Notes de Prod. : Pathfinder, le sang du guerrier

    en DVD le 06 Février 2008

Notes de production

De récentes découvertes archéologiques laissent penser que, bien longtemps avant que l’Amérique ne soit officiellement découverte par Christophe Colomb, un peuple d’Europe avait déjà foulé le sol de ce continent en passant par le nord. En accostant ces terres sauvages, les Vikings ignoraient qu’ils allaient rencontrer un autre peuple, aussi puissant qu’eux et bien décidé à protéger son monde…
Dans ce contexte inédit, voici l’aventure du premier choc, la saga d’un homme qui, issu d’une culture mais élevé dans une autre, va changer l’Histoire pour toujours…

Sur les traces d’une aventure secrète

Les dernières découvertes archéologiques montrent avec de plus en plus de certitude que plusieurs siècles avant Christophe Colomb en 1492, des drakkars vikings ont abordé la côte nord-est des Etats-Unis afin de s'établir sur un territoire qui appartenait aux Indiens depuis 25 000 ans.
Connus et redoutés dans toute l’Europe, les barbares nordiques cherchaient de nouvelles terres fertiles vers l'ouest. C’est en les découvrant qu’ils connurent sans doute leur premier échec. Bien que les textes traditionnels vikings parlent de violents affrontements avec les habitants d’un Nouveau Monde, personne n’avait jamais vraiment su ce qu'il advint des premiers colons. La rencontre de ces deux cultures reste voilée de mystère.
C’est au cœur de cette fascinante énigme historique que Pathfinder, le sang du guerrier puise sa source pour nous raconter la saga d’un homme qui, face à l’Histoire, va devoir choisir son destin.
Marcus Nispel, le réalisateur du film, raconte : « J’ai tout de suite été captivé par le potentiel de ce contexte historique. Confronter les Vikings et les Indiens promettait bien plus que des grandes batailles. C’est la rencontre de deux cultures emblématiques et à travers ce choc, le destin d’un homme se dessine avec énormément d’enjeux. Face à l’affrontement des peuples, c’est un drame intérieur qui se joue. »
La genèse de Pathfinder débute en 1987 avec la sortie du film norvégien Ofelas/pathfinder qui fut nominé à l’Oscar du meilleur film étranger. Très impressionnés par la puissance de son contenu mythologique et onirique, les producteurs Mike Medavoy et Arnold W. Messer de Phoenix Pictures en achetèrent immédiatement les droits de remake.
Après plusieurs tentatives inabouties, il aura fallu l’arrivée de Marcus Nispel, jeune réalisateur prometteur de Massacre A La Tronçonneuse (2003), pour relancer le projet sérieusement.
En associant les dernières découvertes scientifiques, notamment les fouilles effectuées sur le camp de la ville de L'Anse Aux Meadows sur la côte ouest de Terre-Neuve, au Canada, et leur imagination, Marcus Nispel et la scénariste Laeta Kalogridis ont construit l’histoire en la centrant sur un personnage issu des deux cultures.

Marcus Nispel explique : « Un des éléments qui m’attiraient était l’explication du premier échec des Vikings. Ce peuple guerrier que rien n’avait arrêté jusque-là rencontrait soudain son premier obstacle. De ce premier choc, il ne restera qu’un orphelin, Ghost, qui au cours de son parcours découvrira que la violence aveugle qui l'anime est la même que celle qui causa la perte des Vikings. »
Laeta Kalogridis ajoute : « Aussi spectaculaire l’action soit-elle, l’enjeu reste d’abord humain. Le film parle de la lutte pour la survie et de l'importance d'appartenir à une culture, d’où le soin particulier apporté aux relations entre Ghost et Pathfinder, mentor et figure symbolique de la culture Wampanoag. »
Comme avec la réalité historique, Nispel a choisi pour recréer une Amérique sauvage originelle de prendre des libertés. Bien que s'appuyant sur des faits réels, le monde de Pathfinder est le théâtre d'une mythologie et d'une époque lointaine revisitées par son réalisateur : un monde rêvé et créé pour divertir et passionner les spectateurs.

