L’appétit insatiable de Vendredi, le chien d’Andi et Bruce, fait de lui un secret difficile à garder.
Thor Freudenthal explique : «Vendredi mange tout ce qui passe à sa portée. C’est une véritable tête de mule et même si vous lui dites non, il fera la bêtise qu’il se préparait à faire. À cause de lui, les enfants ont constamment des ennuis, mais au final il sera aussi leur porte-bonheur.»
Ivan Reitman raconte : «Tous les chiens de
Palace Pour Chiens sont formidables, et ils sont nombreux, mais Vendredi est probablement mon préféré. Il a dans le regard une intelligence saisissante.»
Lauren Shuler Donner ajoute : «Comme la plupart des chiens du film, nous avons trouvé l’interprète de Vendredi, Cosmo, dans un refuge. Nous voulions utiliser le plus de chiens abandonnés possible, et après le tournage nous leur avons trouvé de nouveaux maîtres. Le fait qu’ils aient vécu en groupe était pour nous un avantage parce qu’ils devaient bien s’entendre entre eux sur le plateau. De plus, les chiens qu’on trouve dans les refuges ont toujours beaucoup de personnalité, ce ne sont pas des canons de beauté, mais ils ont tous un petit truc spécial qui les rend uniques, et c’est exactement ce dont nous avions besoin.» Ces «petits trucs» ont permis de créer des personnages à quatre pattes tous dif- férents les uns des autres. Le producteur
Jason Clark se souvient : «Comme nous avions décidé de ne pas utiliser d’effets visuels, le défi était de trouver différents moyens de distinguer les chiens les uns des autres. Nous nous sommes alors demandé com- ment nous allions pouvoir raconter au public une histoire dont les personnages ne parlent pas pendant tout le film. Pour nous, il était important que chaque chien soit reconnaissable et crédible. Nous voulions des personnages forts, mais ils devaient avant tout rester des chiens.»

Mark Forbes de Birds & Animals Unlimited, un des meilleurs dresseurs d’Hollywood, a été engagé pour préparer les chiens à jouer leurs rôles et leurs cascades. Il raconte : «Je trouvais très intéressant le lien qui se développe dans l’histoire entre les humains et les animaux, mais j’avais conscience des défis que j’allais devoir rele- ver. Quand j’ai lu le scénario, je me suis senti aussi inquiet qu’excité parce que cela s’annonçait comme un projet très amusant. C’est une belle histoire sur la volonté de se faire une place dans le monde, pour soi-même et pour ceux qu’on aime.»
En plus de Vendredi, plusieurs chiens deviennent des pensionnaires permanents de l’hôtel abandonné. Les cinéastes ont sélectionné neuf «héros» pour jouer les rôles principaux. Lenny et Georgia sont les premiers habitants de l’hôtel. Lenny, un Bull Mastiff de 70 kg, est un géant adorable qui veille sur Georgia, une fougueuse petite Boston Terrier à forte personnalité. Les excentricités de ces chiens vont inspirer à Andi et Bruce plusieurs inventions romanesques destinées à les divertir.
Mark Forbes raconte : «Comme Lenny passe son temps à regarder dehors, il veut que les fenêtres soient toujours ouvertes. S’il n’a pas une vue sur le monde extérieur ou une fenêtre ouverte, il commence à hurler, ce qui compromet le secret de toute l’opération.» Georgia, la complice de Lenny, est une rapporteuse compulsive.
Mark Forbes note : «Georgia doit toujours courir après quelque chose, l’attraper, et le ramener à une personne qui pourra le lancer à nouveau. Pour qu’elle puisse s’amuser toute la journée, Bruce lui invente une machine qui lance des objets.»
Lauren Shuler Donner commente : «Georgia est un peu la préférée des enfants parce qu’elle est petite, toute mignonne, et rapporte tout et n’importe quoi. Elle a un visage adorable et la personnalité qui va avec.» Cooper, Shep et Roméo, trois chiens venus de l’animalerie que Dave a supplié Bruce d’adopter, ont tous des petites manies qui les ont empêchés de trouver preneur. Cooper, un Bouledogue anglais plein de personnalité, mâchouille tout ce qui lui tombe sous la patte. Mark Forbes explique : «Cooper mâchonne les murs, les plaques d’immatriculation, les chaussures, tout ce qu’il trouve. Il passe sa vie à tout croquer.»
Ivan Reitman observe : «Cooper est né pour être comédien. Chaque fois que je le vois avec ses grandes joues pendantes, il me fait rire !»
