Notes de Prod. : Parque vía

Interview du réalisateur

Comment avez vous travaillé avec l’acteur non professionnel Nolberto Coria qui tient le rôle principal ?

Le film est basé en partie sur sa vie. Nous avons tourné dans la maison où il a travaillé et il a été le premier a accepté de faire partie du film. Mon objectif était de faire partager au spectateur son rythme de vie et ses sensations. Nous n’avons pas tourné dans l’ordre chronologique. Il ne savait donc pas toujours quoi exprimer. Mais il avait totale confiance en moi. On a commencé par le filmer effectuant ses tâches quotidiennes, et plus vite que” prévu nous en sommes arrivés aux scènes demandant un effort d’interprétation. Et cela s’est très bien passé.

Vivant en Espagne, vous avez tout de même situé l’action et tourné au Mexique?

C’est l’histoire, le scénario qui vous choisit et on doit le suivre. D’autre part, je me sens toujours plus Mexicain qu’Espagnol. Le Mexique est un pays émergeant où les nouvelles technologies côtoient les vieilles traditions. Cela donne une vision des choses qu’il est difficile de retranscrire. Le film est sorti en Espagne et au Venezuela mais pas au Mexique. Je vais sûrement perdre tout l’argent que j’ai mis dans le film; mais je compte le distribuer moi même au Mexique. Je ne dois d’argent à personne et je suis fier d’avoir pu faire ce film.

Vous considérez vous comme l’un des nouveaux jeunes talents du cinéma mexicain?

Il y a 2 tendances : des films art et essai et des films plus commerciaux. Ainsi je ne connais pas Gael Garcia Bernal et les autres vedettes mexicaines. Par contre j’ai comme ami proche Amat Escalente (réalisateur de Los bastardos). J’apprécie beaucoup son travail et nous avons souvent les mêmes techniciens.

On retrouve dans nombre de ces nouveaux films, le thème de l’aliènation. Est ce typique du cinéma mexicain?

Amat est plus dans la veine de Michael Anneke que moi. Son dernier film “Sangre” a beaucoup de similitudes avec Parque Via, même si je préfère “Los bastardos”. En se concentrant sur un personnage comme dans Parque Via, on s’attache aussi à sa solitude et son rapport aux autres. A travers ça on touche aux valeurs humaines universelles. Représenter la solitude est intéressant, un solitaire est quelqu’un de très rationnel, organisé. C’est avec les autres qu’elle est irrationnelle.

Vous travaillez essentiellement avec des non professionnels. Comment s’est déroulé le casting?

J’ai pris des gens que j’ai rencontré par hasard et qui ont leur histoire. Un des chauffeurs de taxi est celui qui me conduisait quand je faisais mes repérages. J’adore me balader en taxi à Mexico. Mon script fait 50 pages, mais la plupart desscènes en taxi sont improvisées.

Comment avez vous été influencé par le travail d’Ingmar Bergman?

Je n’ai pas été élevé dans un milieu d’intellectuels. Ma première “rencontre” avec lui date de mes 12 ans. Je zappais, et soudain j’ai vu des images qui m’ont fait arrêté de zapper. C’était “les fraises sauvages”. Je suis allé au vidéo club louer ses films et ceux de Godard. Je passais mes matinées avec Bergman et mes après midi avec Godard. Ce sont des choses que l’on oublie pas. J’aime beaucoup les titres de ses films, les métaphoriques, mais aussi ceux plus directs et explicites. J’ai eu beaucoup de mal à trouver un titre pour mon film.

Note du réalisateur

Cette histoire est le résultat des observations que j’ai faite depuis plusieurs années lors de mes visites á Mexico. En étant isolé dans cette maison, il est facile de ne voir les choses, qu’avec une certaine distance. Elles prennent un nouveau sens, une autre couleur. Le principal intérêt de ce film c’est le fait que l’histoire, du moins en grande partie est vraie. Beto existe et sa vie est comme ça.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 32 entrées
  • 1er jour IDF : 187 entrées
  • 1ère semaine IDF : 1 299 entrées
  • Cumul IDF : 1 794 entrées

  • 1er jour France : 214 entrées
  • 1ère semaine France : 1 559 entrées
  • Cumul France : 1 559 entrées