Casting tranchant

Pour Ghost, le personnage principal de Pathfinder, Marcus Nispel ne voulait pas d'une star du box-office déjà prisonnière d'une image médiatique trop envahissante. Figure montante du cinéma d'action, Karl Urban (La Mort Dans La Peau, Le Seigneur Des Anneaux) a immédiatement retenu l'attention du réalisateur par son charisme et sa capacité à chevaucher et tenir une épée.
Karl Urban raconte : « Ghost est un personnage qui m’a tout de suite attiré. Il est complexe et tiraillé entre deux mondes. Au milieu de toutes les valeurs qui lui sont proposées ou imposées, il doit choisir les siennes. Face à la violence, face au conflit, il va défendre sa vision et son nouveau peuple. »
Marcus Nispel commente : « Traqué sans relâche, Ghost doit lutter contre la nature la plus sauvage et ses sentiments les plus sombres. Cette épreuve se joue à la fois dans sa chair et dans son âme. Le film suit son évolution, sa transformation en un vrai guerrier Wampanoag privilégiant l'intelligence plus que la force brute. »
Karl Urban ajoute : « Les conditions particulièrement physiques et périlleuses du tournage ont été une épreuve, mais comme Ghost, j’étais déterminé à aller jusqu'au bout. Marcus Nispel nous a parfois fait tourner plus de soixante plans par jour, mais cette énergie servait le propos du film et son rythme. »

Moon Bloodgood (Antartica, Prisonniers Du Froid) incarne Starfire, la fille guerrière de Pathfinder et amoureuse de Ghost. L’actrice confie : « Pathfinder est aussi une histoire d'amour dans laquelle mon personnage aide Ghost à devenir meilleur. Starfire est un rôle rare pour une femme dans un film d'aventure ; beaucoup seront surpris par son importance et son statut de leader au sein de son peuple, mais cela reflète vraiment la réalité matriarcale des femmes dans la société indienne. »

Pour incarner le Pathfinder, sage et puissant shaman, Marcus Nispel ne voulait personne d'autre que Russell Means, le célèbre activiste et acteur amérindien. Le réalisateur explique : « Russell ne joue pas son personnage, il est son personnage. Il dégage une telle aura de dignité qu'il est l'incarnation même du protecteur de son peuple. »
Russell Means commente : « Au cours de mes 66 hivers, j’ai connu des personnages comme le Pathfinder qui sont nés libres au XIXe siècle, et qui, même dans les réserves, ont maintenu le style de vie traditionnel dans lequel ils avaient grandi. A mes yeux, Pathfinder parle du manque de compréhension entre les cultures. C'est un film sur l'ignorance et sur la façon dont on peut la vaincre. »

Jay Tavare (Les Disparues, Retour A Cold Mountain, Adaptation), incarne l'impétueux Blackwing, concurrent direct de Ghost dans la course au pouvoir et pour l’amour de Starfire. L’acteur explique : « Mon personnage est l'archétype de l’homme promis à un bel avenir et qui, par excès d’orgueil, perdra tout. »
Clancy Brown, (Highlander, Les Evades), joue le rôle de Gunnar, fier chef du clan viking. Après s'être documenté, Brown est arrivé avec sa propre vision de Gunnar : un banni d'Islande continuant de vivre comme ses ancêtres, allant et pillant à sa guise.
L’acteur déclare : « Mon personnage est effectivement cruel mais il n'est pas intrinsèquement mauvais. Il est le fruit de sa culture, c’est un pur Viking. »
Pour les besoins du tournage, Marcus Nispel a demandé à Brown de ne parler qu'en islandais afin d'étoffer son personnage.
L'acteur allemand Ralf Moeller (Gladiator) interprète Ulfar, bras droit de Gunnar, un homme brutal obnubilé par l'idée de tuer Ghost et dont le seul but est de conquérir et combattre. Comme Brown, Moeller a dû parler en islandais. Il explique : « Il m’a fallu dix ans pour perfectionner mon anglais, et tout à coup, cela ne servait plus à rien ! Mais je dois admettre que parler islandais renforce l’atmosphère et augmente encore le décalage avec les Indiens. C’est vraiment une langue étrange. »

