Imaginez une ville sous un ciel scintillant d’étoiles. C’est la veille de Noël et, bien au chaud dans leur lit, les enfants rêvent au Père Noël sur son traîneau tiré par huit rennes merveilleux. Soudain, une ombre recouvre la cité endormie. Un million de lumières scintillent et des silhouettes surgissent du ciel par milliers. L’invasion a commencé !
Pas de panique : il s’agit du Père Noël sur son gigantesque traîneau furtif ultra haute technologie, qui déploie comme chaque année son million de lutins en mission. Répartis en équipes de trois, ils ont 18 secondes 14 centièmes pour aller d’une maison à l’autre déposer les cadeaux. Cette fois, le Père Noël ne passe plus par la cheminée !
La réalisatrice et coscénariste
Sarah Smith explique : « Le Père Noël et ses lutins disposent de toute la technologie imaginable et de moyens illimités. Le film va enfin vous faire découvrir les coulisses de Noël ! »
Réalisé en 3D,
Mission : Noël Les Aventures De La Famille Noël est le premier film produit par Aardman pour Columbia Pictures et Sony Pictures Animation. C’est aux studios Aardman que l’on doit les fameux films en stop-motion
Chicken Run et
Wallace Et Gromit : Le MystÈre Du Lapin-garou. Lauréat de plus de 400 récompenses internationales, dont quatre Oscars (trois pour le meilleur court métrage animé et un pour le meilleur long métrage d’animation avec
Wallace Et Gromit : Le MystÈre Du Lapin-garou), Aardman nous offre son second long métrage en images de synthèse et relève un formidable défi : livrer deux milliards de cadeaux en une nuit.
Le Père Noël est bien entendu le chef des opérations, mais tenez-vous bien : il songe désormais à prendre sa retraite ! Autre révélation incroyable : le Père Noël appartient à une longue dynastie vieille de plus de mille ans. Son fils aîné, Steve, qui gère les affaires au quotidien, sera le prochain à porter le fameux costume rouge. Grand-père Noël l’a revêtu en son temps et il ronchonne à qui veut l’entendre qu’il le portait mieux que quiconque. Voilà bien longtemps qu’il a laissé ses fonctions ainsi que son vieux traîneau. Quant à la Mère Noël, la talentueuse première dame du pôle Nord, elle a un emploi du temps bien garni : ouverture d’hôpitaux pour lutins, négociation de traités avec le Groenland, passage de diplômes sur Internet et préparation de sa délicieuse sauce de Noël, entre autres.
N’oublions surtout pas Arthur, le plus jeune fils du Père Noël ! L’acteur
James Mcavoy, qui lui prête sa voix, déclare : « Arthur ne croit pas simplement en Noël parce qu’il est de la famille. Il croît profondément en l’âme de Noël. Personne au monde n’aime plus cette fête que lui. »
Doté de peu de sens pratique, Arthur a échoué dans tous les jobs que son père lui a confiés, même les plus ordinaires à la maintenance ou à l’emballage des cadeaux. Mais il va finalement trouver une place qu’il adore au service courrier du Père Noël. Il se réjouit de constater l’espérance d’innombrables enfants qui ne demandent pas uniquement des cadeaux mais qui envoient aussi de petits présents, des dessins et qui posent des tas de questions sur Noël.
Arthur n’a rien d’un héros. Du moins jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que le cadeau d’un enfant n’a pas été livré ! Il a alors prendre les choses en main pour réparer cette erreur avec la bonne vieille méthode.
Même s’il y trouve aussi son intérêt, Grand-père Noël soutient fidèlement son petit-fils dans cette mission. L’acteur
Bill Nighy incarne la voix du vieil homme : « Grand-père Noël est un vieux grincheux et un enquiquineur. Mais Arthur et lui possèdent une chose en commun : un amour authentique, pur et profond pour Noël. Lui seul pourra vraiment aider Arthur. »
Grand-père Noël ne veut pas simplement sauver Noël parce que c’est son devoir. C’est aussi une chance pour ce vieux bougon excentrique de prouver à sa famille que son bon vieux traîneau est vraiment le meilleur moyen de livrer les cadeaux.
Bill Nighy reprend : « Même Grand-père Noël a une chance de revenir sur le devant de la scène. J’aime son changement d’attitude au cours du film. Dans la première partie, toutes ses interventions sont négatives mais l’histoire finit par le réhabiliter. »
C’est l’acteur
Hugh Laurie qui prête sa voix à Steve.
