Notes de Prod. : Pénélope

Notes d'intentions

Mark Palansky : Réalisateur

" Ce qui m'a attiré dans le projet, c'est la force de caractère de l'héroine. Pénélope ne se laisse pas accabler par sa différence. Les personnes qui l'entourent sont bien plus affectées par son nez qu'elle-même et c'est le propos du film. Pénélope est une personne passionnée, tournée vers la vie. J'ai aimé la vision moderne qu'on a pu créer à partir d'un univers de conte de fées. 
Christina Ricci a fait un travail extraordinaire. Elle est capable d'exprimer un grand nombre d'émotions, elle est audacieuse. Ses yeux sont de loin son principal atout de jeu, car ils lui permettent d'exprimer un grand éventail de sentiments. Elle est un peu comme une poupée vivante.
Je voulais travailler avec Catherine O'Hara. Elle a su rendre son personnage sympathique, ce qui n'était pas évident. L'acteur anglais Richard E.grant est une véritable institution, j'apprécie son travail depuis longtemps. Il nous a rejoints très rapidement. Le scénario les a attiré car il est novateur. Ce n'est pas une comédie romantique de plus... 
"

" Quand j'ai rencontré James Mcavoy, nous n'avons pas du tout parlé du film, mais de nos conceptions de la vie et de bien d'autres sujets. James a beaucoup de points communs avec son personnage. Il a lui aussi un regard très expressif. Dans certaines scènes entre Christina et lui, tout passe uniquement par leur regard, ils n'ont pas besoin de mots. Ce sont pour moi les scènes les plus fortes du film, ils n'ont qu'à se regarder. James a été formidable, il s'est investi à fond. 
Lorsque Reese est arrivée sur le tournage, elle venait juste de recevoir son Oscar. C'était une chance qu'elle tourne dans le
film à ce moment précis de sa carrière car elle a insufflé une énergie incroyable à toute l'équipe. 
J'avais une idée très précise de tout ce que je désirais : le style, les plans, les scènes, les dialogues, en somme de tout ce que je pouvais planifier. Mais on ne peut pas prévoir ce que le jeu des acteurs va apporter à une scène. Après avoir regardé le film terminé, j'ai vu que les meilleurs passages étaient ces moments imprévisibles, ces petits miracles inattendus qui se produisent au tournage, quand des acteurs sont justes et s'amusent avec leur personnage.
Nous avons commencé à fabriquer des prothèses dès que Christina Ricci a donné son accord. Scott Stoddard, qui est aussi peintre et sculpteur l'a créé. Nous avons travaillé sur un monde imaginaire, il ne fallait pas oublier que ce groin était une métaphore et non une réalité.
C'est inhabituel que l'actrice principale porte une prothèse au cinéma, alors qu'elle ne joue pas dans un film d'horreur. Le groin se voit, il se remarque. On ne peut pas faire abstraction de cette difformité. On la retrouve en plein milieu du visage de l'héroïne. Je souhaite que le public prenne le film pour ce qu'il est, un conte de fées, une fable. Pénélope est volontaire, fascinante et formidable, malgré son handicap. C'est la leçon que le public doit en tirer. Qu'importe qui vous êtes, et ce à quoi vous ressemblez, vous pouvez devenir la personne que vous voulez et vous pouvez réaliser ce que vous désirez, si vous y tenez vraiment
."

Christina Ricci :

" Le scénario m'a vraiment emballée. J'ai été enchantée que ce soit un conte de fées. On y trouve un sens de l'humour marginal. J'ai ensuite vu le court métrage de Mark et j'ai compris qu'il allait apporter au film un style visuel tout à fait novateur.
Avec le scénario, j'ai reçu des dessins du groin. Je savais donc à quoi il ressemblerait en substance. J'avais imaginé un petit groin tout mignon et c'est la version qui a été retenue au final.
Pénélope a été cloîtrée toute sa vie pour échapper à la presse à scandale. Elle a vécu dans sa chambre pendant 25 ans. C'est une jeune fille créative qui a réussi à embellir son univers, elle a transformé sa chambre en une salle de jeux féerique. C'est une personne idéaliste et naïve qui n'a jamais été confrontée à la civilisation. En définitive, elle aspire à une chose très simple : avoir une vie normale.
Il y a un parallèle entre Pénélope et moi. Je suis actrice depuis l'enfance. Je n'ai jamais eu conscience de la célébrité, je ne me souviens pas de ma vie d'avant, j'étais trop jeune. Je ne connais que cette vie-là. Lorsque vous ne pouvez pas comparer avec autre chose, vous ne pouvez pas établir de différence.
"

James MacAvoy :

" J'ai aimé cette histoire qui dénonce avec finesse le culte de la célébrité, l'hystérie que suscitent les gens connus, et qui montre à quel point nous sommes esclaves de notre image et de notre apparence. C'est un conte de fées au style remarquable et spirituel que me plaît beaucoup. Le réalisateur a créé un univers complètement original. Et jouer avec Christina Ricci m'a enthousiasmé ! "

Peter Dinklage :

" J'espère que les gens retiendront du film qu'il faut s'accepter tel que l'on est. Pour moi, c'est une histoire qui va marquer les esprits car elle est réconfortante. Est-ce que dans vos rêves, il y a déjà eu un nain ? Non, et moi non plus, je ne rêve pas de nains. Il n'y a que dans des films stupides comme celui-ci que les nains figurent dans les rêves ! "

Richard E.grant :

" Dans chaque scène, soit ma femme me mène à la baguette, soit je m'efface derrière elle. Catherine a joué son personnage avec un humour absolument irresistible. Elle est si généreuse et enthousiaste que je ne pouvais rêver meilleure partenaire. "

Note de Productions

Le Thème du film :

Les aventures d'une jeune fille qui triomphe d'obstacles a priori insurmontables pour épouser son prince charmant sont la base de tout bon conte de fées. Cependant, la scénariste Leslie Caveny a insufflé une touche moderne à l'histoire de Pénélope. 
Et si, par exemple, le prince charmant s'avérait être un goujat et que l'héroïne trouvait le grand amour en la personne d'un joueur de cartes peu fiable ? 
Et si, finalement, il s'agissait de l'histoire d'une jeune femme qui apprend à s'aimer et à s'estimer plutôt que du récit de sa quête du grand amour ?

 Ce sont ces idées inédites qui ont retenu l'attention de Jennifer Simpson et Reese Witherspoon, productrices au sein de Type A Films. Elles ont ensuite remis le scénario à Scott Steindorff, fondateur de la société de production Stone Village.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 428 entrées

  • 1ère semaine France : 76 338 entrées