Le monde à l’envers
Poseidon adresse à chacun de nous une question lancinante que résume ainsi son réalisateur : « Que feriez-vous si votre monde se retrouvait brutalement sens dessus dessous ? Seriez- vous un leader ? Un suiveur ? Céderiez - vous à la panique ? Continueriez-vous à vous battre et à aller de l’avant ? ». Le monde la mer, qui lui inspira récemment
En Pleine Tempête, est à nouveau au centre de
Poseidon. Fasciné par la diversité des comportements humains en temps de crise, Petersen y évoque les circonstances dramatiques d’une catastrophe hors normes et les réactions contrastées d’un petit groupe de rescapés en lutte pour sa survie.
Poseidon retient le concept de base de ce classique du film catastrophe pour bâtir une toute nouvelle intrigue, articulée sur de nouveaux personnages.
Les personnages
Poseidon parlera de vous, souligne d’emblée Petersen à ses acteurs. « Il montrera vos réactions, vos comportements, vos efforts, vos visages, sur lesquels je veux dire toutes les émotions humaines qu’on peut ressentir au cours d’un tel drame ».
Poseidon n’exigeait pas seulement de cet ensemble d’acteurs du talent, mais une singulière endurance. Après avoir subi des trompes d’eau et avoir été précipités plus d’une fois dans le vide au bout d’un simple filin, les comédiens passeraient les dernières semaines du tournage sous l’eau. Ultime exploit auquel ils seraient préparés individuellement durant une semaine par une équipe de plongeur.
Josh Lucas (interprète du rôle de Dylan Johns) était si décidé d’exécuter lui-même ses cascades subaquatiques qu’il s’y entraîna chez lui durant ses rares heures de repos.
Décors et effets spéciaux
En créant un océan et l’extérieur d’un paquebot en images de synthèse, l’équipe s’affranchissait du même coup de toute limite. Elle pourrait représenter un « mur d’eau » de plus de 50 mètres, submerger un paquebot de 20 étages, transportant 4000 passagers. Les studios ILM, qui avait fourni à Petersen les révolutionnaires « effets aquatiques « d’
En Pleine Tempête, se surpasserait une fois encore dans la création de ces images d’une extrême sophistication.
Pendant ce temps, les intérieurs de Poseidon seraient construits « à l’ancienne « , sur les plateaux des tudios Warner Bros. La plupart de ces décors seraient fabriqués en deux versions : la première illustrant le luxe et la grandeur originels du navire, la seconde montrant les ravages causés par la vague. L’ensemble serait érigé sur des plates formes articulées, montées sur vérins. En combinant à ces décors « en dur « les ressources de l’infographie de pointe, Petersen nous donnerait à voir un naviere d’une ampleur unique au monde, ultramoderne, et d’une élégance irréprochable dans les moindres détails.Le Poseidon devient rapidement un personnage à part entière, animé d’un roulis et tangage des plus convaincants, émettant des gémissements métalliques sourds d’un troublant réalisme.