Avec ses nuages qui défilent à toute vitesse et ses personnages de clochards célestes, My Own Private Idaho incarne la quintessence du cinéma indépendant américain. Très librement inspiré du Henry IV de Shakespeare et du Falstaff d’Orson Welles, ce troisième long-métrage de
Gus Van Sant ressemble à un collage qui multiplie les genres : conte désaxé, farce baroque, road-movie, film expérimental, mélo underground… Transcendé par un
River Phoenix bouleversant en héros grunge et lunaire, My Own Private Idaho est une œuvre complexe, frénétique et culte. Un poème beatnik des 90’s sur le vide de l’existence et le manque d’amour.