Lauren Shuler Donner note : «Les gens vont adorer Cooper. Je me souviens d’une scène où nous avions installé des tapis de jogging à l’avant desquels nous avions accroché des os pour faire avancer les chiens. Cela fonctionnait très bien, ils essayaient tous de marcher à la bonne vitesse pour rester sur le tapis, mais quand Cooper a vu l’os, il est allé directement au bout du tapis pour le prendre. Nous n’avions pas imaginé qu’il allait faire cela, mais nous l’avons filmé et c’est un des moments les plus drôles du film. C’est un des chiens que je préfère parce qu’il a un caractère bien à lui.» Shep, un Border Collie plein d’énergie, ne peut réfréner ses instincts de gardien de troupeau.
Thor Freudenthal explique : «Shep aime surveiller et rassembler les gens en tournant autour d’eux. A la fin, il aide à rassembler tous les chiens et leur montre la bonne direction quand ils sont perdus.» Affublé d’un nom qui ne lui va pas du tout, Roméo est un Chien Chinois à Crête, une race de chien nu qui n’a qu’un toupet de poils ébouriffés sur la tête. Mark Forbes remarque : «Roméo n’est pas vraiment le plus beau des chiens, mais il ne le sait pas. Il forme un couple touchant et très amusant avec Juliette.» Juliette est une Caniche que les enfants sauvent des griffes d’un employé de la fourrière qui était sur le point de l’attraper. Mark Forbes raconte : «Quand les enfants ramènent Juliette à l’hôtel et la toilettent, elle devient la Bo Derek du monde canin, Roméo commen- ce alors à la suivre partout, et ils finissent par tomber amoureux.»
Thor Freudenthal ajoute : «Au début, Roméo est assez timide et passe son temps à se cacher sous les tables. Mais il va s’enhardir en rencontrant Juliette, et la séduire grâce à son tempérament romantique. Roméo illustre l’idée qu’il ne faut pas juger une personne sur son apparence parce qu’elle peut avoir dans le cœur une beauté qui échappe au premier regard.» Enfin, Henry est un impressionnant Beauceron, une race française qui ressemble à un croisement entre un Doberman et un Rottweiller, un chien au caractère doux et pacifique. Mark Forbes explique : «Dans l’histoire, Henry appar- tenait à une personne qui voulait en faire un chien de garde, mais cela n’était pas du tout adapté à sa personnalité. Après l’avoir sauvé, les enfants le ramènent à l’hôtel où il va progressivement reprendre confiance en lui, et même aider ses sauveurs alors qu’ils se trouvent dans une situation difficile.»

La première étape pour créer cet ensemble de personnages à quatre pattes était bien sûr de choisir les chiens qui allaient les interpréter. Mark Forbes précise : «Vous pouvez donner davantage de personnalité à un chien à l’écran en lui apprenant des tours et des attitudes, mais vous ne pouvez pas lui demander de jouer ce qu’il n’est pas. Au final, sa véritable personnalité finit toujours par ressortir. Vous ne pouvez pas leur demander de lire le scénario et de transmettre leurs commentaires au réalisateur, il faut donc trouver le bon chien pour chaque rôle.»
Avec l’aide de Mark Forbes, les cinéastes ont passé en revue toutes les races de chiens pour trouver celles qui convenaient le mieux aux héros du film.
Thor Freudenthal observe : «Nous voulions que tous nos chiens aient des tailles, des couleurs et des têtes différentes pour que leur apparence suggère leur personnalité. Comme on ne peut pas leur demander de jouer des émotions, le visage de chaque chien devait refléter son caractère.»
Thor Freudenthal poursuit : «J’ai associé les chiens les plus petits avec les plus grands pour créer un contraste, et je pense qu’avec Roméo et Juliette et Lenny et Georgia, nous avons créé des couples très intéressants.»
Les cinéastes ont sélectionné 70 chiens pour jouer dans le film. Le producteur Leslie Ewan raconte : «Nous avions quelques chiens de race, mais la plupart d’entre eux étaient des corniauds. Ils avaient tous une histoire. En l’espace de deux ou trois mois, nous leur avons appris à faire tout ce dont nous avions be- soin pour le film. C’était assez incroyable.»
Comme dans l’histoire de
Palace Pour Chiens, les deux tiers des chiens qui ont été utilisés étaient des rescapés de la fourrière. Cosmo et ses deux doublures, qui ont tous brillamment interprété Vendredi, ont été découverts dans un refuge six mois avant le début du tournage. Le producteur
Ewan Leslie, un fervent défenseur de la cause animale, travaille avec Karma Rescue, une organisation qui cherche des familles adoptives pour les chiens abandonnés. Grâce à un don de DreamWorks Pictures,
Ewan Leslie a sauvé 14 chiens pendant la préproduction et le tournage. Plusieurs membres de l’équipe ont adopté des chiens du film et ont trouvé des familles d’accueil pour bon nombre d’entre eux.