Amérique mythique : réalité et fiction

Afin de créer sa propre vision d'une Amérique mythique, Marcus Nispel a travaillé avec l'illustrateur Christopher Shy, un des meilleurs auteurs de BD actuels. De cette collaboration a résulté plusieurs éléments de storyboard et de visualisation de scènes clés.
Si les Wampanoag ont bien existé - ce sont eux qui en 1620 se sont liés d'amitié avec les pèlerins britanniques et ont donné naissance au premier Thanksgiving avant d'être décimés par des épidémies -, on ne sait que très peu de choses sur eux, ce qui a permis à Nispel de prendre quelques libertés créatives. Dans sa recherche d'originalité, les Vikings ont aussi bénéficié d'un traitement particulier. Sortant du cliché traditionnel du barbare orné d'un casque à cornes, Nispel a préféré mettre en avant leur mode de vie conquérant et la violence nécessaire qui l'accompagne et causera leur perte.
Le réalisateur commente : « Mon propos n’a jamais été de faire un film documentaire historique. J’ai constamment cherché à servir une réalité émotionnelle en empruntant les rares éléments avérés disponibles. »
Ces ingrédients ont servi de support créatif aux multiples innovations visuelles. De cette liberté naît un peuple indien différent de tous ceux que l’on a pu voir au cinéma, vivant dans des huttes tressées de tapis d'herbes et recouvertes de mousses et d'écorces.
Le chef décorateur Greg Blair se souvient : « L’une des inventions les plus originales reste l'étonnante maison du Pathfinder, construite dans les arbres et dont l’intérieur est décoré d'attrape-rêves, de carillons à vent et de symboles shamaniques mystérieux. »
Pour les Vikings, Blair s'est servi de descriptions historiques afin de construire le grand drakkar qui leur servait à traverser l'Atlantique. En tandem avec la chef costumière Renée April, les costumes vikings ont été créés dans l'optique de les rendre aussi imposants que menaçants. Couverts de cuir, de fourrure et de plaques de métal, les acteurs jouant les Vikings ont dû s'accommoder de costumes encombrants et pesant au moins 13 kilos. En parallèle avec l'évolution de Ghost, le costume d'Indien de Karl Urban se voit agrémenté avec le temps de pièces d'armures vikings, lui donnant ainsi un aspect hybride, métaphore de sa dualité culturelle.

Anecdotes de tournage

Afin de rendre son décor plus réaliste, Marcus Nispel a choisi de tourner en extérieur dans les montagnes boisées de Vancouver, en Colombie Britannique. Durant les 53 jours de tournage, l'équipe a été en mouvement constant dans une nature somptueuse et assez difficile, au milieu des cascades et d’épaisses forêts. Seuls 2 jours de tournage ont été réalisés en intérieur. Dans une même volonté de créer un spectacle authentique pour son public, Nispel a privilégié les cascades réalisées sur le plateau plutôt que les effets numériques.
Marcus Nispel conclut : « Le tournage a été difficile mais c’était nécessaire pour capter l'essence sauvage d’une nature millénaire. Cela a aussi permis aux acteurs d’avoir un lien concret avec leurs personnages. Le climat est finalement un acteur du film. Je pense que lorsque les comédiens transpirent ou tremblent de froid, ils cessent de jouer et deviennent leurs personnages. Ils deviennent des Indiens et des Vikings, et c'est à ce moment-là que l'histoire commence... »
 

Box-office au 18 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 189 entrées
  • Cumul IDF : 189 entrées

  • 1ère semaine France : 1 347 entrées
  • Cumul France : 1 347 entrées