Notes de Prod. : Oublier Cheyenne

    en DVD le 01 Décembre 2006

Quelques mots de la réalisatrice

Un film social ?

Malgré un sujet qui peut paraître difficile, Valérie Minetto se défend d’avoir fait un film grave. « Nous voulions faire une comédie, tout en parlant des problèmes de décroissance, de ces gens qui vivent en marge de la société. » La réalisatrice a donc tenu à ce que les personnages soient vraiment reliés au monde qui les entoure. « Nous avons trouvé dans un premier temps les personnages de Cheyenne et de Pierre, qui représentent deux manières très différentes de refuser la société actuelle. Puis, en contrepoint, nous avons inventé le personnage de Sonia, la prof, qui, elle, refuse la marginalité. Tous les personnages se positionnent par rapport aux problématiques de la consommation et de l’engagement, qu’il soit amoureux ou politique. »

Mais surtout, une histoire d’amour…

Le film raconte surtout une belle histoire d’amour. La force de l’oeuvre repose sur la douleur de l’absence et la puissance du désir amoureux. Cheyenne veut être heureuse et c’est ce qui la sauve. Valérie Minetto tenait à ce happy-end, à cet espoir qui, au lieu de clore le film, offre une ouverture positive. Peut-on, pour autant, voir dans Oublier Cheyenne un film militant pour la communauté homosexuelle ? « Nous ne tenions pas spécialement à raconter une histoire d’amour homosexuelle. Mais très vite, nous nous sommes rendu compte que la même histoire avec un homme et une femme obligeait à décider qui, de l’homme ou de la femme, était proche de la nature, de la terre... Le film risquait de sombrer dans le psychologisme et de se résumer à une “guerre des sexes” superficielle. La difficulté pour Cheyenne et Sonia à vivre leur histoire
d’amour n’est pas liée à l’homosexualité. C’est pourquoi tout le monde peut partager ce qui leur arrive. Par ailleurs, je suis heureuse de pouvoir montrer l’homosexualité comme quelque chose de simple, sans culpabilité ni revendication particulière. Nous voulions raconter une belle histoire d’amour, et montrer que ce qui peut mettre en danger les relations aujourd’hui, c’est la cruauté économique et sociale actuelle.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 3 431 entrées
  • Cumul IDF : 7 414 entrées

  • Cumul France : 5 563 entrées