Ewan Leslie commente : «Nous avons sauvé pas mal de chiens et nous espérons que ce film donnera aux gens l’envie d’adopter un chien abandonné. Ce qui est mer- veilleux avec les chiens sauvés de la fourrière, c’est cette reconnaissance qu’ils vous témoignent d’être venu les chercher. Quand ils trouvent enfin un maître qui les aime, ils sont si heureux qu’ils deviennent vraiment les meilleurs chiens du monde.»
Mark Forbes et son équipe de dresseurs ont commencé à travailler avec les héros canins du film seize semaines avant le début du tournage. L’entraînement de ces acteurs «en herbe» venus tout droit de la fourrière, et qui n’avaient jamais subi aucun dressage, a été décomposé en deux périodes de quatre semaines. Durant la première, les chiens ont appris des ordres simples comme «assis» et «couché», et à poser leurs pattes de devant sur une marque dessinée sur un gros bloc. La seconde période s’est concentrée sur des ordres plus compliqués comme rapporter des objets et saluer de la patte, ainsi que sur la recherche de compor- tements et de tours spécifiques à chaque chien pour souligner sa personnalité devant la caméra.
Jason Clark explique : «Les chiens ont un langage corporel très clair. Quand ils sont heureux, ils se mettent sur le dos et se tortillent avec les quatre pattes en l’air, quand ils sont tristes ils ont la queue entre les jambes, les épaules basses et les oreilles rabattues. Pendant la seconde phase de l’entraînement, nous avons ob- servé ces comportements pour trouver ceux qui pouvaient le mieux définir chaque personnage.»
Mark Forbes ajoute : «À la fin de la seconde phase d’entraînement, nous avons emmené les chiens dans des lieux publics comme des centres commerciaux et des parcs pour leur apprendre à répondre aux ordres dans des conditions semblables à celles d’un plateau de cinéma. Nous voulions que les chiens se sentent rassurés et comprennent qu’ils allaient avoir leurs récompenses où qu’ils soient, et le plateau est vite devenu pour eux un endroit comme un autre.»

L’entraînement de base terminé, l’équipe de Mark Forbes s’est concentrée sur les actions spécifiques que chaque chien devait faire pendant le tournage. Mark Forbes explique : «Il faut beaucoup d’organisation pour trouver comment obtenir de chaque chien ce qu’il est supposé faire. D’une certaine façon, il fallait traduire le scénario en langage des chiens pour leur permettre de comprendre ce que nous attendions d’eux. Chaque scène demandait de nombreuses prises, et les chiens apprenaient ce qu’ils devaient faire juste avant qu’elle ne soit tournée parce qu’ils ne s’en seraient peut-être pas souvenus si nous le leur avions appris la veille.» Une autre partie importante de l’entraînement a consisté à travailler avec les acteurs afin de les familiariser avec le com- portement des chiens, et de créer entre eux un sentiment de confiance. Mark Forbes observe : «Souvent, cette partie de l’entraînement est plus destinée aux acteurs qu’aux chiens parce qu’elle leur permet de rencontrer et de comprendre les chiens avec qui ils vont jouer. Elle leur permet aussi de se familiariser avec les techniques que nous utilisons sur le plateau. Parfois, les acteurs doivent donner quelques récompenses, ou jouer avec en face d’eux un dresseur en train de sauter ou de faire des gestes au chien, et cela peut être déstabilisant.» Le producteur
Jason Clark commente : «Nous voulions que les acteurs et les chiens nouent des liens entre eux, et je dois dire que cela a été une réussite. Les chiens sont vraiment devenus les chiens des enfants, et quand la caméra s’arrêtait c’était merveilleux de voir tout l’amour qu’il y avait entre eux. Ils sont devenus une vraie famille, cela se ressent vraiment quand on regarde le film.»
Emma Roberts confie : «Le tournage de
Palace Pour Chiens a été une expé- rience formidable. Je n’avais jamais travaillé avec des chiens et j’ai découvert que cela demande bien plus de patience qu’on ne peut l’imaginer, parce que même si vous avez été parfaite, la prise est mauvaise si le chien n’a pas fait exactement ce qu’on attendait de lui. Parfois, au lieu de jouer sa scène, il part se promener sur le plateau. Il faut garder à l’esprit que ce sont des chiens, ils ne peuvent pas faire à chaque fois tout ce qu’on leur demande à la perfection.»
