Où sont passés les Morgan : Un couple et un meurtre à New YorkLe tournage du film a débuté à New York, où Marc Lawrence a réuni une équipe de cinéastes habitués à tourner dans les rues de Big Apple, parmi lesquels le directeur de la photographie Florian Ballhaus et le chef décorateur Kevin Thompson. Sarah Jessica Parker a elle-même recommandé Kevin Thompson, qui a conçu les décors de L'Incroyable Destin De Harold Crick et Igby.
L’actrice raconte : « J’ai dit à Marc qu’il y avait un décorateur avec qui je voulais travailler depuis des années. Kevin est un des meilleurs que je connaisse, il a beaucoup de talent, il est original, mais il ne voyage pas. Il n’aime pas quitter New York. » Kevin Thompson se souvient : « J’ai rencontré Marc parce que j’avais beaucoup aimé le scénario, même si c’est un genre que je ne fais pas en général. Nous nous sommes tout de suite entendus sur l’histoire, l’idée de vivre à New York depuis longtemps, puis de se retrouver dans un autre endroit du pays. Quand ils arrivent dans le Wyoming, Paul et Meryl se sentent vraiment comme des étrangers. » Florian Ballhaus avait déjà travaillé avec Sarah Jessica Parker comme directeur de la photographie sur la dernière saison de Sex and the City/l>. Marc Lawrence raconte : « Florian a été fantastique. J’ai eu avec lui le genre de relation que j’ai toujours rêvé d’avoir avec un directeur de la photographie. Il est extrêmement compétent, facile à vivre, il aime travailler en équipe, et il a beaucoup d’humour. C’est la première personne que j’appellerai pour mon prochain film. »
Pour Kevin Thompson, la difficulté avec les scènes qui se déroulent à New York était de montrer le statut social des Morgan et la situation émotionnelle de leur couple. Il explique : « Au début du film, leur appartement dans l’Upper East Side donne le sentiment qu’il leur manque quelque chose. Paul est parti vivre ailleurs, il y a comme un vide. Il y a par exemple une salle à manger, mais au lieu d’y inviter des gens à dîner, Meryl l’utilise pour travailler. » . L’appartement des Morgan est aussi le point de départ d’une scène avec une cascade délicate, dans laquelle Meryl marche le long d’une corniche de l’immeuble pour échapper au tueur qui a retrouvé sa trace. Kevin Thompson raconte : « Comme nous n’avons pas trouvé d’appartement qui ait à la fois l’intérieur et l’extérieur dont nous avions besoin, nous avons construit la façade de l’immeuble dans les studios Steiner au Brooklyn Navy Yard. » Les décors new-yorkais devaient bien entendu contraster avec le reste du film qui se déroule dans le Wyoming.
Marc Lawrence note : « Nous avons vraiment fait un effort pour montrer New York différemment. Les vêtements et les couleurs des décors devaient être particuliers, même les angles de prise de vues et la musique devait être différents. L’idée était de faire ressentir le rythme effréné de la ville pour créer un contraste avec la vie plus calme du Wyoming. » Kevin Thompson a conçu les décors new-yorkais en prenant en compte la globalité du film. Il explique : « Nous avons essayé de créer pour les Morgan un environnement qui montre la diversité et les beaux quartiers de New York de façon à ce que la ville soit complètement à l’opposé de ce qu’ils vont vivre dans le Wyoming. » Le département des costumes devait lui aussi montrer la différence entre ces deux mondes à travers les vêtements des personnages.
