Notes de Prod. : Nés En 68

    en DVD le 04 Décembre 2008

A Propos des Comédiens

Pour construire la distribution de Nés en 68, nous avons travaillé de front, avec Antoine Carrard, sur tous les rôles principaux avec la préoccupation de constituer une « troupe » cohérente.
De manière générale, nous aimons choisir les comédiens avec lesquels nous allons travailler parmi ceux que nous avons vus et aimés au cinéma ou au théâtre. Une rencontre informelle autour du scénario permet ensuite de confirmer notre désir commun. La suite est une histoire de confiance mutuelle.

Nous avions aimé Lætitia Casta dans Le Grand Appartement de Pascal Thomas. Son enthousiasme pour le scénario et son envie d’incarner un personnage jusqu’à sa maturité nous ont conquis. L’énergie, qu’elle investit dans une obstination à réaliser ce qu’elle s’est mis au défi de faire, nous a parue tout à fait conforme à ce que nous imaginions du personnage de Catherine.
Pour le duo Yves / Hervé, nous sommes partis du personnage d’Hervé que nous voulions confier à Yann Trégouët (Lady Jane – Robert Guédiguian) très impressionnant dans Itinéraire de Christophe Otzenberger : sa capacité à être alternativement sombre ou lumineux nous paraissait correspondre parfaitement à l’idée que nous nous faisions d’Hervé. Au même moment, nous avons découvert Yannick Renier dans Nue propriété de Joachim Lafosse. La rencontre de ces deux acteurs, lors d’une série d’essais, nous a convaincus : ils sont plus proches physiquement que ce que nous avions imaginé à l’écriture et forment une paire riche de possibilités. Yannick Rénier apporte en outre à Yves l’humour et la légèreté dont le personnage avait bien besoin.
Pour Boris, nous imaginions un personnage en tous points différent de celui de Christophe. En découvrant Théo Frilet dans Un soir d’été, film de télévision de Franck Guérin, nous avons eu le sentiment qu’il serait notre Boris et c’est sa confrontation à Yannick Renier, son père de cinéma, lors d’une série d’essais, qui nous a définitivement convaincus : l’illusion fonctionnait.

La complicité que nous avions établie avec Sabrina Seyvecou (Choses Secrètes – Jean Claude Brisseau) sur le tournage de Crustacés et coquillages nous a donné envie de lui confier le personnage de Ludmilla. Pour la même raison, nous avons demandé à Édouard Collin d’incarner Christophe, personnage nettement plus grave et dramatique que celui de Martin dans Crustacés Et Coquillages. Nous le sentions prêt pour cela.
L’idée de faire jouer le couple Maryse et Serge aux Citti, frère et sœur est d’abord née d’une forme de plaisanterie. Nous avions rencontré Christine Citti (Quand J’étais Chanteur – Xavier Giannoli ), il y a quelques années, à l’occasion d’un jury de festival et avions plus que sympathisé. Nous aimons sa sensibilité d’actrice et la grande sincérité de son jeu. Marc Citti (J’attends Quelqu’un – Jérôme Bonnell, Maman Est Folle – Jean-Pierre Améris) est un acteur dont nous suivons le travail au cinéma comme au théâtre. Lui proposer le rôle de Serge nous a paru évident et amusant.

Pour le rôle de Dalila, nous avons immédiatement pensé à Fejria Deliba dont nous n’avons jamais oublié la Zouina d’Inch’allah Dimanche (de Yamina Benguigui). Pour son fils, Joseph, nous avons été heureux de travaillé avec Osman Elkharraz, l’adolescent de L’esquive (d’Abdel Kechiche) devenu un jeune homme émouvant. En voyant Alain Fromager (Nos Enfants Chéris – Benoît Cohen) dans la production du Verfügbar aux Enfers, l’opérette de Germaine Tillon, nous avons tout de suite pensé qu’il serait l’Antoine que nous cherchions.
Quant à Marilyne Canto (L’ivresse Du Pouvoir – Claude Chabrol), elle fait partie de ces actrices dont la présence à l’écran est toujours marquante. Nous savions que notre collaboration serait autant amicale que créative.

C’est à la curiosité d’Antoine Carrard, le directeur de casting, que nous devons le reste de la distribution.
Antoine a découvert Kate Moran dans un spectacle de Pascal Rambert et nous l’a présentée deux jours après. Elle nous a paru parfaite pour le rôle de Caroline. Elle a l’énergie qui convient au personnage et introduit une petite touche « internationaliste » à notre communauté.
De Gaëtan Gallier non plus nous ne connaissions rien. Antoine l’a rencontré lors d’un stage ASSEDIC. Persuadé qu’il avait un vrai potentiel, il a tenu à nous le présenter. Avec lui, le personnage de Michel a immédiatement pris vie pour nous.
Quant à Slimane Yefsah, c’est au Conservatoire qu’Antoine l’a repéré. Incarner Farivar était un défi complexe pour un jeune acteur mais Slimane, dès les premiers essais, l’a relevé avec assurance.

Rencontre avec Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Nés en 68 retrace les quarante dernières années de notre histoire. Comment avez-vous abordé ce projet ?

Jacques Martineau : Quand Lola Gans et Philippe Martin des fi lms Pelléas nous ont proposé le projet, avec, déjà, une base écrite par Guillaume Le Touze, nous avons immédiatement pensé que nous y trouverions notre place. Et, puisque l’occasion nous était donnée d’accompagner des personnages pendant 40 ans, nous nous sommes lancés dans le romanesque, avec ce qui le caractérise : des événements, des rebondissements... tout cela de Mai 68 jusqu’à nos jours. Écrire et réaliser un film sur cette période c’était pour nous une façon de reprendre possession d’une partie de notre existence qui appartient déjà à l’Histoire, et même, pour l’essentiel, à l’Histoire révolue. C’est un retour sur notre passé personnel et collectif. Le fi lm propose ainsi comme une recomposition, à partir d’aujourd’hui, de ce passé. Il n’était pas question pour nous d’aborder ces quarante dernières années d’un point de vue d’historiens, mais d’un point de vue très intime, à la lumière de ce que nous sommes aujourd’hui.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 351 entrées
  • 1er jour IDF : 1 284 entrées
  • 1ère semaine IDF : 10 975 entrées

  • 1ère semaine France : 25 640 entrées