Notes de Prod. : Neuilly sa mère !

    en DVD le 11 Décembre 2009

Note de production

Les plaines du far-west sont beaucoup plus près de l’Ouest parisien qu’on ne l’imagine. C’est en effet sur le tournage de Big City, western dans lequel des enfants se retrouvaient sans adultes à lutter contre les Indiens, que le réalisateur et producteur Djamel Bensalah a eu l’idée de Neuilly Sa Mère !. “Pour me reposer durant un tournage, je pense à d’autres films et j’écris d’autres histoires, explique le cinéaste. Et alors que je travaillais avec Samy Seghir et Jérémy Denisty sur Big city, je me suis dit qu’il serait vraiment dommage de ne pas faire un film contemporain avec ces deux jeunes acteurs. Depuis longtemps j’avais envie d’une sorte de La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille – que je considère comme un chef d’oeuvre de comédie - ou de Le Prince De Bel-air d’aujourd’hui.”.

Cette histoire d’adolescent obligé de quitter sa cité de banlieue pour aller vivre dans un hôtel particulier de
Neuilly-sur-Seine, Djamel Bensalah en parle très vite à Isaac Sharry, acteur apprécié dans La Vérité Si Je Mens ! ou dernièrement dans Le Premier Cercle ou Coco, et qui vient de créer avec Bensalah sa société de production, Vito films : “ Djamel, c’est quelqu’un qui vous raconte 20 histoires différentes à chaque fois que vous le rencontrez, commente Isaac Sharry. Mais quand il m’a raconté celle de Neuilly Sa Mère !, j’ai pensé que là il y avait un film à faire !”.
Commence alors le travail d’écriture de cette comédie.

“Une écriture à l’américaine, sans conflit d’ego, explique Djamel Bensalah. J’ai d’abord écrit un traitement d’une trentaine de pages, puis Philippe De Chauveron et son frère Marc ont écrit une première version du scénario que j’ai ensuite reprise avec Gilles Laurent. Il s’agissait avant tout de s’amuser, pas de faire
un film sociologique.”


Puis vint l’idée de proposer à son premier assistant Gabriel Julien-laferrière (devenu son réalisateur 2ème équipe sur Big City), de passer à la réalisation avec Neuilly Sa Mère ! : “Gabriel connaissait si bien Samy et Jérémy que je me suis dit : si on arrive à monter le film, c’est lui qui le fera le mieux !”.
“Djamel m’a confié le travail de réalisation, mais il est aussi le maître d’oeuvre de Neuilly Sa Mère ! au même titre que ses films, précise Gabriel Julien-laferrière.
Il est très exigeant, avec lui-même et avec les autres, et il est aussi le premier à réclamer une prise de plus, un décor de plus, un plan de plus.”


“Une fois le scénario écrit, il faut être sûr d’avoir les bons interprètes, reprend Isaac Sharry. Bien sûr on pensait dès le départ à Samy et Jérémy pour jouer Sami et Charles, pourtant on a quand même lancé un vrai casting pour en être sûr. Mais à l’arrivée, il était inutile de lutter : Samy et Jérémy, ça a fonctionné dès qu’on les a mis ensemble devant la caméra des essais.”

Puis, aussi bon que soient ces deux jeunes acteurs, les deux producteurs ont dû ensuite étoffer leur casting
afin de rassurer les financiers “Même lorsqu’ils aiment un projet, ils ne sont jamais faciles à convaincre. Mais
ce qui nous a sauvé, c’est qu’on ne faisait pas un western !”
plaisante Djamel Bensalah.
Pour Djamila, le premier rôle féminin adulte, Isaac et Djamel pensent à Rachida Brakni. “Ça nous est apparu comme une évidence”. Rachida dit “oui” tout de suite à leur proposition : “Je connaissais très bien le travail de Djamel et puis j’avais très envie de jouer dans une comédie populaire, explique l’actrice.
D’autant que c’est une comédie sous-tendue par un discours social assez juste. Djamel a ce talent d’écriture.”


