Notes de Prod. : Rencontres à Elizabethtown

    en DVD le 11 Mai 2006
«Comment dire adieu à un homme qu'on connaissait à peine de son vivant ?»
C'est à partir de cette question, d'une résonance toute personnelle, que le scénaristeréalisateur Cameron Crowe choisit d'écrire RENCONTRES À ELIZABETHTOWN. Puisant une fois encore dans ses propres expériences, Crowe s'est souvenu des émotions complexes que suscita en lui la disparition brutale de son père. Héros de cette tragi-comédie familiale, le jeune Drew Baylor (Orlando Bloom) commence à découvrir réellement son père et à en prendre la mesure dans les jours qui suivent son décès. Obligé de faire bonne figure face à une pittoresque légion de parents et d'amis inconnus, Drew trouve un soutien inespéré en la personne d'une jeune hôtesse de l'air (Kirsten Dunst), dont l'humour et l'optimisme l'aideront à traverser une des périodes les plus difficiles de sa vie. RENCONTRES À ELIZABETHTOWN est
un voyage, un retour aux sources en même temps qu'une ode à l'amour, à l'espoir et à la résilience. Poussant jusqu'au bout l'hommage, Crowe a souhaité en faire le genre de film que son propre père appréciait le plus : «un film qui mêle intiment le rire et les larmes».

Paula Wagner :
«Cameron n'est pas seulement l'un des grands scénaristes-réalisateurs de notre temps. C'est aussi un merveilleux chroniqueur de la vie réelle, plein de malice, de charme et de générosité. Il sait vous faire rire des faiblesses d'un personnage et, l'instant d'après, vous arracher des larmes. RENCONTRES À ELIZABETHTOWN nous entraîne dans l'un de ses voyages les plus personnels - un voyage qui finit par devenir le nôtre.»

Orlando Bloom :
«Cameron a le don de capter la vie, de la donner à voir dans sa plénitude. Il nous la rend si proche, si authentique, que l'on ne sait trop s'il faut en rire ou en pleurer.»

Kirsten Dunst :
«RENCONTRES À ELIZABETHTOWN n'est pas qu'une comédie, ou un drame, ni une simple histoire d'amour - c'est un film qui parle de la vie et des moments d'intimité qui surgissent au détour d'une rencontre entre deux personnes. Il entrecroise quantité d'histoires différentes, sans
prétendre délivrer de message. Cela ressemble parfois à une «tranche de vie», mais si vous y regardez de plus près, chaque réplique, chaque action est porteuse de sens. Cela s'appelle… un film de Cameron Crowe
En 1989, Crowe venait tout juste d'assister à la sortie de son premier film : SAY ANYTHING - une sortie discrète, jusqu'à ce que les critiques Siskel et Ebert portent aux nues le travail de ce jeune réalisateur. Le père de Crowe rendait visite à sa famille dans le Kentucky et partageait sa joie à la lecture de ces louanges lorsqu'il fut terrassé par une crise cardiaque. Ce fut un choc terrible pour Crowe, qui le hanta durablement. Au fil des ans, la réputation de scénariste réalisateur de Cameron Crowe ne cessa de grandir, portée par des succès critiques et populaires comme SINGLES, JERRY MAGUIRE, PRESQUE CÉLÈBRE et VANILLA SKY.
Tous ces films avaient un rapport direct avec sa vie. Le récit de ses années d'apprentissage à «Rolling Stone» dans PRESQUE CÉLÈBRE en est sans doute l'exemple le plus évident, qui devait lui rapporter l'Oscar du meilleur scénario. Frances Mcdormand s'y distinguait, au sein d'une brillante distribution, dans le rôle d'Alice, figure maternelle hautement pittoresque à laquelle le film était dédié. Quelques années plus tard, Cameron Crowe jugea qu'il était temps d'honorer la mémoire de son père…

