l’occasion de se surpasser.»
Il était impératif pour Abrams de réaliser ces cascades et effets en live.
«
Tom s’est surpassé dans ce film, en nous livrant ses cascades les plus élaborées et les plus spectaculaires à ce jour. C’est un cascadeur accompli, d’une rigueur et d’une précision infaillibles.»
Paula Wagner (Productrice)