Notes de Prod. : Partir

    en DVD le 03 Février 2010

Notes de Tournage...

Le 17 Juin 2008 - Kristin Scott Thomas espère Partir

Kristin Scott Thomas, une des plus françaises actrices britanniques (si on ajoute Charlotte Rampling et Jane Birkin au podium) est présente à Nîmes depuis le 11 juin pour le tournage de Partir.

Le film, septième réalisation de Catherine Corsini, s’attachera à décrire le dilemme sentimental d’une femme (Kristin Scott Thomas) prête à délaisser son mari (Yvan Attal) pour un ouvrier espagnol (Sergi Lopez).

L’actrice bilingue poursuit donc avec Partir une carrière française prolifique. Vue dans Ne Le Dis à Personne de Guillaume Canet, elle est actuellement à l’affiche de Il Y A Longtemps Que Je T’aime réalisé par Philippe Claudel. Et, en bonne actrice polyvalente qui se respecte, Kristin sera très prochainement sur les écrans français, en antiquaire-escroc, dans la comédie loufoque Seuls Two, dernière création des « frangins » Eric et Ramzy.

L’équipe de Partir sera présente dans le Gard pendant six semaines avant de rejoindre la Catalogne.

Entretien avec Catherine Corsini

Même si le schéma de Partir est assez classique - la femme, le mari et l’amant - il y a, notamment dans le comportement de l’épouse qui quitte absolument tout du jour au lendemain pour vivre sa passion, un aspect radical qui en fait la singularité. Est-ce cela justement qui vous a donné envie de raconter cette histoire ?

Entretien avec Kristin Scott Thomas

Qu’est-ce qui vous a séduit quand Catherine Corsini vous a parlé du projet de Partir ?
Elle. Tout de suite, j’ai été séduite par Catherine qui est un personnage singulier, un peu extrême. J’aime beaucoup ses films parce que, même lorsqu’ils ne sont pas totalement aboutis, il y a toujours quelque chose de fort et de lyrique qui les traverse. Elle ose plein de choses. Elle est venue me voir et a commencé à me parler d’une idée qu’elle avait pour un film qu’elle voulait faire avec moi. L’histoire d’une femme de mon âge qui vit un truc que plein de femmes vivent aujourd’hui - c’est incroyable tous ces couples qui se cassent la figure ! On arrive à la quarantaine et là, tout pète ! Ça m’intéressait, et... pas seulement parce que ça m’est arrivé à moi aussi ! Donc, je lui ai dit « Pourquoi pas ? » Et elle s’est mise à écrire. En plus, toute cette entreprise avec cette équipe me plaisait : Catherine, donc, Fabienne Vonier, productrice que j’aime beaucoup et qui a fait de très belles choses, Agnès Godard à la lumière... J’avais envie de partir avec ces femmes-là, de raconter avec elles cette histoire d’une femme qui a été étouffée pendant très longtemps et qui pense qu’elle va pouvoir réinventer la deuxième partie de sa vie... J’en connais de ces épouses dont le mari estime que ce n’est pas la peine qu’elles aient une carte de crédit, ni qu’elles travaillent et qui se retrouvent piégées, quand elles ne sont pas confrontées à la violence conjuguale... Trois ou quatre mois après ce premier rendez-vous, Catherine est revenue avec son scénario, qui, d’ailleurs entre temps, a pas mal évolué et voilà...

Entretien avec Sergi Lopez

Quelle a été votre réaction lorsque Catherine Corsini vous a donné à lire le scénario de Partir ?
Dès que je l’ai lu, j’ai eu envie de faire le film. Je n’ai pas de stratégie précise - quel rôle je dois faire, quels films je dois enchaîner... mais j’ai toujours besoin d’être pris par l’histoire, d’avoir envie de la raconter et là, ça a été le cas immédiatement. Il y a dans cette histoire quelque chose d’essentiel et à la fois de très simple, qui tourne autour de questions fondamentales. Qu’est-ce que l’amour ? Qu’est-ce que la passion ? Qu’est-ce qui fait qu’on tombe amoureux ? Comment vit-on cette dichotomie éternelle entre la douleur et l’amour, car on rêve tous de tomber amoureux même si l’on sait que cela peut nous faire du mal ? Jusqu’où aller trop loin quand on est fou amoureux ? Qu’est-ce qui peut nous faire perdre la tête ? Quelle est cette énergie très forte qui pousse un homme et une femme à s’aimer ? Il y avait tout ça et aussi cette course folle du personnage de Kristin. Une course éperdue qui à la fois fascine et terrifie...

Entretien avec Yvan Attal

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire Partir ?
L’histoire. J’aimais profondément le thème du film. On voit beaucoup d’histoires d’amour et je trouvais intéressant de ramener cette histoire-là à une sorte de constat social. Qu’une femme, pour suivre son amant, ait le courage, dans le monde dans lequel on vit, de passer outre tout ce qui fait sa vie de tous les jours - le confort, le statut social, les enfants... je trouvais ça très fort. J’aimais le côté radical de point de vue. Je le voyais comme l’opposé du film de Woody Allen, Match Point. Autant Match Point, c’est l’Amérique : un type sacrifie sa passion amoureuse pour son statut social et il s’en sort ; autant Partir est très français : elle sacrifie tout pour sa passion amoureuse et, en plus, elle ne s’en sort pas ! C’est en ça que je trouvais l’histoire du film très intéressante parce qu’il y avait évidemment un discours sur le monde aujourd’hui, sur l’amour aujourd’hui... La première version du scénario que j’ai lue ne m’a pourtant pas vraiment convaincu. Mais Catherine est revenue me voir quinze jours après et elle avait fait un travail incroyable, renforçant les personnages et approfondissant les situations. Du coup, ça devenait intéressant. Du coup, j’ai cru en elle. Je me suis dit « Quelqu’un qui est capable en quinze jours de faire ce travail-là, ça veut dire quelque chose ! » En plus, il y avait Kristin Scott Thomas que j’avais envie de retrouver près de vingt ans après le film de Rochant Aux Yeux Du Monde, et Sergi Lopez que j’avais envie de rencontrer...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 10 539 entrées
  • 1ère semaine IDF : 57 391 entrées
  • Cumul IDF : 139 890 entrées

  • 1ère semaine France : 201 242 entrées
  • Cumul France : 583 802 entrées