Notes de Prod. : Piano Forest

    en DVD le 04 Novembre 2009

Chef d'orchestre du film : le réalisateur Masayuki Kojima

A l’instar des chefs d’orchestre, le réalisateur d’un film est la personne qui coordonne l’ensemble des équipes tout en veillant à la qualité artistique de l’oeuvre. Ainsi il est l’homme multi-tâches qui décide de toutes les étapes de la production du film dès les premiers scénarios jusqu’au choix des interprètes de doublage.

« La première impression que j’ai ressentie à la lecture de l’oeuvre originale, hormis le fait que l’histoire était extrêmement touchante, était que placer la musique classique au centre du récit était une entreprise périlleuse, ou plutôt devrais-je dire, un véritable défi !

Loin d’être une composition complexe, La forêt du piano, le morceau composé par Shinohara, est au contraire assez simple et fait figure pour moi de véritable chef-d’oeuvre qui restera gravé dans les mémoires. Estimant cette composition comme la clé de Piano Forest, j’étais désireux de l’insérer partout dans le film, car elle illustre admirablement toutes les émotions, de la tristesse à l’allégresse.

Le film est parsemé de scènes qui provoquent tantôt de l’émotion, tantôt une très grande surprise. Les lecteurs font, à mon sens, appel à leur imagination pour créer la musique, étant donné l’absence de celle-ci dans l’œuvre originale. Étant logiquement présente dans le film, il fallait élaborer une musique suscitant émotion et surprise chez le spectateur, sous peine d’aboutir à un échec.

Je suis très heureux que le pianiste de renommée mondiale Vladimir Ashkenazy ait interprété la musique après avoir lu et apprécié le scénario. Son interprétation est fantastique. En le regardant jouer, j’ai eu le sentiment que cet homme était d’une tout autre dimension, qu’il était un enchanteur. Toutefois, accorder la musique d’un artiste de valeur mondiale avec les images était loin d’être facile !

Le public de ce film sera à mon sens constitué autant de gens familiarisés avec le piano que de profanes. Je voulais que ce film puisse impressionner chaque personne qui le verrait. Par conséquent, j’ai fait un arrangement qui se voulait audacieux pour la scène où Kai joue la Sonate pour Piano n°8 en La mineur K310 (300d) de Mozart, et j’ai fait en sorte de différencier la performance de Shûhei de celles des autres interprètes. L’idée majeure dans la production de ce film était le défi pour moi de combler les écarts entre musique et images en créant un tout.

La musique classique n’est pas quelque chose de complexe comme pourrait le penser un non-initié. C’est un espace de liberté dans lequel on exprime davantage sa personnalité. Ce thème étant intégré dans le film, mon implication dans ce dernier a fait évoluer l’image que je me faisais de la musique classique. Je m’estimerai ravi si les fans de musique classique et les non-initiés prennent mutuellement du plaisir à regarder et écouter Piano Forest. »

En prélude du film...l'oeuvre originale

Bien avant que le dessin animé ne soit produit, la « sonorité » unique de Piano Forest existait déjà sous la forme d’une bande dessinée !

Le manga Piano Forest (Piano No Mori) est publié au Japon depuis 1998. Son auteur, Makoto Isshiki, exerce le métier de conteur depuis de nombreuses années.

Les morceaux de la bande originale : les partitions classiques

La musique du film Piano Forest s’articule entre des morceaux du répertoire classique et des créations originales. Ainsi, dans les scènes d’apprentissage du piano et lors du concours, les partitions jouées proviennent des chefs-d’œuvre de la musique classique écrits il y a des siècles.

Le compositeur de la musique du film : Keisuke Shinohara

La musique est un élément essentiel dans un film. Mais comment écrire une bande sonore lorsque le thème principal d’un film est déjà la musique ?

Pour ce film, le compositeur Keisuke Shinohara a dû relever un immense défi. Composer une musique sur un projet mettant en scène les oeuvres de Chopin et Mozart est un véritable challenge.

L'orchestre du film : Le studio d’animation Madhouse

L’animation, à la différence du cinéma de prise de vue réelle, a la capacité de s’affranchir de la réalité, tout n’étant que dessin. Or, l’histoire de Piano Forest se passe dans un contexte réaliste où la plupart des personnages jouent du piano. Reproduire les mouvements des personnages a été un véritable défi pour le studio d’animation.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 100 entrées
  • 1er jour IDF : 360 entrées
  • 1ère semaine IDF : 2 892 entrées
  • Cumul IDF : 4 436 entrées

  • 1er jour France : 1 317 entrées
  • 1ère semaine France : 10 131 entrées
  • Cumul France : 18 987 entrées