L’idée était de détourner les codes des livres de Jean Bruce en poussant tous les principes au bout de leur logique. Arriver à mélanger l’atmosphère des classiques de l’époque avec l’humour du magazine « Pilote ».
OSS 117 est une histoire se déroulant en 1955 qui est racontée en 1962. En suivant cette ligne de conduite, le film gagne le style des années cinquante et le côté sexy des années soixante.
Dans une ambiance de Guerre Froide, une ville exotique où la paranoïa règne entre espions de tous bords. Les romans contiennent tout ce qui fut la France des années cinquante, la quatrième République, la fin de l’empire colonial, un rapport à la femme assez misogyne mais aussi une certaine condescendance vis-à-vis des peuples colonisés. Ces éléments ne sont pas le reflet de la personnalité de Jean Bruce, mais l’expression d’une époque.
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Tout a commencé par la découverte de quelques vieux romans « OSS 117 » dans la bibliothèque de nos parents. Les couvertures aux dessins stylisés, très colorés, ces scènes d’action un peu désuètes et ce look des années cinquante, ont réveillé une foule de souvenirs en moi. A ces images s’ajoutaient les films de l’époque. Nous avons eu l’idée de transposer cet univers dans le cinéma d’aujourd’hui. Ces séries B ont plus de quarante ans et, même si elles sont démodées, elles ont aussi un charme et un humour qu’elles n’avaient pas à l’époque. Il nous a semblé qu’il suffirait de les décaler légèrement, de pousser vers la comédie pour obtenir quelque chose d’intéressant. A cette envie s’ajoutait la nostalgie du technicolor, des premiers James Bond et des films d’Hitchcock. Dès le départ, notre idée était de détourner, de jouer avec les codes de cette époque pour aller vers la comédie, à la fois par goût et parce qu’il n’est plus possible de faire aujourd’hui de tels films au premier degré. »
Nicolas Altmayer, producteur d’
OSS 117.
Loin de tomber dans la parodie,
OSS 117 respecte l’intégrité d’un certain style au charme désuet. Pour cela, l’équipe technique a usé des moyens de l’époque (machinerie, focale, pellicule, lumière, …) afin d’obtenir un film luxueux, un cadre précis dans lequel il serait d’autant plus facile de glisser des choses drôles.