Notes de Prod. : Notorious B.I.G.

    en DVD le 17 Février 2010

Le tournage

NOTORIOUS B.I.G. a été tourné en 38 jours, exclusivement en décors naturels entre Brooklyn et Los Angeles, ce qui est moins que le temps nécessaire à enregistrer la plupart des disques de rap classiques.

Pour l’équipe du film, il n’y avait pas d’autre option que de tourner dans les rues où la légende de Christopher Wallace a commencé, comme George Tillman, Jr. le fait remarquer : « Pour nous, il était essentiel de tourner le film à Brooklyn, dans son quartier, dans les rues où il vendait de la drogue, dans les mêmes HLM où il a vécu avec sa mère. C’était la meilleure façon de s’approprier un monde si reconnaissable, jusqu’aux vêtements, aux styles, et aux façons dont Biggie improvise ses chansons. ».
Tout au long de la genèse du film, la musique était au cœur du récit – de petites improvisations intimistes aux coins des rues à une « rap battle », jusqu’aux immenses scènes de concert. Pour filmer ces dernières avec réalisme, Tillman les tourna comme si elles se déroulaient vraiment, mettant en scène des concerts entiers avec des centaines de figurants : « Je trouvais important que les acteurs chantent vraiment, et ne fassent pas seulement du play-back. Il fallait qu’on ait l’impression de voir Notorious B.I.G. et Lil’Kim en live. »

Capturer le charisme de Biggie sur scène – se déplacer, bouger la tête comme lui, et avoir cette arrogance, cette présence et cette voix n’était pas chose simple pour Woolard. Mais il a relevé le défi, comme s’en souvient Tillman : « La façon dont Biggie tenait le micro, dont ses bras tombaient, la main gauche derrière son dos, la manière dont il marchait le long de la scène, il a capté tout ça.
Ce n’était pas facile. On a enregistré 5 heures de chaque concert, mais le plus important, c’était de saisir l’énergie et l’esprit de ces performances ». C’est un désir de redéfinir le film hip-hop et de ce qu’un public peut en attendre qui motivait Tillman dans la genèse de son film. Il le résume d’ailleurs ainsi : « Pour moi, il était primordial de faire de NOTORIOUS B.I.G. une œuvre qui dépasse l’univers du hip-hop, et qui puisse se généraliser au reste du monde, en s’intéressant à des personnages Afro-Américains dramatiques et sérieux ». La musique de Notorious B.I.G. continue d’avoir un impact sur le monde, bien au-delà des limites du hip-hop.

Tillman recruta une équipe technique émérite pour l’aider à plaquer ce monde sur pellicule, avec le directeur de la photographie Michael Grady (WONDERLAND) ainsi que la décoratrice Jane Musky (BLOOD SIMPLE, QUAND HARRY RENCONTRE SALLY, GHOST...).

Tillman raconte : « Michael, Jane et moi avons travaillé dans le but de créer différents thèmes chromatiques pour les différentes étapes de l’évolution de Christopher. Le monde du jeune Christopher est très coloré, donnant une impression d’amour et de famille. Ensuite il y a Fulton Street, lorsqu’il est Big Chris à son coin de rue, qui est crasseuse et monochromatique, comme son environnement et son état d’esprit. Enfin, l’étape Notorious B.I.G. est très colorée. Le rouge est la couleur que j’ai utilisée tout au long du film pour signifier le danger. »

Pour garder un sentiment d’instantané, Grady a tourné la plupart du film en caméra à l’épaule. En parallèle, Tillman comptait sur Musky pour capturer le look de Brooklyn dans les années 80 et 90, se concentrant sur des nuances et des détails de d’époque. Elle-même a travaillé de près avec le concepteur des costumes Paul Simmons (AMERICAN GANGSTER) qui apporte la même authenticité aux fameux styles des stars du hip-hop représentées dans le film.

Tanisha Scott, la chorégraphe du film qui a travaillé avec des stars comme Alicia Keys, Eve, Ludacris et Beyoncé, faisait aussi partie de l’équipe. Le travail de Scott a dépassé la simple création de chorégraphies puisqu’elle a travaillé des mois durant avec Jamal Woolard pour perfectionner sa façon de marcher et son port de tête. Elle a aussi travaillé de près avec Derek Luke et Naturi Naughton en leur apprenant à danser comme « Puffy » et Lil’Kim, comme elle l’explique elle-même : « Une partie de mon travail a été de capter les aspects comportementaux de chacun des personnages et de les mettre en mouvement. Avec Jamal, c’était pour l’aider à avoir ce balancé très cool dans ses déplacements lorsqu’il est plus jeune, ou lors de la Primo Battle, pour qu’il soit énergétique et léger sur ses jambes. « Puffy » utilise beaucoup ses bras lorsqu’il parle. Naturi, en Lil’Kim, doit être très insolente ».

