Notes de Prod. : Mon Petit Doigt M'a Dit

    en DVD le 19 Octobre 2005

'' Mon Petit doigt m'a dit '', le livre d'Agatha Christie

La sortie en salles le 13 avril 2005 du film de Pascal Thomas, MON PETIT DOIGT M'A DIT, avec André Dussollier et Catherine Frot, est l'occasion pour Les Livres de Poche de rééditer l'œuvre originale d'Agatha Christie.
Le spectateur pourra ainsi découvrir le livre après en avoir apprécié l'adaptation cinématographique… Le lecteur découvrira le film après en avoir apprécié le roman...
… Et chacun pourra jouer à retrouver les similitudes, différences, choix scénaristiques et adaptations des dialogues. Les célèbres Mr et Mrs Beresford, personnages créés par la romancière anglaise et légèrement francisés par le cinéaste, jouent ici leurs dernières aventures. Alors que Mrs Lancester devient Rose Evangelista, les lieux de l'action sont différents mais tout aussi étranges, un été caniculaire et des téléphones portables font leur apparition dans le film… Mais qu'importent ces évolutions nécessaires à l'adaptation, l'essentiel est là : l'esprit à la fois décalé et suspicieux, que vous retrouverez avec plaisir dans le livre comme dans le film. Pascal Thomas y ayant ingénieusement rajouté son humour, le côté british d'Agatha Christie en moins.
Vous n'avez donc plus aucune excuse pour rater l'un comme l'autre !

« Mon Petit doigt m'a dit » d'Agatha Christie - Livre de Poche - 222 pages - 5,20 euros - Disponible

Amélie Chauvet

LA COMEDIE… DECLINéE SOUS PRESQUE TOUTES CES FORMES

Par Olivier Pere

"MON PETIT DOIGT M'A DIT …" est le film de toutes les surprises. Pascal Thomas, un peu trop abusivement rangé depuis ses premiers succès dans les années 70 (LES ZOZOS, LE CHAUD LAPIN, PLEURE PAS LA BOUCHE PLEINE, …) parmi les nouveaux cinéastes réalistes français, héritiers de Renoir et de Vigo, entre l'hédonisme humoristique de Jacques Rozier, la veine autobiographique de François Truffaut, le naturalisme cruel de Maurice Pialat, décide avec son nouveau film d'explorer, en pleine maîtrise de son art, des contrées cinématographiques à mille lieues de l'ancrage ethnologique de ses débuts, mais aussi loin des modes et des habitudes de notre époque.

EN SUIVANT PRUDENCE ET BELISAIRE… EN 56 LIGNES

Ils ont tous les deux couru le monde et ses dangers. Liés aux services spéciaux et aux secrets d'Etat, ils ont connu bien des aventures qui les ont aguerris et soudés. Le temps a passé. Bélisaire est devenu un rond-de-cuir européen chargé de déjouer les projets du terrorisme international. Prudence, toujours très active, ne supporte pas l'idée de s'ennuyer et on sait que l'ennui stimule l'imagination et conduit à la témérité.

ENTRETIEN AVEC PASCAL THOMAS

En quinze films, sauf Marcel Aymé et Labiche, vous n'avez tourné que des sujets originaux, pourquoi votre choix s'est-il porté sur ce roman d'Agatha Christie ?
Parmi les quatre ou cinq lignes de force qui traversent le cinéma, on trouve la comédie, le fantastique et le mystère, ce dernier souvent teinté de morbidité. L'imagination d'Agatha Christie réunit ces courants, lesquels s'accordent à mes goûts à la fois littéraires et cinéphiliques. L'idée de porter ce roman à l'écran date de plus de vingt-cinq ans. A l'époque, mon camarade Jean-Pierre Dionnet et moi faisions le siège des différents responsables de la production. Nous leur proposions des auteurs comme Léo Perutz, que j'avais fait traduire, Théodore Sturgeon, des récits fantastiques de Maeterlinck et de Henri de Régnier, des nouvelles effrayantes d'Agatha Christie, et quelques-uns de ses romans. J'avais été assez loin dans la mise en œuvre de « Mon petit doigt m'a dit… » puisque j'avais pris une option sur les droits. Rosalinde, la fille d' Agatha Christie que j'avais rencontrée à Londres me les avait cédés à un prix très modeste, avec en prime le lot des nouvelles. Il faut dire que c'était une femme joyeuse : l'accord s'était conclu après un dîner bien arrosé, ce qui avait navré les personnes chargées de ses intérêts !