L'humour comme trait d'unionDennis Dugan explique : « Quand on y réfléchit, faire un film sur un soldat israélien et un terroriste palestinien qui fraternisent n’était pas si fou que ça. Les Israéliens et les Palestiniens qui vivent dans les zones de conflit du Moyen-Orient sont les mêmes que ceux qui vivent à New York ; à Gaza les rivalités sont énormes, mais à Brooklyn ils arrivent à cohabiter et à se voir autrement que comme des ennemis. D’une certaine façon, Rien Que Pour Vos Cheveux est une manière de voir avec humour un sujet qui se rapproche de celui de West Side Story. »
Robert Smigel note : « L’ambiance sur le plateau reflétait parfaitement l’esprit du film. C’était merveilleux de voir tous ces Palestiniens et Israéliens travailler et manger ensemble. Leurs conversations étaient souvent très passionnées, mais elles étaient toujours très amicales, raisonnées et très ouvertes. C’était très touchant, certains de ces gars m’ont avoué que c’était la première fois qu’ils parlaient autant avec des Israéliens ou des Palestiniens. »
Pour les seconds rôles, les cinéastes ont engagé certains des meilleurs acteurs comiques d’Israël et du monde arabe. Dennis Dugan explique : « Nous sommes allés en Israël, en Palestine, à New York et à Los Angeles pour trouver des acteurs israéliens, palestiniens ou moyen-orientaux. Nous avons vu des centaines de personnes : nous avions 175 rôles à distribuer ! »
Robert Smigel ajoute : « Pendant le tournage, plusieurs acteurs m’ont dit qu’ils avaient grandi dans la haine des Israéliens ou des Palestiniens, et que ce film avait complètement changé leur vie et leur façon de penser. Je crois qu’ils ont tous été très secoués de constater qu’ils avaient beaucoup de choses en commun. L’objectif de ce film est juste de faire rire, pas de trouver une solution à un problème vieux de plusieurs décennies, mais nous avons tous pris beaucoup de plaisir à nous sentir si proches les uns des autres. »
Pour jouer Oori, le personnage qui devient le guide de Zohan à son arrivée aux Etats-Unis, les cinéastes ont choisi Ido Mosseri, un acteur israélien qui a commencé sa carrière à l’âge de huit ans dans son pays natal. Il déclare : « J’ai toujours rêvé d’Hollywood, mais je commençais à penser que cela n’arriverait jamais. Pour moi, jouer dans un film américain avec Adam Sandler était inespéré.
« J’ai appris énormément de choses en le regardant travailler. En plus d’être gentil et généreux, il est toujours drôle, parfois c’est un vrai gamin. Il adore ce qu’il fait, c’est sa passion et sur le plateau, il tient absolument à ce que tout le monde s’amuse autant que lui. »
Ido Mosseri poursuit : « Je suis toujours content de travailler avec des acteurs arabes. L’ambiance était très bonne entre les Israéliens et les Arabes sur le plateau, nous sommes devenus très amis. Au final, même si nous avons tous des origines, un passé et des opinions différentes, nous avons énormément de choses en commun. Pendant le tournage, nous avons été capables de nous asseoir tous ensemble pour parler et apprendre les uns des autres, c’était une grande expérience. Je me sens honoré d’avoir pu jouer, discuter et échanger autant de choses avec eux. »
Robert Smigel se souvient : « Après avoir créé les personnages israéliens, j’avais un peu peur qu’ils paraissent trop stéréotypés. Heureusement, Ido a su aller au-delà pour créer un personnage drôle et original. Il a beaucoup d’humour, je me souviens par exemple d’un jour où il essayait de me convaincre de venir visiter Tel Aviv. D’un seul coup il s’est arrêté, et m’a demandé si j’étais marié. J’ai dit oui, et il m’a répondu « Bon… alors t’as pas besoin d’y aller ! » Tout le monde a éclaté de rire ! »
