Notes de Prod. : Munich

    en DVD le 26 Septembre 2006

Le tournage

Munich se déroule sur trois plans distincts : la tragédie des J.O., couverte en direct par les médias du monde entier ; le monde secret et ténébreux du Mossad ; le vécu intime des cinq tueurs. Pour capter visuellement ces diverses sphères, Spielberg se tourna une fois de plus vers Janusz Kaminski, directeur photo de ses 9 derniers films.
Janusz Kaminski : « À ce stade de notre relation, Steven et moi avons à peine besoin de dialoguer. Il a confiance en mon jugement et je connais ses préférences esthétiques. Nous évoquons donc surtout ce dont nous ne voulons pas, mais c'est principalement à moi qu'il revient de définir le style visuel (…) »
L'un des principaux défis, pour l'ensemble des acteurs et techniciens, a été de recréer la prise d'otages des J. O. avec la précision et la tension dramatique voulues. Ces scènes ouvrent le film, puis sont développées plus en détail dans les retours en arrière qui émaillent le film, associant documents d'époque et recréation.

Sur le tournage

Le 11 Août 2004 - Le drame de Spielberg sur les J.O. de 1972 est toujours en suspens
Steven Spielberg veut porter à l’écran les conséquences des attentats qui avaient assombri les jeux olympiques de Munich en 1972. Cet épisode historique tragique du 5 et 6 septembre avait profondément marqué les peuples, avec le prix du sang versé. En effet, la prise d’otage des membres de la délégation israélienne par huit palestiniens du groupe terroriste « Septembre noir » représentait le comble de l'horreur. Onze athlètes avaient trouvé la mort.

Munich, 1972 : Steven Spielberg revisite un moment-clé de notre histoire.

« Nos pires craintes se sont réalisées ». C'est en ces termes que le présentateur vedette Jim McKay annonça, au soir du 6 septembre 1972, le lourd bilan de l'attentat contre le Village Olympique de Munich : les 11 athlètes, entraîneurs et organisateurs israéliens pris en otages par un commando palestinien étaient tous morts, la plupart au cours de l'assaut donné par la police allemande sur le tarmac de l'aéroport Fürstenfeldbruck de Munich. L'onde de choc de cette tragédie fut ressentie à travers le monde entier - un monde déjà passablement troublé par la guerre du Vietnam, le conflit irlandais et la crise du Moyen-Orient, et qui avait naïvement espéré que les J. O. de Munich lui offriraient quelques jours de répit. On apprendrait dans les heures suivantes que les membres du commando qui s'étaient introduits dans l'enceinte du Village Olympique en tenue de sport et armés de grenades et de Kalachnikov, étaient des fedayins palestiniens, recrutés pour la plupart dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie et du Liban. Leur but : attirer, à la faveur de cet événement médiatique, l'attention du monde sur le problème palestinien et obtenir, en échange des otages, la libération de 234 de leurs frères d'armes, ainsi que celle des terroristes allemands Andreas Baader et Ulrike Meinhof.
Le gouvernement de Golda Meir repoussa ces demandes et l'Allemagne s'opposa à l'intervention d'une force spéciale israélienne à Munich.

La naissance du projet…

L'attentat de Munich marqua durablement le producteur Barry Mendel. Celui-ci eut d'emblée le sentiment que « quelque chose avait changé pour toujours dans notre monde ». Plus il en apprenait sur les événements, plus il en était hanté. Cela l'amena à envisager un thriller sur les aspects les moins connus du drame et les plus délicats à évoquer.

Les personnages principaux

Improbable leader, Avner est le benjamin de l'équipe et le seul natif d'Israël. Pleinement dévoué à son pays, ce jeune Sabra n'a jamais eu à tuer quiconque avant cette mission.
Spielberg attribue le rôle à Eric Bana.

Eric Bana : « Avner évolue en profondeur. Sa première réaction est faite de colère. Puis il lui faut endosser très vite le rôle de meneur. Après avoir émis certains doutes sur l' action de l' équipe, Avner s'endurcit, à l' inverse de ses compagnons dont la résolution fléchit sensiblement. Mais, dans la dernière partie du film, il est de plus en plus déchiré et hanté par les conséquences de ses actes. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 140 124 entrées
  • Cumul IDF : 332 988 entrées

  • 1ère semaine France : 425 873 entrées
  • Cumul France : 1 043 241 entrées