Notes de Prod. : Pirates des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde

    en DVD le 23 Novembre 2007

Notes de production 1/4

Après avoir propulsé Pirates Des Caraïbes, Le Secret Du Coffre Maudit en troisième place des films les plus rentables de l’histoire du cinéma avec un milliard de dollars de recette à travers le monde, Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski étaient bien décidés à aller encore plus loin. Jerry Bruckheimer confie : « Un tel succès est finalement assez effrayant. On ne réalise jamais vraiment. Lorsque nous avions initié le projet, personne ne pouvait prévoir qu’un film de pirates inspiré par une attraction allait rencontrer un tel écho dans le public. Pour le second film, c’était tout aussi surprenant car dans le métier, tout le monde sait qu’une suite fait toujours 20 à 30% de moins que le premier film. Mais non, Pirates Des Caraïbes, Le Secret Du Coffre Maudit a fait presque le double de Pirates Des Caraïbes, La Malédiction Du Black Pearl. »

Inspiré de la célèbre attraction du parc Disney « Pirates des Caraïbes », Pirates Des Caraïbes, La Malédiction Du Black Pearl a dépassé les prévisions les plus optimistes. Le 9 juillet 2003, le film était un succès à l’échelle internationale et récoltait plus de 300 millions de dollars de recette aux Etats-Unis, et un total de près de 654 millions de dollars à travers le monde. Le succès fut tel que l’attraction ayant inspiré le film fut modifiée sur les parcs Disneyland à Anaheim et Walt Disney World à Orlando pour la sortie de Pirates Des Caraïbes, Le Secret Du Coffre Maudit. Les personnages du film, le capitaine Jack Sparrow, Barbossa et Davy Jones furent ajoutés aux décors.

Le second volet dépassa toutes les attentes. Le 7 juillet 2006, Pirates Des Caraibes, Le Secret Du Coffre Maudit s’imposa comme un véritable phénomène culturel mondial. Au cours des trois premiers jours d’exploitation, le film explosa les records du box-office américain en récoltant plus de 135 millions de dollars de recette, 20 millions de plus que le précédent record détenu par Spider-man de Sam Raimi. Le film fut le premier de l’histoire du cinéma à dépasser les 100 millions de dollars de recette en 48 heures. Après 10 jours d’exploitation, le film était à plus de 250 millions de dollars de recette, plus 125 millions dans 24 pays en dehors des Etats-Unis et du Canada. Au bout de trois semaines à l’écran, Le Secret Du Coffre Maudit passait le cap des 300 millions de dollars de recette aux Etats-Unis et au Canada et battait les 305 millions de dollars de recette de La Malediction Du Black Pearl. A l’étranger, le succès se reproduisit à nouveau et le film fut numéro un partout. En septembre 2006, Le Secret Du Coffre Maudit devenait le troisième film de l’histoire du cinéma à passer le milliard de dollars de recette, et le troisième plus gros succès du box-office mondial.

Les cinéastes avaient conscience qu’après avoir été passionnés par les deux premiers films, les spectateurs attendaient encore plus du troisième. Le producteur exécutif Mike Stenson raconte : « Nous nous étions préparés à cela. Nous voulions remercier les fans en leur offrant une histoire qui soit un combat épique entre la liberté et le conformisme. La question fondamentale du film est : pourquoi aimons-nous tant les pirates ? Beaucoup d’entre nous voulaient devenir des pirates quand ils étaient jeunes. Nos aventures imaginaires s’accompagnaient de rêves de liberté. En grandissant, nous avons dû faire des compromis et accepter de vivre en conformité avec le monde. Mais une part de pirate est restée vivante en chacun de nous, c’est pour cela qu’autant de gens se précipitent au cinéma pour explorer cette part cachée et plus flamboyante d’eux-mêmes pendant deux bonnes heures. C’est ce que les gens adorent dans ces films. »

Le producteur exécutif Bruce Hendricks commente : « D’une certaine façon, l’aspect le plus satisfaisant du succès des films Pirates Des Caraibes est qu’ils sont devenus un phénomène culturel dont les gens se sont emparés avec passion. Jerry Bruckheimer, Gore Verbinski, Ted Elliott, Terry Rossio et Johnny Depp ont changé l’approche du film de pirates, qui était tombé en désuétude. »