Jason Clark observe : «Sur un plateau normal, c’est toujours très calme quand les acteurs jouent leurs scènes. Mais quand vous tournez avec des chiens, les dresseurs crient, sautent dans tous les sens, sifflent et font un tas de choses qui peuvent distraire les acteurs. Ce n’était pas facile pour Emma, Jake et tous nos acteurs, mais ils ont fait beaucoup d’efforts pour s’habituer à cette façon de travailler, et sont parvenus malgré le bruit et l’agitation à livrer des prestations absolument remarquables.» Pour préparer les chiens à utiliser les nombreux gadgets du film, le département des effets spéciaux a donné aux dresseurs des maquettes des machines inventées par Bruce.
Jason Clark commente : «
Michael Lantieri, notre coordinateur des effets spéciaux, et son équipe ont été formidables parce que plusieurs mois avant le début du tournage, alors que les machines n’étaient même pas encore terminées, ils ont construits ces maquettes pour que les chiens puissent s’habituer à les utiliser.» Pour divertir les chiens et les garder en bonne santé, le jeune Bruce, 11 ans, construit de nombreux gadgets avec des objets trouvés dans l’hôtel abandonné.
Thor Freudenthal note : «Jusqu’ici, personne n’avait jamais vraiment compris et apprécié les talents de Bruce, mais dans cet hôtel il va enfin trouver toute l’attention et la reconnaissance qu’il mérite.»
Le coordinateur des effets spéciaux oscarisé
Michael Lantieri a été engagé pour concevoir les ingénieux gadgets que Bruce imagine pour garder les chiens en forme et silencieux.
Michael Lantieri se souvient : «Deux choses m’ont particulièrement attiré dans ce projet : l’occasion de construire toutes ces machines complètement folles, et ma passion des chiens. Quand on me propose un nouveau projet, je me demande toujours si ce que je vais construire est un élément central de l’histoire, et dans ce film les machines sont presque aussi importantes que les personnages.» Pour Georgia, la femelle Boston Terrier qui aime courir et rapporter des objets, Bruce invente une «machine à rapporter» que la petite chienne peut faire fonction- ner toute seule pour s’amuser. La création de ce gadget est passée par deux étapes.
Michael Lantieri explique : «La première version était une machine actionnée par un ressort qui lançait une balle attachée à une ficelle dans les couloirs et la faisait ensuite revenir grâce à un moulinet. La seconde machine était plus sophistiquée et était faite avec un vélo et une main de mannequin. La balle était aimantée pour coller à la main, et quand la roue se mettait à tourner, la main tournait avec elle et projetait la balle pour que les chiens puissent courir après. Cela peut paraître simple à expliquer, mais tout devait être soigneusement réglé pour fonctionner à l’écran. Nous avons passé beaucoup de temps à déterminer quel devait être le poids de la balle, et à synchroniser le mouvement de la main et le moment où la balle était projetée.»
Pour
Michael Lantieri et son équipe, un autre défi se cachait derrière la construction de ces machines complexes.
Michael Lantieri explique : «Tous les gadgets devaient avoir l’air d’avoir été imaginés et conçus par un petit génie de 11 ans. Par chance, j’ai réuni ces dernières années une équipe composée des meilleurs spécialistes qui ont tous un âge mental qui avoisine les 11 ans !» Comme si cela ne suffisait pas, les inventions devaient être conçues avec des objets que Bruce trouve dans l’hôtel.
Michael Lantieri note : «Nous avons beaucoup discuté pour déterminer ce qui pouvait avoir été abandonné dans les chambres de l’hôtel, la blanchisserie, les cuisines ou encore dans la réserve. Nous ne voulions pas que les objets utilisés aient l’air de sortir du magasin, ils devaient ressembler à un bric-à-brac de vieilleries trouvées dans le grenier à côté des vieilles décorations de Noël et du matériel de l’hôtel mis au rebus.» Pour Shep, le Border Collie qui ne peut s’empêcher de rassembler tout le monde en troupeau, Bruce a crée une pièce spé- ciale : la «chambre à rassembler». Shep y chasse des moutons conçus avec du fil de pêche, des gants de cuisine et des boules de coton et de mousse, fixés sur des voitures télécommandées, une invention qui a particulièrement amusé Michael Lantieri et son équipe.