Après quoi, pour interpréter le mari de Djamila, Stanislas de Chazelle, PDG de la multinationale “Porc Ever”, ils font appel à Denis Podalydès. “La cerise sur le gâteau” sourit Rachida Brakni qui l’a connu à la Comédie Française. Plaisir partagé pour l’acteur : “Nous avions été dans un même spectacle à la Comédie Française, Ruy Blas, sans jamais avoir joué l'un avec l'autre, directement. Ce fut un immense plaisir de tourner ensemble. Immense. C'est une actrice et une femme d'un talent et d'un charisme considérable, et en même temps d'une simplicité extrême.”
“Une simplicité commune à ces deux grands comédiens et à tous ceux qui ont participé gracieusement à l’aventure de Neuilly Sa Mère ! : Valérie Lemercier, Josiane Balasko, Elie Semoun, François-xavier Demaison, Eric & Ramzy, Armelle
Je n’aurais jamais pensé qu’on arriverait à réunir un tel casting pour un si petit film”
, s’étonne encore Isaac
Sharry.

À l’été 2008, tout le monde se retrouve à Paris et dans la région parisienne pour un tournage difficile mais heureux. Denis Podalydès : “Le tournage s’est déroulé dans une énergie constante et parfois lessivante – les journées étaient très chargées -, et une gaîté, une amicalité que les enfants communiquaient toujours.”
“Le tournage était très fatigant, se souvient Gabriel Julien-laferrière. Le budget était terriblement serré, les délais également, et comme nous avions commencé le film assez tard dans l’été, la rentrée scolaire était comme une épée de Damoclès !
Il fallait finir à temps. Et les enfants - même s’ils n’en sont plus vraiment - ne sont pas de tout repos…”


Samy confirme une certaine dissipation : “Comme on se connaît trop avec Jérémy, on éclatait souvent de rire pendant les prises. Denis Podalydès aussi rigolait avec nous. Mais entre nous, Denis, c’est pas un mec normal : il jouait dans Neuilly le matin, il tournait un autre film l’après midi, il était au théâtre le soir, et entre deux prises, il écrivait son roman !
Rachida aussi riait de nos conneries, mais elle était beaucoup plus maternelle : elle me reprenait en arabe sur mes fautes de français et elle voulait à tout prix me faire lire des bouquins de mille cinq cent pages !”.
“C’est vrai que souvent, quand on joue avec des enfants, on a tendance à avoir un comportement maternel, confie Rachida Brakni. Et c’était notamment le cas avec Samy. Sauf qu’en travaillant avec lui j’ai découvert un partenaire génial avec des réflexes d’acteur professionnel qui m’ont souvent sidérée.” “Il n'y a pas meilleurs partenaires que des enfants, ajoute Denis Podalydès. Et ceux-là, dans ce film, m'ont grandement impressionné. Ils pouvaient tourner un nombre incroyable de prises sans se déconcentrer, en répétant, en variant, en précisant. Il fallait les suivre. Ce sont eux qui ont souvent impulsé le rythme des scènes.”


Des “enfants” qui retournent le compliment à leurs parents de cinéma : “A l’idée de jouer avec eux j’étais impressionné, avoue Jérémy Denisty.
Mais cette appréhension a été cassée dès qu’on a commencé à travailler ensemble, parce qu’ils sont très humbles. Ce sont de grands acteurs, mais ils ont su créer un lien avec nous.”


Le réalisateur confirme : « Denis Podalydès et Rachida Brakni ont été formidables, inventifs, moteurs des scènes mais avec l’humilité nécessaire pour laisser l’espace aux enfants qui sont les personnages principaux du film. »

“Quant à Djamel, comme il prenait parfois un peu trop de place sur le tournage, nous avons dû, avec Isaac, lui rappeler qu’il devait apprendre à devenir producteur comme moi j'apprenais à devenir metteur en scène !" plaisante Gabriel Julien-laferrière.

“Pour sa première production, Djamel a su constamment épauler Gabriel et est ainsi devenu le super-assistant de son ex-super-assistant ! Une formidable leçon pour lui qui avait sauté les étapes en commençant si jeune” s'amuse Isaac Sharry.

“Aujourd’hui, Djamel Bensalah et Isaac Sharry, malgré l’étroitesse du budget, sont des producteurs comblés. Toute l’équipe du film a en effet scrupuleusement suivi les recommandations présidentielles : “travailler plus… pour que les spectateurs se marrent plus !”. Et, comme le souligne Sami, le héros de l’histoire, “quel que soit le résultat en salles, ce film restera une très belle aventure. Mais quand même : si ça marche c’est mieux !”
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 21 753 entrées
  • 1ère semaine IDF : 122 082 entrées
  • Cumul IDF : 640 361 entrées

  • 1ère semaine France : 432 722 entrées
  • Cumul France : 2 517 140 entrées