Notes de Prod. : Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl

    en DVD le 10 Décembre 2004
L’introduction de Jerry Bruckheimer :

"Lorsque j’étais enfant, les films de pirates me passionnaient, me faisait rêver. Ils m’emmenaient loin, en un temps où tout était possible, où l’aventure était partout. J’avais envie de ressentir cela à nouveau, d’emmener les spectateurs dans une grande aventure où les rebondissements alterneraient avec l’émerveillement et même quelques frayeurs. Tout ceux qui ont travaillé sur ce projet l’ont fait avec l’idée de combler l’imagination et la soif d’aventure de ceux qui ont gardé un peu de leur âme d’enfant." Les deux scénaristes, Ted Elliott et Terry Rossio, déjà à l’origine du succès de Shrek, ont apporté l’élément surnaturel, "qui donne à l’histoire de PIRATES DES CARAIBES un angle inédit et passionnant."

Johnny Depp à propos de l’équipage :
"Qui refuserait de jouer un pirate ? Quand j’ai lu le scénario, j’ai compris que ça allait encore plus loin que ce que j’avais imaginé. Il y avait en plus beaucoup d’humour et assez de place pour que les acteurs puissent construire leurs personnages. Moi qui suis plutôt un habitué des productions indépendantes, je dois dire que me retrouver sur une superproduction de ce calibre a été une expérience nouvelle. Je ne croyais pas que l’on pouvait faire des blockbusters avec un esprit d’artisan et une qualité relationnelle pareille." Les sources d’inspiration pour créer son personnage ont été diverses : "J’ai mélangé un peu de Keith Richards, le légendaire guitariste des Rolling Stones, avec un peu du personnage de dessin animé Pépé le Putois, le tout relevé avec une pointe de rasta moderne…Après tout, les pirates étaient un peu les rock stars de l’époque !"

L’acteur ne manque pas de souligner le travail de son compatriote, Orlando Bloom. "Il a été remarquable. Il a probablement le rôle le plus difficile parce qu’il joue le personnage droit, droit, honnête, celui qui devient les yeux et les oreilles du public." Et pour rajouter une petite touche féminine à ces propos, il n’est pas en reste face à Keira Knightley : "Elle monte sur le ring et attaque ! C’est quelqu’un de doux qui a beaucoup d’humour, et une grande professionnelle"

N’oublions pas nos amis à poils et à plumes, acteurs à part entière dans PIRATES DES CARAIBES : Geoffrey Rush raconte, un soupçon de regret dans la voix : "Le singe s’est habitué à ma présence, mais je n’ai jamais eu de relation personnelle avec lui. Il ne travaille qu’avec son dresseur. Il se fiche pas mal de savoir si j’existe… C’est vraiment un partenaire difficile !"

Un souffle authentique
Même si PIRATES DES CARAIBES est une fable imaginaire, les cinéastes étaient résolus à en apprendre le plus possible sur les vrais pirates. Ils se sont tournés vers l’historien Peter Twist. Jerry : "Ce film est une fiction, et nous avons bien sûr pris quelques libertés. Nous n’avons pas non plus collé à une époque spécifique. Nous voulions surtout transmettre l’idée, le sentiment général de l’époque, quelque part entre 1720 et 1750."
Pour ajouter à l’authenticité du film, tous les acteurs se sont entraînés durant plusieurs semaines avec le coordinateur des cascades George Marshall Ruge et Robert Anderson. "Bob considère le maniement de l’épée comme une partie intégrante du jeu d’acteur souligne Geoffrey Rush. Pour lui, le rythme est crucial, et ce qui se passe dans les regards est aussi important que le maniement même de l’arme."

Expédition au bout du monde : le tournage
Gore Verbinsky : "Quelle que soit la complexité de la scène à tourner, il suffisait de regarder les décors, les magnifiques panoramas pour retrouver toute l’énergie nécessaire. Créer ce genre de film, c’est comme donner corps à tous ses rêves d’enfant. Même si le travail était exigeant, nous avions aussi l’impression de jouer. Personne n’a jamais eu de tels jouets pour se raconter une fabuleuse histoire de pirates…"
Le tournage de PIRATES DES CARAIBES a commencé le 9 octobre 2002 ; les deux premières semaines se sont déroulées en studio. Les départements décoration et construction ont érigé l’intérieur de la cabine du capitaine du Black Pearl… que l’équipe de tournage a fait voler en éclats à coups de canon ! Mais le film avait été crée dans des circonstances peu ordinaires : les cinéastes ont commencé à concevoir et fabriquer plusieurs décors et à faire les repérages avant même que le scénario ne soit achevé. Brian Morris, Gore Verbinski et les scénaristes partageaient leurs idées, et certaines ont fini par être intégrées au scénario.

Tourner en mer s’est révélé être une épreuve particulièrement difficile. Les décors aux Caraïbes s’échelonnaient sur 60 km en mer… "Tout ce qu’on dit d’épouvantable sur le tournage en mer est vrai !" confie Gore Verbinski. "Tout ce qui peut potentiellement mal tourner… tourne effectivement mal. Par exemple, dès que vous avez un bateau dans la bonne position, le vent tourne !" " Ce fut très éprouvant pour tout le monde !" complète Geoffrey Rush.

Morts et pourtant si vivants
C’est John Knoll et son équipe d’experts de chez ILM qui ont donné vie aux pirates-squelettes, en commençant par dessiner des esquisses, puis en réalisant un échantillon animatronique. Tout en travaillant avec des photos des acteurs en costumes et maquillés. Ensuite, Aaron Mc Bride a peint une version de chacun sous forme squelettique. Puis l’équipe a digitalisé les contours de tous les acteurs. John Knoll précise : "Nous disposions d’un scan complet du corps des acteurs, et d’un scan plus détaillé de la tête. Nous avons intégré ensuite aux images de synthèse, les particularités physiques des personnages "vivants", comme l’œil factice de Ragetti, son physique maigre et ses poches sous les yeux, les longs cheveux de Pintel et sa calvitie au sommet du crâne… Ainsi, même sous forme de squelettes, on identifie immédiatement les pirates."
L’interaction entre acteurs réels et squelettes en image de synthèse a donc posé beaucoup de difficultés à l’équipe. Gore Verbinski : "Nous filmions le vide, puis faisions un panoramique sur un squelette sui n’était pas là, qui disait son dialogue, puis nous dirigions la caméra sur un squelette absent… Les acteurs se battaient avec des adversaires imaginaires. C’était vraiment étrange de les voir faire."

La conclusion de Jerry Bruckeimer :
"Avec PIRATES DES CARAIBES, nous avons voulu plonger le public dans l’aventure, la romance, le rire, le frisson et la fascination… Nous avons voulu offrir un spectacle grandiose et fabuleux, toucher le gamin qui est en chacun de nous et qui regarde l’écran, les yeux écarquillés."