Qu’est-ce qui vous a séduit quand Catherine Corsini vous a parlé du projet de Partir ?
Elle. Tout de suite, j’ai été séduite par Catherine qui est un personnage singulier, un peu extrême. J’aime beaucoup ses films parce que, même lorsqu’ils ne sont pas totalement aboutis, il y a toujours quelque chose de fort et de lyrique qui les traverse. Elle ose plein de choses. Elle est venue me voir et a commencé à me parler d’une idée qu’elle avait pour un film qu’elle voulait faire avec moi. L’histoire d’une femme de mon âge qui vit un truc que plein de femmes vivent aujourd’hui - c’est incroyable tous ces couples qui se cassent la figure ! On arrive à la quarantaine et là, tout pète ! Ça m’intéressait, et... pas seulement parce que ça m’est arrivé à moi aussi ! Donc, je lui ai dit « Pourquoi pas ? » Et elle s’est mise à écrire. En plus, toute cette entreprise avec cette équipe me plaisait : Catherine, donc,
Fabienne Vonier, productrice que j’aime beaucoup et qui a fait de très belles choses,
Agnès Godard à la lumière... J’avais envie de partir avec ces femmes-là, de raconter avec elles cette histoire d’une femme qui a été étouffée pendant très longtemps et qui pense qu’elle va pouvoir réinventer la deuxième partie de sa vie... J’en connais de ces épouses dont le mari estime que ce n’est pas la peine qu’elles aient une carte de crédit, ni qu’elles travaillent et qui se retrouvent piégées, quand elles ne sont pas confrontées à la violence conjuguale... Trois ou quatre mois après ce premier rendez-vous, Catherine est revenue avec son scénario, qui, d’ailleurs entre temps, a pas mal évolué et voilà...