Cameron Crowe :
«Curieusement, j'ai d'abord résisté à la tentation d'écrire des choses très personnelles sur ma vie et ma famille. Même les livres que je lisais durant ma jeunesse étaient rarement écrits à la première personne. Et puis, à dix-huit ans, «Rolling Stone» m'a commandé un article que je ne pouvais rédiger autrement : «How I Learned About Sex». Ce fut un tournant et une révélation. L'article rencontra un echo immédiat. Des gens m'écrivirent, des amis et des rédacteurs me dirent : «J'ai eu l'impression que tu racontais ma vie». Et c'est ce qui continue de m'arriver périodiquement. Plus l'histoire que je conte m'est personnelle, plus elle semble intéresser les gens. Après PRESQUE CÉLÈBRE, on m'a souvent interrogé sur mon père : «Quel genre d'homme étaitce ? À quoi ressemblait-il ?» Je lui avais consacré une nouvelle, intitulée «My Father's Highway», qui était l'une de mes favorites, quoiqu'elle restât au fond d'un tiroir. Et puis, un jour…» Cela se passait durant l'été 2002, peu après la sortie de VANILLA SKY. Cameron Crowe accompagnait sa femme, Nancy Wilson, en tournée avec le groupe Heart. Traversant en bus le Kentucky, il fut frappé par l'extraordinaire beauté de ces paysages et de «ces collines bleu acier» qu'il n'avait pas revues depuis l'enterrement de son père en 1989. Il n'en fallut pas plus pour déclencher son inspiration.

Cameron Crowe :
«J'ai lâché la tournée, j'ai loué une voiture, je suis allé me perdre sur les routes du Kentucky et j'ai écrit d'un jet RENCONTRES À ELIZABETHTOWN.»
Ce fut un exercice chargé d'émotions intenses. Crowe y trouva une occasion privilégiée d'évoquer la résurrection de nos espoirs au-delà de l'échec et du deuil et de faire défiler quantité de personnages contrastés et hauts en couleur.

Cameron Crowe :
«J'écris fréquemment des histoires peuplées de gens qu'on pourrait qualifier de «ratés», parce qu'ils sont à mes yeux d'authentiques héros. Ils digèrent leurs échecs, les surmontent et continuent à avancer. Ils croient en la vie, ils se veulent positifs. L'autre option est, de toute manière, bien plus noire et beaucoup moins plaisante.»
Dans RENCONTRES À ELIZABETHTOWN, Drew vient d'être licencié pour le fiasco (annoncé) d'un modèle de chaussures auquel il avait consacré de longs mois de travail lorsqu'il apprend la mort soudaine de son père, à l'autre bout des États-Unis. Sa mère, bouleversée, incapable de faire face à la situation, le charge de se rendre dans le Kentucky, d'y affronter le reste de la famille, puis de ramener ses cendres à Portland (Oregon). C'est durant la première phase de ce voyage mouvementé que Drew fait connaissance avec celle que Crowe appelle «la messagère d'amour» du film, l'hôtesse de l'air Claire Colburn. La jeune femme s'est fixé une mission dans la vie : apporter du bonheur aux gens, les aider à surmonter leurs problèmes. Elle prend aussitôt en main le sort de Drew.

Cameron Crowe :
«Au début du film, Drew a essuyé un sérieux revers professionnel, mais le drame commence vraiment avec l'annonce de la mort de ce père qu'il a si mal connu. Comme lui, nous espérons pouvoir un jour dialoguer avec nos parents d'égal à égal, avoir des échanges adultes. Mais nous croyons avoir tout le temps, et différons ou négligeons d'année en année ces opportunités . Grâce à Claire et sa «feuille de route» si élaborée, Drew va enfin découvrir son père et se retrouver lui-même. Il n'est jamais trop tard… «RENCONTRES À ELIZABETHTOWN reflète très exactement l'idée que je m'en faisais à l'origine. Il s'ouvre par une «fin» et se conclut sur une ouverture, et j'espère qu'en sortant de la salle, vous vous direz : ces gens-là vont me manquer…»

Les personages

Orlando Bloom :
«J'ai pensé dès le départ que ce serait une histoire touchante et qu'une bonne partie du public s'y reconnaîtrait. C'est très libérateur de voir quelqu'un comme Drew se confronter à la vie, à la mort, au succès et à l'échec. Cela vous montre que nul n'échappe à ces expériences.»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 46 200 entrées
  • Cumul IDF : 85 904 entrées

  • 1ère semaine France : 111 382 entrées
  • Cumul France : 180 041 entrées