Le livre
Le film s’inspire du livre
WE WERE SOLDIERS ONCE…AND YOUNG du Lieutenant-Colonel Harold G. Moore et Joseph L. Galloway, ancien correspond de guerre. Tous les deux se sont retrouvés au cœur de la bataille qui a fait rage le 14 novembre 1964. A la fin de la guerre, il décidèrent de raconter l'histoire de ces hommes morts au combat.
Moore: Ceux qui la haïssaient le plus n’eurent visiblement pas assez de sensibilité pour différencier la guerre et les soldats envoyés pour la faire. Nous, nous savions ce qu’avait été le Vietnam, nous avions en mémoire nos uniformes, nos gestes, nos paroles, nos odeurs. L’Amérique, elle, ne savait rien. Pas plus qu’Hollywood qui aguisait ses couteaux mensongers et politiques sur les ossements de nos frères morts…
Randall Wallace : Je ne voulais pas particulièrement faire un film sur le Vietnam, mais ce livre contenait l’essence d’un thème qui me fascine : la lutte de l’homme décidé à faire ce qu’il croit juste alors qu’il ne contrôle rien. C’est en étant fidèle à lui-même et à ceux qui l’entourent qu’il parvient à influer au-delà de ses espérances sur un monde plus vaste.
Le film
Randall Wallace :
Je n’ai jamais écrit un scénario en pensant à un acteur et celui-ci ne fait pas exception. Mais comme pour Braveheart, une fois l’écriture achevée, je me suis demandé qui pourrait incarner ce mélange de bravoure et de sensibilité en y mettant toute la passion nécessaire. Pour moi, il n’y avait que Mel Gibson.
La veille du tournage,
Randall Wallace organisa une messe dans la chapelle de Fort Benning pour les survivants de la bataille de la vallée de la Drang et pour tous ceux qui allaient transmettre leur histoire. Il dit d’ailleurs :
J’ignore si beaucoup de tournages ont débuté par des messes commémoratives célébrées dans des chapelles, mais je sentais que c’était plus qu’approprié pour ce film.
UN CINEMA VERITE:
Au nom du réalisme,
Randall Wallace tourna les scènes d’action comme elles devaient être à ses yeux : en prévoyant très peu d’effets spéciaux et aucun fond bleu. Les acteurs survolaient réellement la zone de feu, se faisaient parachuter en vrac où les attaquaient les Viêt-Congs jouaient par une foule de figurants. Les décors avaient l’odeur et la fureur de la guerre. Le directeur de la photo utilisa jusqu’à 11 caméras pour ne rien perdre des scènes tournées. Les caméramen couvraient tout le terrain.
LES FEMMES:
Les femmes jouent un rôle essentiel. La moitiè du film est conscrée aux familles des soldats. On parle souvent du courage des hommes envoyés au combat mais jamais de celui des familles, souvent sacrifiées, qu’ils laissaient derrière eux.