Pour Jerry Bruckheimer, le succès des deux premiers volets de Pirates Des Caraibes tient à l’énorme travail réalisé par toute l’équipe des films, aussi bien devant que derrière la caméra. Le producteur observe : « Cela commence par le travail d’écriture de Ted Elliott et Terry Rossio. Tous les deux ont fait un travail brillant en créant de nouveaux personnages et de nouveaux lieux pour l’histoire. Ensuite, il faut ajouter un réalisateur talentueux comme Gore Verbinski, capable de passionner le public dans le premier film et de recommencer dans le second. Pour que tout cela fonctionne, vous prenez des acteurs comme Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom et Geoffrey Rush pour jouer tout l’engagement, l’humour, le romantisme et la malice des personnages que Verbinski, Elliott et Rossio ont créés. Cette mise en place demande déjà un gros travail. Après, vous passez en coulisses avec Rick Heinrichs, notre chef décorateur, le directeur de la photographie Dariusz Wolski, le compositeur Hans Zimmer, et tous ceux qui se donnent à fond sur le film. »

Pour le troisième film, le producteur et le réalisateur ont encouragé les scénaristes à pousser l’histoire encore plus loin… au sens littéral du terme : jusqu’au bout du monde. Ted Elliott raconte : « Nous voulions que les trois films constituent un tout homogène, tout en ayant chacun leur identité et leurs enjeux. Le plus important était de satisfaire le public et de répondre aux attentes des spectateurs. »

Terry Rossio ajoute : « Jusqu’au Bout Du Monde évoque la nature profonde des êtres et la lutte pour la liberté. Pour nous, tous les films de pirates parlent de morale et d’ambiguïté. Même la personne la plus vertueuse peut se retrouver pirate, et entrer en résistance n’est pas forcément un signe de malhonnêteté. Du point de vue de chaque personnage, c’est une transformation qu’il faut savoir assumer. C’est aussi une nouvelle vie qui n’est pas toujours confortable et qui oblige à faire de vrais choix. Sous cet angle, tous les personnages du film traversent un moment difficile à un moment ou un autre de l’histoire. »

Jerry Bruckheimer précise : « Durant tout le film, personne ne fait confiance à personne. Chacun possède son propre plan et compte se servir des autres pour avoir le dessus. »

Comme sur les deux premiers films, les scénaristes Ted Elliott et Terry Rossio étaient constamment présents sur le tournage. Jerry Bruckheimer raconte : « Leur présence sur le plateau pour travailler avec Gore Verbinski et les acteurs a été déterminante. Ecrire un scénario est un processus vivant qui ne s’arrête pas au tournage, et un vrai travail d’artisan.

Dans les années 30 et 40, Hollywood a essayé d’engager des journalistes, des romanciers, mais la plupart ont échoué parce qu’un scénario est une forme d’écriture vraiment particulière. Ted Elliott et Terry Rossio ont un véritable amour pour les films, ils connaissent toutes les ficelles du métier. Ils savent ce qui fait un bon personnage, car c’est une chose qu’ils ont étudiée et qu’ils pratiquent depuis des années. Et surtout, ils insufflent une grande fraîcheur à tout ce qu’ils font. Avec Pirates Des Caraibes, ils ont réussi à remettre au goût du jour les conventions du film de pirates, jugées vieillottes. Avec Gore Verbinski, ils ont tout simplement réinventé le genre. »

L’histoire de Jusqu’au Bout Du Monde nous entraîne jusqu’à Singapour et au-delà, vers des royaumes mythiques. Plusieurs nouveaux personnages font leur apparition, comme le capitaine pirate chinois Sao Feng. Une ancienne connaissance fait aussi son retour : le capitaine Barbossa. Fraîchement revenu du royaume des morts, il devra cette fois-ci faire alliance avec son ancien ennemi Jack Sparrow contre les forces de la Compagnie anglaise des Indes orientales. L’histoire est aussi l’occasion de découvrir la Confrérie internationale des Frères de la Côte et leur cachette, l’île des naufragés. Base secrète des malandrins, forbans et flibustiers des sept mers, cet incroyable endroit abrite une multitude de personnages étranges comme le capitaine Teague, interprété par le légendaire guitariste des Rolling Stones, Keith Richards. Le film est aussi l’occasion de retrouver Murtogg et Mullroy, que l’on avait déjà vus dans le premier volet en soldats anglais un peu bornés.

