Depuis le début du festival, Gilles Jacob et son équipe nous ont présenté des films qui chacun à leur manière, essaient en quelque sorte de
"tuer le septième art". C’est au réalisateur qui salira le plus le cinéma. Soit en expérimentant au niveau de la forme et du contenu (par exemple l’excellent BROWN BUNNY n’a pas d’histoire, n’obéit à aucun rythme à part celui de Vincent Gallo ; ou DOGVILLE qui
"assassine" la star hollywoodienne. Ce 56ème festival de Cannes est un véritable requiem pour le septième art, l’agonie du cinéma, on nous montre des images qui meurt, on va même jusqu’à dessiner les décors à la craie, insérer du porno ... ect avec comme seule motivation : vouloir innover.
Et Clint arrive pour remettre les pendules à l’heure. Franchement, on n’attendait pas vraiment grand-chose de lui, vu l’insignifiance de son dernier film CREANCE DE SANG. Mais
Clint Eastwood vient nous prouver avec MYSTIC RIVER qu’un film, c’est avant tout une bonne histoire, des acteurs biens dirigés, une belle musique (sublime partition composé par lui-même), des beaux décors (Eastwood utilise avec justesse Boston et ses alentours), une belle photographie… ect
Merci Monsieur Eastwood.
Matthieu Perrin, Cannes 2003