Le chef costumier Christopher Peterson, qui avait déjà travaillé avec Marc Lawrence sur Le Come-back, a relevé le défi consistant à habiller Sarah Jessica Parker.Il raconte : « Quand j’ai su que j’allais faire ce film, j’ai d’abord pensé : « Oh mon Dieu, c’est génial ! » . Et puis après, je me suis dit : « Oh mon Dieu, je vais devoir habiller Sarah Jessica Parker, la fashionista de Sex & The City ! » Au final cela s’est très bien passé, elle est ravissante. » Christopher Peterson poursuit : « La première chose que nous avons dite Sarah Jessica et moi en parlant des costumes a été qu’elle ne devait pas ressembler à Carrie, son personnage dans Sex & The City. Dans Où sont passés les Morgan ?, Sarah Jessica joue un agent immobilier de l’Upper East Side. Nous avons opté pour une silhouette qui rappelle celle des héroïnes des films d’Alfred Hitchcock. Elle porte des tailleurs stricts, structurés, aux lignes sobres et élégantes. La partie new-yorkaise du film était un défi parce qu’il fallait conserver une palette de couleurs très réduite et des lignes épurées tout en montrant la personnalité des personnages. »
Survivre dans l’ouest sauvage
Si l’on en croit tous ceux qui le connaissent, Marc Lawrence était le réalisateur le plus improbable pour tourner un film qui se déroule dans le Wyoming. La coproductrice Melissa Wells, qui travaille avec lui depuis des années, raconte : « Nous avons tourné Le Come-back dans un rayon de dix pâtés de maisons autour de l’appartement de Marc. C’est un New-Yorkais, un vrai. Il regarde les matchs des Mets sur son iPhone et il mange un bagel tous les jours. » Hugh Grant note : « Marc n’aime pas trop s’aventurer hors de l’Upper West Side. Pour lui, Central Park c’est déjà la jungle. Ecrire une histoire qui se déroule dans l’Ouest, et avec des bêtes sauvages, ressemble donc chez lui à une forme étrange de masochisme. » Sarah Jessica Parker plaisante : « Quand je repense à tout ce qu’il nous a fait subir pendant le tournage, je trouve que c’était plus du sadisme que du masochisme ! Il nous a fait monter à cheval, sur des vrais et des faux chevaux, et il nous a fait courir dans le désert brûlant je ne sais plus combien de prises. Plusieurs fois, j’ai même pensé : « Là, ils le font exprès parce qu’ils trouvent ça drôle. Ils ne coupent pas parce que ça les amuse de me voir en baver. »
Autre épreuve : celle du maniement d’un fusil. Marc Lawrence raconte : « Sarah Jessica devait tirer plusieurs coups de feu dans le film, elle a donc suivi avec Hugh Grant un stage de maniement des armes à feu pour apprendre à tirer. Bien sûr, les armes n’étaient pas chargées pendant le tournage, mais c’était obligatoire. En même temps, je ne voulais pas qu’ils se sentent trop en confiance avec les armes, notamment parce que Meryl est démocrate et libérale. Sarah Jessica devait savoir ce qu’elle faisait, mais pas Meryl, qui est bien sûr opposée aux armes. » Pour la partie du film qui se déroule dans le Wyoming, la question était de savoir où tourner. Melissa Wells se souvient : « Marc et Kevin Thompson ont commencé à plaisanter en disant : « On pourrait peut-être tourner les scènes du Wyoming à Central Park, au pire dans le Connecticut. » Ils étaient un peu angoissés à l’idée de tourner ailleurs qu’à New York. Il y a d’ailleurs dans le scénario une réplique qui résumait très bien la situation, celle où le Marshal Lasky demande à Meryl : « Est-ce que vous préférez quitter New York ou mourir à New York ? » Elle hésite un bon moment avant de répondre, et je crois que Marc et Kevin aurait fait pareil si on leur avait posé la question ! » Blague à part, Marc Lawrence savait très bien de quoi il allait avoir besoin pour son film. Il raconte : « Nous ne pouvions pas tourner dans un décor hollywoodien ou dans le genre de petite ville qui ferait dire à deux New-Yorkais : « Oh, comme c’est mignon. »
Nous avions besoin d’une vraie ville de campagne. » Quand le moment est venu de choisir un lieu de tournage, les cinéastes n’avaient que l’embarras du choix dans les vastes espaces de l’Ouest américain. Ils découvrirent que l’Etat du Nouveau-Mexique avait tous les décors dont ils avaient besoin, le premier de la liste étant la petite ville pittoresque de Roy dont la population s’élève à 300 âmes. La ville est devenue une source d’inspiration pour Marc Lawrence, qui l’a choisie pour doubler la ville de « Ray » dépeinte dans le scénario. Toute l’équipe y a passé les cinq derniers jours du tournage, découvrant comme Paul et Meryl les joies de la vie à la campagne.Marc Lawrence observe : « Je pense que Hugh attendait avec impatience ces journées de tournage au Nouveau-Mexique. Il a une fascination d’Anglais pour l’Ouest américain, comme certains Américains sont fascinés par la campagne anglaise. Sauf que là, nous étions très loin des petits villages anglais sortis des romans de Dickens, nous étions en plein western, avec des chapeaux de cow-boy et des chevaux un peu partout. Pour être franc, cela ne m’enchantait pas de devoir aller là-bas.
