Le tournage commence au printemps 2006 au Casino Morongo de Cabazon en Californie, faisant office d’un casino typique de Las Vegas.“ On a eu beaucoup plus de liberté de mouvement que si on avait tourné à Las Vegas,” reconnaît Garner. Après deux semaines à Cabazon, la production prend ses quartiers à Big Bear et à Lake Arrowhead pour les extérieurs du Cliffhanger Motel et les scènes de montagne. Le producteur chevronné
Arne Schmidt (à qui on doit
Xxx 2 de
Lee Tamahori) explique pourquoi : “il nous fallait un motel situé à proximité d’une pente raide car on allait y déclencher une avalanche. Nous avons déniché un endroit formidable, le Cliffhanger Restaurant, que notre chef décorateur Bill Sandell a transformé en motel.”
Mais le climat a posé problème. “Le restaurant se trouve au bord du précipice, à 2400 mètres d’altitude. Il y a donc un microclimat : il faisait grand soleil le matin, et puis un brouillard à couper au couteau s’installait l’après-midi. Mais le brouillard n’était concentré qu’à cet endroit précis. C’était un vrai cauchemar. Cela nous a beaucoup perturbés pendant plusieurs jours par ce qu’il a fallu qu’on fasse des raccords très compliqués.” Très adaptable, Tamahori a trouvé un moyen de ne pas dilapider le temps de tournage. “Quand le brouillard était épais, Lee et le directeur de la photo
David Tattersall tournaient des gros plans. Lorsque le brouillard se levait pendant environ 2 heures 30, Lee s’arrangeait alors pour tourner le maximum de plans larges. Je ne connais pas beaucoup de réalisateurs aussi souples.”
Il a fallu plus d’une semaine pour tourner la séquence de l’avalanche au cours de laquelle Cris court sur une pente raide, en fuyant les agents du FBI et en se protégeant de la chute d’objets divers. “Heureusement que Nic était en grande forme. Car on l’a d’abord fait cavaler sur le flanc d’une montagne, puis on a changé de versants, afin de donner l’illusion d’une seule et même montagne. Nic a donc dû dévaler des pentes, puis les remonter plusieurs fois, à 2600 mètres d’altitude. Il a passé son temps à sauter et plonger pendant une semaine.”
Après trois semaines de tournage dans les montagnes californiennes, l’équipe s’est établie au port de Los Angeles, situé à Long Beach. Il s’agissait du tournage de la séquence où les terroristes, les forces spéciales d’intervention et les agents du FBI s’affrontent dans un déferlement de coups de feu sur le port et un énorme cargo.
Schmidt a réuni une équipe de tout premier plan : “Il s’agit de recruter des spécialistes expérimentés, puis d’établir un plan de tournage pour voir ce qu’on est capable de mettre en boîte en une journée de travail. Et puis, on s’efforce de rendre le résultat aussi réaliste que possible.” En collaboration avec Tamahori, le chef cascadeur R.A. Rondell a mobilisé 35 cascadeurs, des figurants, l’équipe effets spéciaux et des hélicoptères pour l’attaque du cargo renfermant les explosifs.
“Il m’a fallu quelques semaines pour imaginer la scène et faire des propositions à Lee. Je lui ai apporté les éléments qu’il souhaitait, et même ceux auxquels il ne pensait pas. Et c’est lui qui choisit. Il a un vrai regard pour le cadre, l’action et le mouvement,” signale Rondell. Dans un souci de réalisme, Schmidt a également fait appel au consultant militaire Jared Chandler. “Jared est ancien agent des forces spéciales d’intervention.
Et il connaît bien le milieu du cinéma,” ajoute Schmidt. “Dès qu’on avait besoin de régler des gestes tactiques ou d e manier des armes, il était là. Il a appris aux comédiens et aux figurants à adopter la bonne gestuelle, à porter l’uniforme et à entretenir leurs armes.
Il nous a aussi donné plusieurs conseils sur les dialogues entre militaires afin qu’ils soient crédibles.” La production a également sollicité le spécialiste d’aviation Cliff Fleming pour régler les scènes d’hélicoptère. “Cliff est l’un des meilleurs pilotes au monde,” précise Schmidt qui a déjà collaboré avec lui sur
L’enfe Du Devoir et
Nous Étions Soldats.
“La NASA fait appel à lui pour retrouver des satellites, lorsqu’il ne travaille pas pour le cinéma.” Le tournage s’est achevé à la réserve d’Indiens Havasupai, en aval du Grand Canyon, pour les scènes où Liz travaille avec les enfants indiens et fait découvrir la beauté du site à Cris.
“Nous avons tourné sur place avec le tiers de notre équipe habituelle, soit 54 personnes,” signale Schmidt. “La plupart des acteurs et techniciens étaient hélitreuillés sur le site. Autre difficulté : il ne faisait suffisamment jour qu’entre 10h et 17h pour permettre à l’équipe de tourner. Ce qui réduisait d’autant nos journées de travail, ajoute Schmidt. Mais la beauté du lieu est incomparable et aucun film n’y avait jamais été tourné auparavant. D’ailleurs, les Indiens Havasupai n’aiment pas être filmés,” précise Schmidt. “Mais Nic s’y était déjà rendu plusieurs fois en tant que touriste, et s’entendait bien avec eux. C’est grâce à cela qu’ils nous ont autorisés à filmer sur place.” La production recruta tous les Indiens qui souhaitaient participer au film (une cinquantaine d’adultes et 11 enfants qui jouent les élèves de Liz). Le chef de la tribu incarne même un vieux sage chamane dans la scène où Cris fait un tour de magie aux enfants. “Vers la fin du tournage, les Indiens ont dansé pour nous dans leurs tenues traditionnelles. C’était vraiment génial,” conclut Schmidt.
Cris Johnson “Frank Cadillac” est le seul homme sur terre capable de visualiser deux minutes de son futur et de changer le cours des évènements. Il n’hésite pas à utiliser son pouvoir extrasensoriel en se faisant passer pour magicien ou médium dans un hôtel minable de Las Vegas pour arrondir ses fins de mois.
Alors que la sécurité des hôtels commence à soupçonner ses méthodes,l’agent du FBI Callie Ferris sait qu’il représente son unique chance d’empêcher une attaque terroriste imminente. Très vite, Cris se retrouve devant un choix cornélien : sauver celle qu’il aime... ou le reste du monde.
Sa réponse est quelque part... dans le futur proche.