L’équipe trouva une aide précieuse dans l’entourage de Christopher Wallace, comme le note Tillman : « C’était génial d’être entouré de gens qui connaissaient Biggie dans sa jeunesse. Des mecs de la Junior M.A.F.I.A. qui vivaient avec lui dans le quartier à Voletta Wallace, Faith Evans, Dj Enuff et Money Lqui étaient avec lui sur scène, on a eu beaucoup de retours qui nous ont aidés à rendre l’histoire beaucoup plus authentique. On arrivait sur le plateau et ils nous disaient, ‘C’est là que Biggie traînait à 14 ans. A 17, il était plutôt par là...’ Avoir ces gens autour a permis de rendre le tout beaucoup plus réaliste».

Notes de Tournage...

Le 6 Mars 2008 - Notorious B.I.G. sera joué par James Woolard

C’est James Woolard, dont le nom de rappeur est Gravy, qui a été choisi pour incarner Notorious B.I.G., légende du rap américain, dans le film consacré à sa vie, Notorious.

Après un long casting ouvert aux amateurs, c’est donc James Woolard, pour qui ce sera le premier rôle, qui remporte la mise et prêtera ses traits à Biggie Smalls le temps d’un biopic comme on les aime outre-Atlantique. Après 8 Mile avec Eminem et Réussir Ou Mourir avec 50 Cent, Biggie aurait du mal à reprendre son propre rôle puisqu’il est mort au cours d’une fusillade en 1997. Mais James Woolard a tout pour faire un bon Christopher Wallace (le vrai nom du rappeur). Tout comme lui, il a été dealer avant de se tourner vers le rap et lui aussi a connu les fusillades puisqu’il s’est fait tiré dessus deux fois en sortant d’une radio hip hop connue pour ses dérapages, Hot 97.

Ce qu’ils disent de Biggie Smalls

Je considère que Biggie reste dans la performance pure le plus grand rappeur de tous les temps. Eh oui, bien au dessus de 2Pac qui a le mérite tout de même d’avoir un parcours et un discours assez fascinants. Biggie est le père spirituel et « rapologique » de celui qui aujourd’hui est considéré comme le président du rap mondial : Jay-Z. C’est dire si son influence est considérable dans le rap. Ce gars est une machine à « rapper », il en est la définition même et il reste incontournable dans mes références. Je remarque aussi que c’est LE rappeur qui a su faire passer le hip hop de rue à un stade plus grand public avec des textes bruts posés sur de gros samples bien « grillés » (Mo’ Money Mo’ Problem, One More Chance, Juicy...).Sa disparition brutale en pleine gloire rend son oeuvre encore plus légendaire. Bigger than life !

La genèse

La vie et l’héritage extraordinaire de Christopher “The Notorious B.I.G.” Wallace, ainsi que sa disparition prématurée à 24 ans, au sommet de sa puissance créative, alors que sa carrière ne faisait que commencer, ont fait de lui une des icônes les plus énigmatiques de la musique. Poète de rue à la fois brut et passionné, connu pour donner une voix de baryton au bitume, et dont l’influence continue de s’entendre encore aujourd’hui sur tout le spectre de la musique hip-hop contemporaine, Notorious B.I.G.(également appelé Biggie et Biggie Smalls) s’est transformé en légende éternelle.

Mise en Place de l'équipe

Ayant en main un scénario regorgeant de situations intenses et des personnalités hautes en couleurs qui ont entouré Christopher Wallace au long de sa vie, les producteurs sont ensuite partis à la recherche d’un réalisateur pouvant donner vie à cette histoire avec honnêteté et créativité. Il fallait un fan de Notorious B.I.G. qui puisse comprendre le rythme et le « fl ow » de ses rimes, et qui puisse avoir une idée d’où venait le chanteur et de la manière dont il avait pu accomplir autant de choses en si peu de temps. Ils trouvèrent cette combinaison indispensable chez quelqu’un d’assez inattendu : George Tillman, Jr.
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 274 entrées
  • 1er jour IDF : 5 041 entrées
  • 1ère semaine IDF : 32 128 entrées
  • Cumul IDF : 63 447 entrées

  • 1er jour France : 12 063 entrées
  • 1ère semaine France : 74 028 entrées
  • Cumul France : 132 075 entrées