Sarah Smith déclare : « Hugh est merveilleux dans ce rôle. Son personnage est très cool, plutôt narcissique et il ne comprend pas tout. Mais Hugh, lui, l’a parfaitement cerné. Il nous livre une formidable performance et il est très drôle. »
Hugh Laurie explique : « Steve n’est pas le chef des opérations. Ce n’est qu’un subordonné au sein de la famille Noël. Un sous-Père Noël, en quelque sorte. »
Sarah Smith a réalisé
Mission : Noël Les Aventures De La Famille Noël et l’a écrit en collaboration avec
Peter Baynham. La réalisatrice explique : « Pete est l’un de mes plus vieux amis et collaborateurs. Je commençais à peine à travailler avec Aardman quand il m’a appelé : « Je pense que j’ai eu la meilleure idée de ma carrière », m’a-t-il dit en me résumant le film. J’ai immédiatement adoré son histoire. C’était une aventure émouvante, drôle et extraordinaire. »
Au cours de sa carrière,
Peter Baynham a notamment coécrit
BORAT, LEÇONS CULTURELLES SUR L’AMÉRIQUE AU PROFIT GLORIEUSE NATION KAZAKHSTAN et il a reçu un BAFTA Award et une nomination aux Oscars. Il raconte : « Je me suis d’abord demandé comment le Père Noël pourrait faire pour accomplir sa tournée en une nuit. Dans quelle sorte de véhicule voyagerait-il ? Sans doute dans quelque chose de plus grand qu’un simple traîneau tiré par huit rennes. Et comment diable, avec nos radars et nos satellites, ne le verrions-nous pas ? Une base de travail plutôt excitante pour écrire un film. Ma plume dérivant toujours vers la comédie, j’ai eu l’idée de donner un fils au Père Noël, un garçon aussi empoté que moi et qui passerait son temps à rêver à la magie de Noël. Le genre de type que vous ne voulez voir presser aucun bouton, surtout lors d’une opération aussi sophistiquée que celle-ci. »
Selon le producteur
Peter Lord, cofondateur d’Aardman : « On a une centaine d’idées de films par an et on attend toujours de tomber sur celle qui nous parle vraiment, celle qui va fonctionner sans le moindre doute. C’était celle-là. »
Bob Osher, producteur exécutif expérimenté dans le domaine de l’animation et président de Sony Pictures Digital Productions, se souvient : « Quand Aardman nous a présenté le pitch du film, nous nous sommes dit qu’il s’agissait d’un projet extrêmement prometteur. Avec le savoir-faire d’Aardman, cette histoire avait le potentiel pour attirer un très large public. »
La productrice
Carla Shelley précise : « Chez Aardman, ce projet nous a vraiment séduits par sa simplicité, son potentiel et sa cible très large. Mais ce que nous avons préféré, ce sont les personnages et l’humour. Le scénario correspondait bien à l’esprit Aardman. Les personnages ont tous de légers défauts, aucun n’est parfait, et ils sont originaux. »
James Mcavoy enchaîne : « Le film est aussi drôle qu’intelligent. Il s’inscrit parfaitement dans la lignée des productions Aardman. Il est génial, inventif, irrévérencieux, différent et drôle. Je suppose que c’est ce qui nous a tous convaincus de nous lancer dans ce projet… »
Sarah Smith et
Peter Baynham ont pris beaucoup de plaisir à décrire l’opération complexe de livraison des cadeaux ainsi que l’héroïque mission d’Arthur. Selon
Peter Baynham : « Expliquer le périple du Père Noël est une pure folie. Nous avons commencé par nous dire qu’il devait démarrer de la pointe sud de la Nouvelle-Zélande avant de zigzaguer autour du monde pour en faire le tour en douze heures. Nous sommes rentrés dans des considérations de décalage horaire afin de savoir si le Père Noël devait voyager dans des zones géographiques éclairées avant de retourner dans la nuit. L’idée que les lutins auraient 18 secondes 14 centièmes pour passer d’une maison à l’autre est aussi basée sur un vrai calcul de notre composition. »
Sarah Smith intervient : « Nous devions déterminer le nombre d’enfants présents sur Terre, le nombre de cadeaux à offrir et la durée du voyage. Nous avons aussi mesuré les distances qui séparent chacune des étapes d’Arthur et son grand-père. Nous en avons déduit la vitesse que le traîneau et ses huit rennes devaient atteindre pour revenir de leur tour du monde en un jour. Et s’ils perdaient un renne en route, à quelle vitesse iraient-ils ? »
Alan Short, superviseur senior de l’animation, déclare : « Nous nous sommes débrouillés pour incorporer çà et là les détails logistiques tirés des recherches de Sarah et Peter. Nous nous sommes fixés une chronologie, une charte, afin de déterminer où et quand les choses surviennent au cours du film. Quand l’heure apparaît à l’écran, c’est toujours un vrai repère. Tout est cohérent au niveau chronologique. »
Mais n’ayez crainte, aucune prise de tête !
Sarah Smith et
Peter Baynham se sont chargés des calculs, le spectateur n’aura aucun effort à faire. Au contraire, les deux auteurs espèrent voir le public se laisser emporter au cœur de l’aventure.
Sarah Smith déclare : « En écrivant, Pete et moi avions un principe simple : nous voulions sentir nous-mêmes l’émotion des scènes, leur vérité. C’était important de ne pas plaquer les émotions sur l’action mais de toujours les faire surgir d’un contexte réel. Et c’est justement parce que ce film renferme nos propres sentiments qu’il est si spécial pour nous. »
Pete Baynham ajoute : « Nous avions commencé en nous demandant : « Mais comment le Père Noël va-t-il faire ceci ou cela ? » À mesure que nous écrivions, la question n’était plus comment, mais pourquoi. »