Sayed Badreya interprète Hamdi, un chauffeur de taxi qui travaille avec Salim et Nasi. Né en Egypte, Sayed Badreya est venu aux Etats-Unis en 1979 pour étudier le cinéma à l’université de New York. Il déclare : « Je suis un produit de la guerre et de la paix. Quand j’étais enfant pendant la guerre, je passais mon temps dans les cinémas à regarder des films américains. Grâce à eux, je suis tombé amoureux de ce pays avant même d’y mettre les pieds. Quand Sadate a fait la paix avec Israël, j’ai tout fait pour partir aux Etats-Unis étudier le cinéma. C’était le rêve de ma vie. »
Sayed Badreya ajoute : « L’industrie du cinéma américain est difficile pour les acteurs arabes. Quand je suis arrivé en 1979, les seuls rôles disponibles étaient ceux de terroristes. Comme j’étais jeune et beau, personne ne voulait de moi ! J’ai donc laissé pousser ma barbe, pris un peu de poids, et j’ai fini par décrocher un rôle. Depuis vingt ans, la seule réplique qu’on me donne dans chaque film est « Au nom d’Allah, je vais tous vous tuer ! ». J’étais donc très heureux qu’on me propose un rôle comme celui de Hamdi ! »
Daoud Heidami joue Nasi, un Palestinien qui, comme Salim et Hamdi, exerce la profession de chauffeur de taxi. Daoud Heidami est né à Bethléem d’une mère et d’un père palestiniens qui sont venus vivre à Houston, au Texas, quand il avait quatre ans. Il raconte : « Dans la culture moyen-orientale, on est tous « cousins » même quand on ne fait pas partie de la même famille. C’est un état d’esprit, et c’est ce qui explique que mon personnage accepte d’aider son « cousin » Salim à capturer Zohan. »
Daoud Heidami ajoute : « J’ai beaucoup aimé travailler avec les gars de Happy Madison. Ils ont créé un environnement unique dans lequel les acteurs se sentaient libres de jouer et d’explorer leurs rôles en toute sécurité. L’atmosphère était aussi très décontractée en dehors du plateau. Chaque jour, tous les acteurs déjeunaient ensemble et apprenaient à se connaître. Nous avons beaucoup parlé des problèmes israélo-palestiniens. C’était très intéressant, le débat était souvent très animé mais tout le monde écoutait ce que les autres avaient à dire. Sans Adam et ses efforts pour créer un environnement rassurant et ouvert, nous n’aurions jamais eu ce genre de conversations. »
Rob Schneider ajoute : « Le contact s’est établi entre eux en douceur, c’était très beau à voir. Cela m’a donné beaucoup d’espoir pour le futur. Dans ce film, les Israéliens et les Palestiniens sont montrés avec autant de respect et d’humour. J’espère qu’en plus de faire rire les gens, cette histoire leur fera prendre conscience qu’ils ne sont pas si différents les uns des autres. » Une comédie délirante sur un sujet brûlantImaginé il y a de nombreuses années par Adam Sandler, Zohan est un super agent du Mossad qui abandonne le contre-terrorisme pour réaliser son rêve : devenir coiffeur. Pour écrire les aventures de ce personnage particulièrement original, Sandler a travaillé avec deux de ses amis : Robert Smigel, son ancien comparse du « Saturday Night Live » (et scénariste de « Late Night with Conan O’Brien), et son ancien colocataire et désormais référence de la comédie, Judd Apatow. Des personnages hauts en couleurRobert Smigel explique : « Adam Sandler a travaillé très dur avec un Navy SEAL pendant quatre mois pour se préparer au rôle de Zohan. Il a fait de la musculation, de la gymnastique, de la course à pied, et s’est astreint à un régime alimentaire strict. Je ne l’avais jamais vu aussi heureux. » Zohan, un personnage et un film hors du communRien Que Pour Vos Cheveux marque la dixième collaboration du chef décorateur Perry Andelin Blake avec l’équipe de Happy Madison, et la neuvième de la chef costumière Ellen Lutter. Le monteur Tim Costain avait déjà travaillé sur plusieurs films d’ Adam Sandler comme assistant monteur. Le directeur de la photographie Michael Barrett, lui, rejoint l’équipe pour la première fois. |
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