« Nous mangeons pour vivre. Ils vivent pour la bouffe. Nous n’ empruntons à la Nature que ce dont nous avons besoin, et en usons avec modération. Ils prennent tout ce qui leur plaît… et n’ en ont jamais assez. Nous n’ avons décidément pas les mêmes valeurs. »
C’est le constat désabusé que font depuis onze ans un raton laveur et une tortue en observant les moeurs déroutantes des habitants d’ une banlieue résidentielle. À se demander si l’espèce humaine ne serait pas la plus bizarre, la plus tordue de toute la création…
La BD quotidienne « Over the Hedge », scénarisée par Michael Fry et illustrée par T Lewis, a fait ses débuts dans la presse en juin 1995 et a réjoui des millions de lecteurs par ses remarques acides sur l’ Homme et ses étranges habitudes.
Karey Kirkpatrick (Scénariste/réalisateur) :
« Les héros de la bande sont deux inséparables amis : une tortue et un raton laveur, qui scrutent notre société et la jugent avec un humour pince-sans-rire ravageur. C’est du comique d’ observation à l’état pur, inscrit dans une perspective totalement originale. »
Tim Johnson (Réalisateur) :
« La bande offre une image subtilement déformée de notre société suburbaine, et plus largement, du genre humain à travers le regard d’animaux cachés « de l’autre côté de la haie. »
Fan de la bande, Johnson a passé sa jeunesse dans une banlieue qui préfigurait celle de
Nos voisins, les hommes :
« Au début de mes études secondaires, on apercevait encore au bout de la rue des kilomètres de champs de maïs. Dix ans plus tard, tout cet espace était couvert de lotissements. Notre terrain n’était pas entouré d’une haie manucurée, mais nous avions planté quelques arbres et buissons derrière lesquels se trouvait un champ envahi d’opossums, ratons laveurs et putois. Réaliser Nos voisins, les hommes m’a donné l’occasion de replonger dans ce monde, en adoptant cette fois le point de vue des animaux. »
« C’est un décor de rêve pour un film d’animation » déclare Kirkpatrick, qui cosigne le scénario avec
Len Blum et
Lorne Cameron &
David Hoselton.
« Il était aisé d’y réunir des animaux très mignons, adorés des enfants, et de leur faire tenir un discours satirique sur la société. »
Alors que le « strip » quotidien de Fry et Lewis est centré sur les échanges de Riton et Verne, le film développe plusieurs autres personnages tout en constituant une manière de prélude à la bande.