Notes de Prod. : Norway of life

    en DVD le 04 Octobre 2007

A propos du film…

Ce film décrit une société qui a perdu quelque chose. Une société qui est devenue tellement parfaite et correcte que la mort n'y a plus droit de cité. Une société où tout fonctionne, mais d'où les émotions sont absentes, oubliées depuis longtemps.
Norway Of Life (The Bothersome Man) est le tableau accablant d'une société dénuée d'émotions, mais les circonstances ne sont pas très éloignées de notre propre société. Les situations sont familières. Cette ville est presque l'Oslo d'aujourd'hui, avec un petit quelque chose qui ne colle pas. Trop lisse, sans relief. Cette ultra-normalité crée un sentiment d'inconfort qui ne cesse de croître. Face à toute cette gentillesse, Andréas ne peut s'en prendre à personne d'autre qu'à lui-même. Vivant dans un monde sans vie, il est peu à peu détruit par la soumission impassible des autres.
Norway Of Life (The Bothersome Man) est un cauchemar absurde dépeint de façon stylisée. Un film d'horreur dans un décor de tous les jours. Le début du film est filmé façon western avec de larges prises de vues dans un paysage désolé sur une musique languissante. Le héros, Andréas, arrive dans ce lieu désert. Il ne sait pas d'où il vient ni où il va.
La trame de l'histoire est un peu celle d'un film qui se déroulerait dans une prison. Andréas arrive dans un endroit nouveau, le système lui fait peur. L'histoire est racontée comme de l'au-delà. Andréas arrive dans un nouveau monde. Est-ce le paradis ou bien l'enfer ? Tout paraît impeccable, mais Andréas se sent à part. Il rêve, tombe amoureux, il a soif d'autre chose, ce qui n'a pas l'air normal et semble même assez navrant aux yeux des autres. Il essaie de s'évader, échoue. Il faut qu'il s'adapte, et à la fin, il se met à creuser un trou dans un mur. Les personnages expriment leurs ressentis a minima. La tension monte, la solitude que ressent Andréas devient palpable. C'est un cauchemar, mais jamais il ne hurle son désespoir ; elle s'installe en lui sans faire de bruit. La tension ne cesse d'augmenter.

Note de production

Il y a un parti pris dans Norway Of Life (The Bothersome Man) : celui d'une esthétique cinématographique. Les larges prises de vue permettent de construire un univers qui reflète ce que vit et ressent Andréas. Les compositions sont tranchées. Les décors sont ceux d'une ville spécifique qui donnent au film un univers plus large. Jens Lien a choisi des décors dans des tonalités grises. Les rues sont parfaitement propres, sans voitures, tout est en ordre, il n'y a rien qui dépasse. Ca pourrait être Oslo, c'est sans âme. Le film a cette façade bien lisse, presque avenante, mais très vite le public remarque qu'il y a quelque chose qui cloche. L'inadaptation d'Andréas à cette ville donne une couleur de plus en plus grotesque à cette apparence parfaite et correcte. Les rues de la ville sont parfaitement propres, « épurées » de leurs voitures, de leurs signaux routiers et autre mobilier urbain, ce qui ajoute à la sensation d'étrangeté. Le public lui aussi est mis en apnée. Il ressent un malaise dans cet environnement aseptisé et contrôlé.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 4 918 entrées
  • Cumul IDF : 19 148 entrées

  • 1ère semaine France : 8 463 entrées
  • Cumul France : 23 180 entrées