The New-York Times : Un film ingénieux sur les périls de l’ingéniosité. Stimulant. Comme Pi ou Memento, Primer est le genre de films qui inspirera certainement des imitateurs et qui deviendra sûrement l’objet d’un culte. Carruth a inventé quelque chose de fascinant.
Film Comment : Ce qui est encore plus impressionnant que les sauts dans le temps du scénario, c’est la façon dont, visuellement, chaque plan contient la surprise et l’intensité d’une nouvelle idée. Le film donne l’impression d’une succession d’idées géniales imbibées de couches musicales et sonores. Mais même s’il fait penser à La Jetée et à The Killing, ainsi qu’aux séries médicales criminelles de prime-time, Primer n’est pas un pastiche. C’est plutôt, et de manière évidente, une vision unique qui fait preuve d’une grande unité.
The Village Voice : A ranger à côté des films puzzle comme Mullholland Drive et Memento, Primer unit physique et métaphysique dans une ingénieuse réinvention indépendante de la science-fiction cinématographique : son approche cérébrale pourrait bien être ce que le genre a donné de plus frais depuis 2001. Plus proches de J.G. Ballard que de H.G. Wells, les prodigieux débuts de
Shane Carruth, faits sans un sou, sont également la fantaisie sur le thème du voyage dans le temps la plus ringarde et la plus plausible à laquelle le cinéma ait jamais rêvée.
Premiere (Etats-Unis) : Invoquant les philosophies casse-tête de Philip K. Dick et J.G. Ballard, Primer est labyrinthique d’une manière si ingénieuse et divertissante, qu’il faut le voir deux ou trois fois pour démêler entièrement ses énigmes. Refusant les concessions pour satisfaire un marché de masse, Primer est le Mullholland Drive des malades de maths, le Memento des génies fous, ou plus simplement un des films les plus inventifs jamais faits pour des centimes de dollars hollywoodiens.
Wired : Primer, le film de science-fiction le plus efficace de l’année, nous rappelle que la meilleure intrigue de science-fiction est celle qui exige la réflexion du spectateur.
Esquire : Quiconque prétend parfaitement comprendre ce qui se passe dans Primer en ne l’ayant vu qu’une fois est soit un homme de science soit un menteur. Ce n’est pas important, cependant, car l’expérience de la vision de ce film procure un plaisir si intense qu’on a envie de le voir plusieurs fois, pas tant pour le déchiffrer (c’est une récompense marginale) que pour pénétrer son sens de l’humour ironique et son impressionnante composition.