Notes de Prod. : Next

Note de production

Jason Koornick, créateur et animateur du site Internet officiel de Philip K.dick, m’a apelé pour qu’on se rencontre”, précise Gary Godman scénariste et producteur de Next. Koornick explique au scénariste qu’en échange de l’animation du site, la Fondation Philip K.dick lui a cédé les droits d’adaptation d’une nouvelle de son choix de l’écrivain. Les deux hommes décident alors d’unir leurs efforts, Goldman connaissant d’avance le montant prohibitif des droits de l’œuvre de Dick et Koornick étant bien conscient des difficultés d’adaptation.
Ils choisissent d’un commun accord L’Homme Doré. “Ce que j’aime beaucoup dans cette nouvelle, c’est que malgré son don divinatoire, Cris n’a que deux minutes d’avance sur le reste du monde : son pouvoir est important, mais limité”, signale Goldman. Alors que la nouvelle se déroule dans le futur, Goldman décide de situer le film à l’époque actuelle. “La science-fiction se déroule dans le futur, et met en jeu des technologies révolutionnaires et des extra-terrestres Next se situe dans notre monde quotidien”.

“ A l’exception du protagoniste, les personnages obéissent aux lois de la physique”, ajoute Koornick. Autre dimension de l’ouvrage qui séduit Goldman : le don de Cris permet d’envisager l’existence comme un jeu vidéo. “Cris peut mener – ou jouer – sa vie en prenant le risque de se faire tuer. Il remonte alors le temps, rejoue la partie encore et encore, jusqu’au moment où il parvient à rétablir la situation”, reprend Goldman. “J’adore Philip K.dick : il a un style nerveux et sans concession et son œuvre se prête particulièrement bien aux adaptations pour le cinéma”, poursuit Cage. En outre, Next représente un nouveau défi pour le comédien qui aime changer de registre. “Je n’avais jamais joué un rôle pareil, ni abordé ce genre-là car il ne s’agit pas de science-fiction, mais de paranormal. On n’a pas besoin de gadget électronique ou d’une toile de fond futuriste. Par ailleurs, c’est très stimulant pour un comédien de jouer un personnage doué d’un don divinatoire et d’un fonctionnement mental comme celui de Cris”.
Le producteur Todd Garner s’est emballé pour le scénario, d’autant qu’il est lui -même grand admirateur de Nicolas Cage et qu’il a produit deux de ses films : Les Ailes De L’enfer et 60 Secondes Chrono. “Nicolas Cage n’est pas seulement un formidable héros de film d’action, c’est aussi un type qui force la sympathie. Il a un tel charisme et il est tellement expressif qu’il n’a pas besoin de beaucoup parler”. Il s’est ensuite agi de convaincre le réalisateur Lee Tamahori.

“Je suis fan de ses films depuis toujours”, précise Cage. “Je revois souvent À Couteaux Tirés, avec Anthony Hopkins et Alec Baldwin. J’aime aussi beaucoup L’âme Des Guerriers. Lee est très proche des acteurs, et il sait obtenir d’eux le meilleur ”.
“Même si nous étions convaincus par la maîtrise dont Lee fait preuve en matière de cinéma d’action, comme en témoignent Meurs Un Autre Jour et Xxx 2”, renchérit Garner, “nous étions surtout intéressés par la dimension humaine de ses films”. Le choix de Julianne Morre pour le rôle de l’agent du FBI Callie Ferris s’est imposé à tous. “Je l’admire depuis toujours car elle se remet systématiquement en question”, note Cage. Bien qu’elle ait interprété l’agent du FBI Clarice Starling dans Hannibal, la comédienne a envisagé le personnage de Ferris différement.
“Au fond, je campe l’empêcheuse de tourner en rond,” ajoute-t-elle. “C’est amusant parce que je n’avais pas à me soucier d’apparaître sympathique.
“Ferris est aux antipodes de Cris : elle essaie de le convaincre de coopérer avec l’État pour désamorcer la menace des terroristes de faire exploser une bombe à Los Angeles et elle cherche à lui faire comprendre que la vie de millions de gens compte plus que sa petite existence à lui.”

La production a confié le rôle de Liz Cooper, enseignante exerçant en milieu défavorisé, à Jessica Biel.
“Jouer dans un film sous la direction d’un réalisateur tel que Lee Tamahori et avoir pour partenaires Nicolas Cage et Julianne Moore est une chance exceptionnelle”, remarque-t-elle. “Lee a créé une atmosphère très détendue sur le plateau. Et il s’est montré très ouvert à l’improvisation, du coup, je me suis sentie libre de lui proposer des choses”, reprend-elle. Elle décrit son personnage comme une “jeune fille en détresse”, ce qui représentait un “vrai changement” pour une comédienne qu’on a vue dans des films comme Blade et Furtif. “C’était agréable d’interpréter une fille normale, sans avoir à subir d’entraînement physique intensif.
Mon personnage est une simple prof menant une vie normale, jusqu’au jour où elle se retrouve à fuir la police parce qu’elle est tombée amoureuse d’un type qui peut prédire l’avenir !”
S’agissant d’un film d’action peu conventionnel, la production a fait appel à un professeur de danse contemporaine pour la chorégraphie des combats et les cascades : Scott Grossman a ainsi été chargé de l’entraînement de Cage sur le tournage. “Je me suis dit que Cris devait avoir son propre style dans sa manière de se déplacer puisqu’il est capable de prédire l’avenir : par exemple, il peut esquiver les coups. Ça m’a fait penser à un style New Age très zen. Et je me suis senti d’autant plus à l’aise que ma mère était danseuse contemporaine”, rappelle le comédien. Outre sa collaboration comme comédien, Cage a également endossé la casquette de producteur – un double rôle auquel il est de plus en plus habitué (Lord of War< /l>, Wicker Man). “J’assure de plus en plus ces deux fonctions, ce qui me facilite les choses pour faire valoir mes idées,” dit-il. C’est lui qui, par exemple, a souhaité faire de Cris Johnson un magicien : “j’ai pensé que le personnage serait ainsi plus vraisemblable. Car un type qui naît avec ce genre de don a toutes les chances de se faire ostraciser et d’être vu comme un monstre ou un extra-terrestre. Il ferait sans doute peur aux gens. Alors je me suis dit qu’il souhaiterait sans doute dissimuler ses pouvoirs : la meilleure manière reste encore de se cacher en plein jour, et de se faire passer pour magicien à Las Vegas”.

Note de tournage

Le tournage commence au printemps 2006 au Casino Morongo de Cabazon en Californie, faisant office d’un casino typique de Las Vegas.“ On a eu beaucoup plus de liberté de mouvement que si on avait tourné à Las Vegas,” reconnaît Garner. Après deux semaines à Cabazon, la production prend ses quartiers à Big Bear et à Lake Arrowhead pour les extérieurs du Cliffhanger Motel et les scènes de montagne. Le producteur chevronné Arne Schmidt (à qui on doit Xxx 2 de Lee Tamahori) explique pourquoi : “il nous fallait un motel situé à proximité d’une pente raide car on allait y déclencher une avalanche. Nous avons déniché un endroit formidable, le Cliffhanger Restaurant, que notre chef décorateur Bill Sandell a transformé en motel.”
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 77 076 entrées
  • Cumul IDF : 187 415 entrées

  • 1ère semaine France : 262 793 entrées
  • Cumul France : 614 904 entrées