Johnny Depp retrouve pour la troisième fois le personnage du capitaine Jack Sparrow. Il raconte : « Je suis toujours aussi impressionné par le succès de ces films. Voir comment les gens à travers le monde se sont emparés des films et du personnage du capitaine Sparrow est incroyable. Peu de gens ont vécu cette expérience. Je suis sidéré de voir tous ces gamins habillés comme lui et en train de jouer et de parler comme il le fait. C’est réellement fascinant ! »

Et de continuer : « La dernière fois que l’on voit Jack Sparrow dans Le Secret Du Coffre Maudit, il se jette dans la bouche du Kraken. Dans Jusqu’au Bout Du Monde, on le découvre dans l’Antre de Davy Jones, une sorte de lieu entre le purgatoire et l’enfer où il se retrouve face à lui-même. J’ai trouvé que c’était une grande idée de lui faire affronter ses démons et les différents aspects de sa personnalité. »

Le scénariste Ted Elliott raconte : « Jack a en lui un côté honnête très intéressant car c’est ce qui lui cause le plus d’ennuis. Dans le troisième opus, il lutte contre ce penchant qui pour lui, est à l’origine de tous ses problèmes. Mais ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air car la vraie question pour lui est de savoir jusqu’où il peut aller pour obtenir ce qu’il veut. »

Jerry Bruckheimer raconte : « Johnny Depp est vraiment surprenant, c’est un acteur sans équivalent. Il est capable de créer des personnages mémorables tout en touchant les spectateurs. Le capitaine Jack Sparrow ne ressemblait à rien de ce qu’avait pu voir le public au cinéma auparavant. Personne d’autre que Johnny n’aurait pu imaginer un pirate à moitié saoul et titubant tout en étant si flamboyant et si intelligent qu’il arrive à rouler tout le monde ! Johnny a ce talent, et sur tous les films ! Que ce soit avec Willy Wonka dans Charlie Et La Chocolaterie, J.M. Barrie dans Neverland ou Donnie Brasco, il parvient toujours à créer des personnages inoubliables sans que l’on puisse vraiment comprendre comment il fait. C’est magique ! »

Geoffrey Rush endosse à nouveau le rôle du capitaine Barbossa. Il raconte : « J’ai toujours pensé que le second et le troisième volets ne formaient en fait qu’un seul film avec un entracte. Bien sûr, c’est un avis personnel parce que dans le second film, je ne fais pas grand-chose à part le mort. Mais mon retour à la fin du Secret Du Coffre Maudit agit vraiment comme un fil conducteur et un rappel du premier film. »
Geoffrey Rush continue : « Barbossa évolue beaucoup dans le troisième film. Durant Le Secret Du Coffre Maudit, Davy Jones devient le vrai méchant de l’histoire.

Lorsque Barbossa fait son retour, il apparaît bien plus comme un politicien, ce qui était très intéressant pour moi car cela me permettait de jouer sur un autre registre et de ne plus être uniquement l’ennemi de Jack Sparrow. C’est un aspect qui est toujours un peu présent, mais dans Jusqu’au Bout Du Monde, le vrai rôle de mon personnage est de s’assurer que le mode de vie romantique de la Confrérie des pirates et vagabonds des mers survit face à la Compagnie anglaise des Indes orientales. Pour cela il va devoir manipuler ceux qui l’entourent et utiliser les compétences qu’on lui connaît : trahir les gens et les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas. C’est sa façon d’agir ! »

Orlando Bloom, l’interprète de Will Turner, remarque : « Ce sont toujours les mêmes personnages, mais ils subissent cette fois de grandes transformations. Will Turner devient vraiment plus redoutable. Dans le second film, son principal problème était de choisir entre son père et son amour pour Elizabeth. D’une certaine façon, il voulait le beurre et l’argent du beurre : sauver son père et être avec la femme qu’il aime. Mais il était impossible de faire les deux. Dans Jusqu’au Bout Du Monde, Will rejoint pour de bon les pirates qu’il détestait tant dans le premier film afin de continuer sa quête. Après avoir promis à son père qu’il allait le sauver, Will va tout faire pour aller le chercher et honorer sa promesse. Mais il n’oublie pas non plus qu’il aime Elizabeth et qu’il veut vivre avec elle. Je crois que le troisième film révèle la vraie nature des personnages et pour moi, c’était très excitant de reprendre mon rôle sans être certain des directions qu’il allait prendre. »

