«Mon personnage est d'une grande complexité» assure
Tony Jaa. «Il aspire à l'amour, mais cela ne l'empêche pas d'être impitoyable. Ce n'est pas simple de jouer cette gamme d'émotions» continue-t-il. Un véritable défi pour l'acteur, qui dans ses précédents films, n'avait selon ses propres confidences, que la colère à jouer. Auprès du professeur d'art dramatique Aew Ornchuma,
Tony Jaa apprend à étendre sa palette d'acteur et à ne pas avoir peur de montrer des émotions plus subtiles et intérieures. «Aew me taquinait et me disait que je n'étais pas obligé de hurler à chaque fois que je jouais une scène de combat. Elle me disait ne pas comprendre cette manie des cascadeurs !»
Cette sérénité du jeu, qu'il a parfaite auprès de ses partenaires Sarunyu Wongkrachang et
Sorapong Chatree, transpire dans la scène où Tien/Jaa s'adonne au Khon, la danse ancestrale thaïlandaise. «L'étude de cet art l'a mené sur le chemin de la méditation et de la transe, et lui a permis d'atteindre la paix intérieure» assure
Panna Rittikrai, le maître de Jaa. Une combinaison de fureur et de subtilité qui fait du héros d’
Ong Bak 2, La Naissance Du Dragon un personnage inédit, dont les préoccupations existentielles se dégagent autant des scènes dramatiques que de celles de combat.