Notes de Prod. : Requiem pour Billy The Kid

    en DVD le 12 Septembre 2007
Evocation lyrique de la vie de Billy the Kid "Ange noir, héros Rimbaldien", Requiem Pour Billy The Kid est conçu comme une fascinante ballade parmi des fantômes qui ont peuplé l'un des territoires les plus dangereux de l'Ouest américain, mais il entrouvre la porte d'une Amérique aussi lointaine que contemporaine.

Requiem Pour Billy The Kid est tourné dans la tradition du genre western : format cinémascope (2.35), la
trame narrative, l’esthétique, la beauté des paysages du Nouveau-Mexique en 35mm, et ses shérifs emblématiques. Evocation lyrique de la vie du Kid – Ange noir, héros Rimbaldien –le film est conçu comme une fascinante ballade parmi des fantômes qui ont peuplé l’un des territoires les plus dangereux de l’Ouest américain, il entrouvre aussi la porte d’une Amérique aussi lointaine que contemporaine. Se confrontent les témoins des évènements historiques et ceux de la légende, et se dresse en filigrane le portrait de W. Bonney, alias Billy the Kid, pour répondre à la fameuse question : « Quien es, Billy the Kid ? Qui es tu, Billy the Kid ? »...

A propos du film

Requiem Pour Billy The Kid est un film de 90 minutes dont les images nous projettent avec le tonnerre d’un colt dans l’univers du western. Du genre, il emprunte la trame narrative, l’esthétique, la beauté des paysages du Nouveau-Mexique filmés en 35mm cinémascope. Tom Sullivan qui pour être un shérif du XXIe siècle n’en porte pas moins une étoile épinglée à la poitrine, un Colt’45 à la ceinture, et un Stetson enfoncé sur les yeux, remonte d’un pas tranquille la rue principale de Lincoln à la rencontre d’une galerie de gueules sorties d’une Amérique que l’on pensait reléguée aux temps du Technicolor.

Entretien avec Anne Feinsilber, réalisatrice

À quel genre cinématographique se rattache le film?
Il n’est pas possible de faire entrer le film dans une case. Ce n’est pas un documentaire traditionnel, ni une fiction classique. Le film utilise des éléments de la fiction et du documentaire pour créer un dispositif narratif novateur. J’utilise, par exemple, des images de fiction tirées du film de Sam Peckinpah Pat Garrett Et Billy Le Kid de 1973 et d’Arthur Penn Le Gaucher de 1958 comme des documents d’archives. Donc les repères habituels manquent. C’est un premier entre-deux, entre fiction et documentaire. Quand on fait un premier film, on a envie d’essayer des choses d’où une approche expérimentale personnelle mais appliquée ici à un mythe très populaire. C’est un second mélange. Chacun a entendu parler de Billy the Kid, ce jeune cow-boy qui devient un hors la loi et finit par être tué par son meilleur ami.

Un film, Deux versions, Plusieurs voix...

Avant le tournage, j’avais un scénario. Pour un documentaire, c’est plutôt antinomique. Mais le film est indissociable des outils narratifs que je voulais utiliser, et donc de l’écriture. Je voulais raconter la vie de Billy the Kid sans pour autant faire du film un documentaire historique. L’idée des voix (Billy, la Narratrice, Pat Garrett) est née de là. La voix de Pat Garrett, qui est moins présente dans le film terminé qu’elle ne l’était dans sa conception, vient directement d’une source historique, le livre que Garrett écrit après la mort du Kid. La voix de Billy, elle, est composite (sources historiques, littéraires et fictionnelles).
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 891 entrées
  • Cumul IDF : 1 165 entrées

  • 1ère semaine France : 1 041 entrées
  • Cumul France : 1 041 entrées