Keira Knightley explique : « Elizabeth, mon personnage, se sent coupable d’avoir livré Jack au Kraken à la fin du second film, mais je crois que c’était une chose qui s’imposait à ce moment-là. A présent, elle réalise que ce dont ils ont besoin, c’est d’aller le sauver. Elizabeth est un personnage très important pour l’histoire, j’ai beaucoup aimé jouer une femme aussi forte, intéressante et qui n’a pas peur du combat. »
Jerry Bruckheimer note : « Depuis le premier film, Keira Knightley a eu le temps de devenir une femme et son personnage a aussi beaucoup évolué. Au début, ce n’est que la petite fille gâtée d’un riche gouverneur, mais au fil de l’histoire elle devient une jeune femme qui refuse les conventions et se montre aussi courageuse et forte au combat que Will et Jack. »

Bill Nighy retrouve son personnage de Davy Jones. Il raconte : « Davy Jones est maintenant au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales et de Lord Cutler Beckett. C’est d’ailleurs certainement la première fois qu’il est au service de quelqu’un. Pour le coup, il perd beaucoup de sa liberté de seigneur des mers. Dans Jusqu’au Bout Du Monde, on peut voir comment l’amour et la trahison ont brisé sa vie. Tout ce qu’il veut, c’est Calypso, et être libéré de sa douleur amoureuse. C’est en fait un personnage qui souffre beaucoup car c’est un homme amoureux qui a été détruit par la perte de cette femme. Les gens comme Davy Jones, qui ne s’impliquent jamais dans une relation et qui subissent un échec lorsqu’ils le font enfin, se retrouvent brisés pour toujours. Ce sont des hommes dangereux car ils sont blessés au plus profond de leurs sentiments. Il est clair que Davy Jones ne pourra jamais retrouver une vie normale après ce qu’il a vécu. »

Stellan Skarsgård reprend le rôle de Bill le Bottier, le père de Will Turner. Il raconte : « Grâce à Gore Verbinski, mon personnage a déjà eu une vie vraiment très longue, c’est plutôt pas mal ! Le tournage était assez surprenant car avec une aussi grosse production, je m’attendais à ce que l’ambiance soit très différente des films indépendants dans lesquels j’ai joué. Mais ce n’était pas le cas. Autour de la caméra régnait vraiment une atmosphère très intime. Gore Verbinski ne s’intéresse pas seulement aux aspects techniques, il travaille aussi beaucoup avec les comédiens. C’est une des raisons qui font que j’ai voulu travailler avec lui.
« Bill le Bottier subit lui aussi une évolution dans le troisième film. C’est d’ailleurs assez triste car sa transformation en créature marine est allée loin ! Il est devenu très absent et n’a plus que quelques souvenirs vagues sur les relations qui l’unissent avec les gens. Comme d’autres marins du Hollandais Volant, Bill devient de plus en plus une partie du navire et perd peu à peu son humanité. »

Jack Davenport incarne à nouveau James Norrington. Il explique : « Dans Jusqu’au Bout Du Monde, Norrington réalise qu’il a fait une énorme erreur et qu’il va devoir vivre avec. Pour ce qui est d’Elizabeth, il n’en est plus à soupirer après elle comme il le faisait dans le premier film. Après s’être fait humilier par la jeune femme, il a définitivement abandonné tout espoir de vivre à ses côtés. Dans le troisième film, il prend conscience qu’il a créé une situation désastreuse et va tout faire pour se racheter. »

