Mon pote

Mon pote

Genre : Comedie - Durée : 1H45 mn
Sortie en salles le 01 Décembre 2010 - en VOD/DVD le 06 Avril 2011
Presse
Spectateurs

Sur le tournage de Mon Pote

07 décembre 2009 - et sont trop potes

Ils s'étaient rapidement croisés sur le tournage de Seuls Two, aujourd'hui c'est Marc Esposito qui les réunit... et vont se donner la réplique dans Mon Pote, le prochain film du réalisateur de Toute La Beauté Du Monde. En effet, Marc Esposito a du abandonner son projet de Cendrillon, qui malgré un casting quatre étoiles (Sophie Marceau, Mélanie Laurent, Jean Reno...) a fait fuir les producteurs. Du coup, le cinéaste revient à ses premiers amours...

Edouard Baer Benoit Magimel

Déjà dans Le Coeur Des Hommes, l'ancien rédacteur en chef de Première nous livrait de la manière la plus tendre qui soit sa vision de l'amitié entre mecs. Une œuvre touchante qui plût, bizarrement, plus aux femmes qu'aux hommes... Dans Toute La Beauté Du Monde, le réalisateur explorait les tréfonds de l'âme humaine, en proposant une pure et belle histoire d'Amour avec un grand A, certes sans grande originalité mais aux paysages de carte postale. Aujourd'hui, Marc Esposito continue sa psychanalyse de l'être humain avec Mon Pote... Un film qui racontera, comme son nom l'indique, une histoire d'amitié : celle d'un rédacteur en chef de magazine automobile () et un ancien prisonnier en semi-liberté ().

Et c'est donc plutôt bien parti, puisque le tournage de Mon Pote est prévu pour le mois de mars 2010, pour un budget de 7 millions d'euros, le tout produit par Les Films du Kiosque. D'ici là, on aura l'occasion de reparler des trois hommes, puisque Marc Esposito s'occupe du scénario de Je Voudrais Que Quelqu'Un M'Attende Quelque Part, adaptation des nouvelles d'Anna Gavalda... quant à lui, est actuellement sur les planches pour sa nouvelle pièce délicieusement farfelue, "Miam Miam", en attendant les sorties salles de Nuit Blanche, Une Exécution Ordinaire ou encore Les Barons... Enfin, sera à l'affiche de Sans Laisser De Traces aux côtés de François-Xavier Demaison et Julie Gayet... Sans oublier sa participation au film de Guillaume Canet, Les Petits Mouchoirs, film d'amitié là aussi mais qui risque fort cette fois de tourner au drame. Oui, ces trois là sont des hommes occupés.

Entretien avec Benoît Magimel

Qu’est-ce qui vous a séduit lorsque Marc Esposito vous a proposé Mon Pote ?

L’histoire de cet homme qui tend la main à un autre et l’aide à s’en sortir, m’a touché, j’aime les histoires d’amitié au cinéma. Le fait que ce soit inspiré d’un événement réel, donnait à ce film une dimension supplémentaire. J’ai aimé ce personnage en quête de rédemption, cherchant à ce réinsérer. J’ai lu Bruno comme un personnage lumineux qui porte aussi la joie de vivre, malgré la lourdeur de son passé… J’aime les contradictions qu’il porte en lui, en même temps il n y a aucune ambiguïté sur ce qu’il est.

Entretien avec Marc Esposito

Mon pote , dit le générique, est inspiré «d’une histoire vécue». C’est donc à vous qu’elle est arrivée ?

Oui. Je tenais à faire la distinction entre «histoire vraie» et «histoire vécue», entre une histoire qu’on a pu lire dans un journal et une histoire qu’on a soi-même vécue. L’idée de Mon Pote, en tout cas son point de départ, est née d’une histoire qui m’est arrivée. Quand j’étais directeur de la rédaction de Première, au milieu des années 80, j’ai répondu à une invitation d’aller parler de mon métier de journaliste de cinéma à la prison de Bois d’Arcy. Là, exactement comme dans le film, un prisonnier m’a mis une lettre dans la poche. Il m’écrivait qu’il aimerait travailler avec moi, avec nous. Si on l’engageait, il pourrait obtenir la liberté conditionnelle, c’est-à-dire qu’il pourrait sortir tous les jours pour aller travailler, et si tout se passait bien, sa peine pourrait être réduite. Nous l’avons engagé, et… nous avons bien fait ! Puisque, après avoir d’abord travaillé à Première comme maquettiste, Jean-Luc Levesque est devenu, quelques années plus tard, maquettiste à Studio Magazine dont il a été ensuite le directeur artistique. La suite du scénario, bien que nourrie de cette expérience, n’est évidemment que pure imagination, pure invention de scénariste… Si j’ai mis cette formule au début du film, c’était à la fois parce que c’était vrai et aussi parce que je ne voulais pas qu’on me dise : «Un gangster qui devient maquettiste, ça n’existe pas ! Vous voyez toujours tout en rose. La vie n’est pas comme ça.» Eh bien si, parfois elle peut être comme ça.

Entretien avec Edouard Baer

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être de l’aventure de Mon Pote ?

Ma rencontre avec Marc sans doute. Et la manière qu’il avait de me parler de cette histoire d’amitié. C’est quelqu’un qui a le sens de l’amitié, c’est un mec de copains, de garçons, de fraternité, c’est quelqu’un avec qui on a envie d’être, et comme, d’une certaine manière, il fallait le jouer lui puisque mon personnage est inspiré du sien, raconter une histoire comme ça avec lui, ça avait vraiment un sens. Et puis, sans vouloir faire de comparaison forcée, il y a dans cet univers un aspect Vincent, Paul, François Et Les Autres, un petit côté à la Sautet ou à la Yves Robert…

Entretien avec Diane Bonnot

Ceux qui ont vu les deux derniers spectacles d’ vous connaissent mais on ne vous a jamais vue au cinéma. Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Tout en faisant un Deug de lettres modernes, j’ai suivi les cours du Conservatoire de théâtre d’Angers. J’avais envie d’être comédienne, mais je ne savais pas bien comment m’y prendre, alors j’ai continué mes études. J’ai fait une Maîtrise d’Études Théâtrales à Censier où j’ai pu ains allier ma passion et ma raison. Là, j’ai fait du masque, j’ai rencontré un acteur de la première heure du Théâtre du Soleil, Georges Bonnaud, qui m’a initiée à la pratique de Jacques Lecoq et du Théâtre du Soleil.

Entretien avec Léonie Simaga

Ceux qui ont l’habitude d’aller à La Comédie Française vous connaissent très bien mais on ne vous a quasiment jamais vue au cinéma. Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

J’ai passé un bac littéraire à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneurà Saint-Denis. Après, j’ai fait Khâgne et Hypokhâgne à Henri IV. Tout ça pour dire que j’étais bien motivée pour passer le concours d’entrée à l’École Normale. Mais j’ai fait une sorte de «burnout» comme on dit, et j’ai raté le concours. Je me suis échinée une seconde fois, puis en désespoir de cause, j’ai fait Sciences Po dont je suis sortie deux ans après. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de cesser d’être ce que j’avais été pendant longtemps : une bonne élève. Je me suis dit que je n’avais pas envie de passer le concours pour entrer à l’ENA et… j’ai passé le concours du Conservatoire !
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