Notes de Prod. : Pas assez de volume notes sur l'OMC

Notes de l'équipe sur la distribution

"La distribution du film documentaire Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC) est assurée par la Société Coopérative d’Intérêt Collectif Co-errances. Cette distribution est une première qui s’inscrit dans la continuité des premières expériences menées par la coopérative pour promouvoir le documentaire de création hors des impératifs d’audimat.

Il est important de rappeler que le documentaire est aujourd’hui menacé par les logiques commerciales qui traversent l’ensemble du champ de la production et de la création culturelles. Les logiques de concentration dans le secteur des industries culturelles témoignent de la marchandisation croissante de la culture et de l’information. Ce phénomène s’exerce au détriment des logiques d’auteur, de la liberté d’expression.

Il existe en France un réseau encore dense de salles classées Art et Essai ou Recherche qui programment des films d’auteur, des documentaires, des œuvres singulières. Ces salles sont aujourd’hui menacées par la création des multiplexes et autres supermarchés de l’image qui n’entretiennent qu’un rapport comptable aux films qu’ils diffusent. Pourtant, un public de plus en plus nombreux soutient l’existence de ces salles (1). Parallèlement, une demande forte de débats publics autour de questions sociétales s’exprime. Les succès récents en salles de certains documentaires - que les télévisions ont refusé de programmer - tels que Attention, Danger Travail de Pierre Carles, Christophe Coelho, Stéphane Goxe, et encore Davos - Porto Alegre et Autres Batailles de Vincent Glenn en témoigne. Ces films ont été constamment accompagnés, contextualisés à travers des rencontres publiques et des discussions.

Avec cette première expérience de distribution en salles, les objectifs de co-errances sont multiples :
- Défendre des œuvres exemplaires tant par les contenus, les formes que par la manière dont ils ont été produits et réalisés ;
- Permettre l’accès de publics à ces œuvres singulières ;
- Intervenir en soutien à des lieux de diffusion indépendants en leur garantissant l’exclusivité de ces films, et en relayant l’importance qu’ont ces lieux aujourd’hui ;
- Créer des espaces de débat autour de questions qui engagent notre avenir commun, et par là relayer des campagnes, des actions de mouvements, associations et organisations qui interviennent en rupture avec les modèles sociaux, culturels et économiques dominants.

En somme, il s’agit rien moins que de promouvoir la liberté de création et d’expression à une époque où celle-ci est mise à mal par des politiques sociales et économiques du pire qui font la part belle à la raison du plus fort."