Sarah Jessica et moi aurions été très heureux de rester à New York. Les habitants de Roy ont été fantastiques, mais je n’aime pas beaucoup être loin de chez moi. Le Nouveau-Mexique, c’est le rodéo, la poussière, le fumier et le bétail, et moi je panique si je ne peux pas commander de la nourriture chinoise ! Quand nous sommes rentrés, j’étais tellement heureux que j’ai embrassé le tarmac de l’aéroport Kennedy. » La petite ville de Roy a été découverte par la femme du régisseur général David Manzanares. Alors qu’elle prenait des photos de la ville pour les repérages, une habitante nommée Tuda Crews est sortie du Annette’s Restaurant pour lui demander ce qu’elle faisait. Tuda Crews, dont la famille vit à Roy depuis sept générations, a beaucoup contribué à revitaliser la ville qui a connu des difficultés ces dernières années, ce qui a fait d’elle une sorte d’ambassadeur non officiel de Roy auprès des cinéastes.Ce sont les personnes comme Tuda, depuis les habitantes de la ville qui faisaient des gâteaux et les apportaient sur le plateau, jusqu’aux nombreux résidents qui ont joué les figurants, qui ont le plus enchanté Marc Lawrence et toute l’équipe durant le tournage à Roy. Pour s’assurer que Roy était le décor parfait pour le film, Kevin Thompson, Florian Ballhaus, Melissa Wells et Marc Lawrence se sont rendus dans cette petite ville isolée. Kevin Thompson raconte : « Nous sommes allés là-bas sans trop savoir ce que nous cherchions vraiment. La ville n’est pas très grande, où que vous soyez vous pouvez facilement voir toutes les maisons, et je pense que c’est ce qui nous a plu. En l’espace de quelques minutes, vous pouvez entrer dans la ville d’un côté, et ressortir de l’autre. » Le chef décorateur Kevin Thompson a quant à lui été attiré par le charme rustique de la ville. Il note : « Une des choses que j’aime beaucoup à Roy, c’est son château d’eau. On le voit depuis n’importe quel endroit. C’est un élément visuel qu’on retrouve souvent dans les petites villes de l’Ouest. »
Kevin Thompson précise : « Quand nous avons décidé que Roy était l’endroit parfait pour le film, la première question a été de savoir où nous allions vivre. Anthony Katagas, notre producteur exécutif, a répondu : « Nous allons mettre toutes nos caravanes sur le parking du lycée et nous allons vivre là quelques jours. Vous prendrez vos douches dans les caravanes ou dans les vestiaires du gymnase du lycée. » Cela ressemblait à une colonie de vacances, nous avons même appelé ça « la colo Roy » . » Que ce soit en jouant au jeu des charades (souvent organisé par Mary Steenburgen), ou à celui de « l’assassin » (dans lequel une personne se voit assigner plusieurs cibles au hasard qu’elle doit « tuer » en accrochant sans se faire remarquer une pince à linge sur ses vêtements), beaucoup de membres de l’équipe et d’acteurs du film ont eu à « la colo Roy » l’impression de retomber en enfance. Sarah Jessica Parker note : « Si vous ne pouvez pas tourner à New York et rentrer chez vous tous les soirs, la colo Roy est une expérience très amusante. » Le chef décorateur Kevin Thompson a transformé la petite ville du Nouveau-Mexique pour lui donner l’air d’être dans le Wyoming. Il explique : « Je me suis beaucoup documenté pour les paysages, mais aussi l’architecture et les détails culturels comme les vêtements, les tissus et les meubles. Il y a beaucoup de choses qu’on ne trouve qu’au Wyoming. »
Kevin Thompson devait aussi créer un contraste entre les décors de western et la froideur contemporaine des décors new-yorkais. Il précise : « Nous ne voulions pas d’une ville de western typique avec des détails stéréotypés. Nous voulions une ville réaliste, fonctionnelle et rustique dans laquelle Paul et Meryl se sentiraient tout d’abord étrangers, et qui, avec le temps, leur semblerait plus chaleureuse et accueillante. » . Le plus beau compliment que Kevin Thompson a reçu pour son travail lui a été fait par le vrai grand acteur de western du film. Le chef décorateur raconte : « Sam Elliott m’a pris à l’écart pour me dire qu’il admirait le niveau de détail et l’authenticité des décors. J’ai vraiment été flatté parce que c’est un acteur qui accorde beaucoup d’importance aux détails. » A propos de Clay et Emma Wheeler, Kevin Thompson explique : « Nous voulions montrer que ce sont des gens de la classe moyenne. Tout n’est pas forcément très joli, très arrangé chez eux, et comme ils prennent soin de ce qui leur appartient, ils ont pas mal de choses anciennes. Mais cela ne veut pas dire non plus que leur maison est un musée. Chez eux, l’utile et le fonctionnel priment sur l’esthétique. » Pour la maison de Clay et Emma, les cinéastes ont trouvé un extérieur magnifique sur le ranch de Val Kilmer dans la vallée de Pecos, près de Santa Fe.