Le coordinateur des effets spéciaux raconte : « Quand j’ai lu le scénario, j’ai d’abord pensé que nous allions monter les moutons sur des câbles, mais finalement nous avons préféré les fixer sur des voitures télécommandées. Nous avons fait des courses dans l’atelier pour les tester et le plateau s’est vite transformé en un véritable jardin d’enfants pour adultes, c’était vraiment très drôle.» Le producteur
Jonathan Gordon note : «
Michael Lantieri a été nommé à plusieurs Oscars. C’était assez surprenant de le voir partir en smoking, puis revenir dans son atelier construire ces jouets complètement fous. C’est assez rassurant de savoir qu’après avoir détruit le domicile de leurs parents pendant les dix-huit premières années de leurs vies, Michael et son équipe ont finalement trouvé un exutoire créatif dans l’industrie du cinéma. Ce sont les gamins les plus brillants que je connaisse.» Pour la «chambre des portes»,
Michael Lantieri a récupéré des portes de plusieurs couleurs et styles différents. Les heurtoirs étaient actionnés par air, et une botte donnait des coups dans la porte grâce à des ressorts et des élastiques.
Michael Lantieri commente : «C’est une des pièces les plus drôles du film. Ayant moi-même un chien, je sais à quel point ils peuvent devenir complètement dingues quand quelqu’un frappe à la porte ou appuie sur la sonnette. C’était hilarant de voir tous ces chiens réagir à chaque fois qu’un coup était donné dans une porte. Ils aboyaient tous et on ne s’entendait plus parler, mais c’était vraiment très amusant à voir.» Bruce crée une autre pièce spéciale pour satisfaire une des habitudes les plus fréquentes de nos amis à quatre pattes.
Lauren Shuler Donner raconte : «Nous savons tous à quel point les chiens adorent passer leur tête par la fenêtre quand on roule en voiture, c’est un des petits plaisirs de la vie canine. Bruce descend donc au ous-sol et réquisitionne tout ce qui peut lui être utile, et avec de vieilles portières de voiture, un projecteur et quelques ventilateurs bien pla- cés, il recrée dans une pièce les conditions et les sensations d’un voyage en voiture pour le plus grand bonheur des chiens.»
Pour Cooper, le Bouledogue anglais qui mâ- chonne tout ce qu’il peut se mettre sous la dent, Bruce récupère un distributeur automatique qu’il remplit de chaussures et de jouets à mâchouiller, et installe une pédale que Cooper actionne pour faire tomber de nouveaux objets. Pour nourrir Vendredi et les autres chiens en leur absence, Bruce crée une ma- chine dotée d’une minuterie qui remplit six bols de nourriture à la fois. Toujours affamé et très intelligent, Vendredi comprend rapidement comment faire fonctionner la machine pour manger dès qu’il en a envie. Plus les enfants sauvent de chiens errants, plus le nombre de «pensionnaires» de l’hôtel augmente. Bruce construit alors une énorme machine capable de nourrir tous les nouveaux arrivants. Ce chef-d’œuvre est une gigantesque table sur laquelle deux tapis roulants tirés par un train électrique entraînent des gamelles dans lesquelles tombe de la pâtée pour chien.
Michael Lantieri raconte : «Pour concevoir cette machine, nous avons dessiné des plans pendant des semaines afin de régler tous les détails comme les couleurs et le nombre de bols, et nous assurer que le train allait être assez puissant pour les tirer.
Tout a été conçu avec beaucoup de minutie, et le public sera très étonné par cette machine simple et élégante qui a vraiment l’air d’avoir été inventée par un enfant de 11 ans.» Chaque bol devait se remplir d’une certaine quantité de nourriture, un véritable défi quand on sait que la pâtée était transférée depuis une bouteille géante située plusieurs pièces au-dessus et passait dans un système de transmission à vis sans fin muni de volets qui permettent de régler le débit et la quantité de nourriture lâchée dans chaque bol.
Michael Lantieri explique : «Quand la machine a été terminée, nous avons répété avec les chiens pour les habi- tuer à son fonctionnement et aux bruits qu’elle faisait. Le premier chien de la table a dû apprendre à regarder passer devant lui 50 bols pleins de nourriture sans se jeter dessus. Cela fonctionnait très bien, cette machine a été une de nos plus belles réussites.» Une deuxième équipe a été mise en place pour filmer les scènes d’action et celles où les chiens utilisent les gadgets.
Jason Clark se souvient : «Cette équipe travaillait chaque jour avec 60 chiens. Le plateau débordait d’activité mais certains jours, il y avait de quoi devenir sourd parce qu’en plus des chiens, il y avait 60 dresseurs en train de siffler et de hurler des ordres. Je n’ai jamais vu un tournage aussi bruyant de toute ma vie !»