L’acteur anglais Tom Hollander interprète Lord Cutler Beckett. Il se souvient : « J’ai moi aussi été ébloui par le succès du second film. Avoir participé à une chose que les gens adorent, c’est vraiment fantastique. Dans le troisième film, le caractère froid et sans pitié de Beckett atteint des sommets d’ignominie. Dans Le Secret Du Coffre Maudit, Davy Jones devient le vrai méchant de l’histoire. Et dans Jusqu’au Bout Du Monde, Beckett devient le patron de Davy Jones, ce qui fait que je suis au sommet de la vilenie ! Le cœur de Davy Jones est mon arme secrète, car celui qui le possède contrôle les mers. Donc, même si Beckett est physiquement intimidé par Davy Jones, il possède cette petite chose gluante, dure et puante qui est son cœur et qui lui donne tous les pouvoirs. »

En plus des stars déjà présentes dans les volets précédents, Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski ont embarqué quelques nouveaux acteurs dans l’aventure de Jusqu’au Bout Du Monde. Un des acteurs les plus connus invités à rejoindre l’équipe est la star internationale Chow Yun-fat, qui interprète le capitaine Sao Feng. L’acteur raconte : « Dans ce monde de pirates, la trahison était une chose tout à fait naturelle. Sao Feng est un pirate un peu spécial, pour lui tout est une question de business et il n’y a ni bien ni mal dans la piraterie. Ce n’est ni un héros ni un monstre. D’une certaine façon, c’est d’ailleurs ce qu’étaient tous les pirates. Tout le monde caresse le rêve de pouvoir vivre sans subir l’autorité des parents ou du gouvernement. Dans l’esprit des gens, les pirates sont des rebelles, c’est ce qui plaît beaucoup au public. »

Pour Lee Arenberg et Mackenzie Crook, Jusqu’au Bout Du Monde a été l’occasion de retrouver leur réjouissant duo de pirates, Pintel et Ragetti. Mackenzie Crook raconte : « Dans le premier film, nos personnages étaient vraiment peu recommandables, de vrais assassins ! Dans le second film, c’est un aspect qui a été estompé au profit de leur duo comique. Mais je crois que Gore Verbinski, Ted Elliott et Terry Rossio voulaient garder ce petit côté vicieux qui est en eux car ce sont avant tout des pirates, et ils ne pouvaient pas se contenter de faire les rigolos ! Je fais un bon score dans Jusqu’au Bout Du Monde, je crois que j’envoie bien trois ou quatre gars ad patres ! »
Lee Arenberg ajoute : « Nous étions des méchants rigolos dans le premier film, et de bons petits gars marrants dans le second. Dans le troisième, nous sommes tout simplement drôles, sans se demander si nous sommes dans un camp ou dans l’autre. La seule chose qui ne change pas, c’est l’absence totale d’intelligence dont nous faisons preuve. J’ai toujours dit que Pintel et Ragetti se partageaient une moitié de cerveau. »

Notes de production 2/4

Poursuivre la grande aventure

Les premières scènes du film ont été tournées le 6 avril 2005 dans le décor de l’Ile de la Tortue, construit par le chef décorateur Rick Heinrichs dans la baie Wallilabou de l’île Saint Vincent, aux Antilles. Cette île a accueilli le tournage des trois films. Ironiquement, la première séquence tournée était une des scènes finales du film. Le second et le troisième volet de la trilogie Pirates Des Caraibes ayant été tournés en même temps, des scènes du Secret Du Coffre Maudit étaient au même moment encore en plein tournage. La réalisation simultanée de ces deux énormes films n’a pas intimidé outre mesure Jerry Bruckheimer, Gore Verbinski et leur équipe de production et d’acteurs.

Notes de production 3/4

Des marins dans l’Utah, et retour en Californie

L’équipe n’était pas au bout de ses voyages. Le tournage de Jusqu’au Bout Du Monde a repris le 3 août 2006 dans le désert de sel de Bonneville Salt Flats, dans l’Utah. Durant les deux journées de tournage, l’équipe a subi une température de 45°C. L’endroit était parfait pour la scène où, enfermé dans l’Antre de Davy Jones, le capitaine Jack Sparrow commence à perdre la tête.

Notes de production 4/4

Johnny Depp raconte : « En y réfléchissant bien, c’était assez étrange. Nous avons échappé aux ouragans des Bahamas et tourné dans la forêt équatoriale de la Dominique en pleine saison des pluies pour finalement subir à Palmdale, en plein désert, des pluies torrentielles et des vents de 120 km/h à l’intérieur même d’une énorme structure ! Et tout cela juchés sur un bateau incliné à 15 % ! »