Le chef décorateur reprend : « Paul et Meryl devaient d’abord se dire « Oh mon Dieu, comment allons-nous vivre dans cette maison ? » , puis la trouver confortable. La maison devait pouvoir être vue sous les deux angles. Plus on y vit, plus elle semble familière, même si le chauffe-eau est dans la cuisine et que les murs sont décorés avec les animaux tués à la chasse. » Pour rester dans le style western, le chef costumier Christopher Peterson est allé dans le Wyoming acheter sur place des vêtements identiques à ceux que portent les habitants de cet Etat. Il raconte : « Dans la première scène qui se déroule au Wyoming, Paul et Meryl font du shopping dans un magasin qui ressemble à un Costco ou un Walmart. Avec mon assistant, nous sommes allés deux semaines dans le Wyoming pour trouver les costumes des acteurs. On ne peut pas faire plus authentique. » Avec l’œil d’un New-Yorkais, Christopher Peterson a dévalisé les boutiques et rapporté à New York des tonnes de vêtements pour Hugh Grant et Sarah Jessica Parker. Il explique : « J’ai tout exposé comme dans un magasin, et je les ai laissés fouiller et choisir ce qui leur plaisait. » Habiller Mary Steenburgen et Sam Elliott a été bien moins compliqué. Christopher Peterson raconte : « Cela a été un plaisir de travailler avec Mary et Sam, ils étaient si proches de leurs rôles qu’il était très facile de les habiller. C’est un look qui leur va très bien parce qu’ils sont habitués à ce genre de vêtements.
Sam est une légende vivante du western, et Mary une fille de l’Arkansas. Ils savent comment porter un chapeau de cow-boy, un ceinturon et des bottes. » Sam Elliott s’est impliqué dans le choix des costumes de son personnage au point de rapporter certains vêtements de sa garde-robe personnelle. Il note : « C’est toujours plus agréable de porter son propre chapeau. J’en avais un qui était idéal pour ce film. Le chapeau joue un rôle majeur pour un personnage tel que Clay. » Mary Steenburgen raconte : « Je dois dire que de tous les films que j’ai faits, les vêtements que je porte dans ce film sont mes préférés : j’avais toujours un jeans et des bottes. » L’actrice ajoute : « Une des choses que j’ai apprises en faisant ce film, c’est que chaque vêtement que porte un cow-boy ou une cow-girl a une utilité et un sens. Le chapeau vous protège du soleil et des éléments, le foulard de la poussière, et les gants protègent vos mains des coups de soleil quand vous montez à cheval. Et puis il y a bien sûr les bottes et les jeans dont tout le monde connaît l’utilité. » Le maire de Roy, Mr Fluman, savait que le tournage était une bénédiction pour la ville. Il raconte : « Sony Pictures a organisé une réunion à la mairie avec les habitants de Roy pour expliquer ce qui allait se passer en ville. Ensuite, l’équipe est arrivée et ils ont commencé à réparer certains bâtiments. C’était plutôt excitant parce que je savais que le film allait stimuler l’économie de la ville. » L’équipe et les acteurs sont tombés amoureux de la petite ville et de ses chaleureux habitants, et ont été heureux de soutenir autant que possible les commerces et la communauté en utilisant par exemple le restaurant de la ville comme lieu de tournage, ou en apportant des fonds aux programmes de la ville qui en avaient besoin.
Sarah Jessica Parker remarque : « Cela m’a rendue triste de voir que cette ville, comme des centaines d’autres aux États-Unis, est en train de mourir. Les grandes autoroutes ont changé le pays et signé l’arrêt de mort de ces petites villes. Le train ne s’arrête même plus à Roy, et quand une bourgade éloignée de tout perd ce genre de service, l’économie stagne et les gens finissent par partir. » Pour une scène de rodéo durant laquelle Paul et Meryl affrontent Vincent sous les regards de tous les habitants de la ville, Kevin Thompson voulait un rodéo d’une taille adaptée à celle d’une petite ville. La coproductrice Melissa Wells se souvient : « A Galisteo, nous avons trouvé un petit rodéo formidable qui a lieu une fois par an. » . Kevin Thompson raconte : « La piste de rodéo n’était pas en très bon état, mais elle avait la bonne taille et tout ce dont nous avions besoin. Il y avait aussi une très bonne ambiance. Après en avoir fait le tour, nous avons senti que c’était le bon endroit et nous avons cherché comment l’égayer sans en faire un décor de rodéo hollywoodien. Il fallait rester réaliste. »
Indomptable nature
Dans le Wyoming, l’aventure la plus dangereuse de Paul et Meryl, en dehors de l’assassin qui essaye de les tuer, est leur rencontre avec un ours près de la maison de Clay et Emma. Pour cette scène, la production a engagé le meilleur ours d’Hollywood, Bart, qui a joué dans Docteur Dolittle 2 et Into The Wild. Hugh Grant se souvient : « Le tournage de la scène avec l’ours a été une expérience terrifiante. Ils m’ont expliqué qu’il a été élevé comme un humain, mais quand vous voyez cette bête énorme, 4,50 mètres de haut, sortir de sa caravane, et qu’on vous dit qu’il ne faut pas la regarder dans les yeux, vous sentez la peur monter en vous ! » . Marc Lawrence plaisante : « Je prenais bien soin de rester derrière Hugh, en me disant que si les choses tournaient mal, je préférais que l’ours le mange d’abord ! Avant de tourner la scène, nous avons fait une réunion pour les consignes de sécurité. Une personne de l’équipe a demandé aux soigneurs s’ils avaient des fusils tranquillisants, et ils ont répondu : « Non, tout va bien se passer. » Nous étions tous très tendus... »
Sarah Jessica Parker ajoute : « J’avais vraiment très peur de l’ours. Hugh était lui aussi terrifié. Il n’arrêtait pas de dire : « J’ai peur, je ne veux pas être près de l’ours. Où est l’ours ? Je suis à combien de mètres de l’ours ? » Malgré tout, il a laissé l’ours s’approcher très près de lui avant de partir en courant. En fait, il a été très courageux. » . Hugh Grant confie : « Après avoir travaillé toute la journée avec Bart, ma peur s’était envolée. Je me serais même volontiers assis avec lui pour manger un morceau ! En fait c’est un gros nounours, il est vraiment très gentil. » Hugh Grant ajoute : « Bart est une star, et comme toutes les grandes stars il se comporte un peu en diva. Il refusait de sortir de sa caravane sans avoir été lavé et brossé, et quand il posait ses pattes sur le plateau, il fallait à chaque fois lui donner huit cannettes de thé glacé et de la crème fouettée dans une casserole. Quand il jouait correctement sa scène, tout le monde devait l’applaudir et lui dire « C’est bien ! Bravo ! » Il adorait les applaudissements. » Marc Lawrence raconte : « Au bout de la dixième prise, tout le monde passait à côté de l’ours en lui disant salut pendant qu’il buvait son thé glacé. Bart adore le thé glacé. A la fin de la journée, ses soigneurs étaient même assez inquiets de nous voir si près de lui. C’est comme tout le reste quand vous faites un film, au début vous êtes tendu, et au bout de vingt prises vous oubliez que la grosse bête qui est à un mètre de vous pourrait vous manger tout cru, tout simplement parce qu’il est aussi épuisé que vous. »
Sarah Jessica Parker a quant à elle vécu une expérience mouvementée avec une vache pour une scène où Clay lui apprend comment la traire. L’actrice confie : « La vache a fini par me donner quelques coups de pied, mais je ne lui en veux pas, se faire traire six heures d’affilée ne doit pas être très amusant. Sam Elliott m’a beaucoup aidée, sans lui je serais partie en courant. » A l’origine, la scène avait été écrite pour se dérouler entre Meryl et Emma, pendant que Paul et Clay coupaient du bois. Sam Elliott se souvient : « Marc a eu l’idée d’intervertir les personnages. Au début je ne voulais pas. Je n’avais pas très envie de traire une vache, ni d’apprendre à quelqu’un comment faire… Mais Marc est le réalisateur, j’ai donc fini par accepter, et il avait raison : la scène est bien mieux comme cela. » Sam Elliott conclut : « J’ai passé pas mal de temps dans ma vie au milieu des animaux et du bétail, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de traire une vache avant ce film. Après tous les westerns que j’ai faits, je trouve cela assez ironique de me retrouver en train de traire une vache avec Sarah Jessica Parker dans un film de Marc Lawrence... » Où sont passés les Morgan : Notes de productionUn couple au bord de la rupture est obligé de se cacher pour échapper au tueur qu’ils peuvent identifier. Ils ne peuvent plus se supporter et vont être obligés de cohabiter dans le pire des trous à rats. L’occasion rêvée de régler les comptes et de repartir à zéro – s’ils s’en sortent… |
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