Notes de Prod. : Rio ligne 174

    en DVD le 06 Janvier 2010

Présentation

Les dernières heures de la vie de Sandro do Nascimento, 22 ans, le “preneur d’otages du bus 174”, ont été suivies par des millions de personnes à la télévision. Son enterrement n’a été suivi que par une personne: sa mère adoptive.

Après avoir découvert le documentaire « Ônibus 174 » de José Padilha, le réa- lisateur Bruno Barreto a construit une fiction relatant la rencontre d’un adolescent orphelin et d’une femme obsédée par le souvenir de son fils.

La rencontre de deux personnes à la dérive, qui a été ponctuée par la mort d’une jeune professeure et de Sandro, laissant cette mère à nouveau orpheline de son fils.

Rio Ligne 174 est un film sur la condition humaine et non pas sur la situation sociale au Brésil. Son histoire, basée sur des événements réels, raconte les trajectoires d’une mère qui perd un fils et d’un fils qui perd sa mère. ”, précise le réalisateur.

Pour la première fois Bruno Barreto a travaillé avec des acteurs novices ou amateurs issus de troupes sans ressources de Rio de Janeiro. Parmi eux Michel Gomes (Sandro), qui joue pour la première fois un rôle principal, et Marcello Melo Jr (Alê), que l’on découvre au cinéma. Les deux garçons, Gabriela Luiz (Soninha) et les dizaines de figurants ont été coachés par les frères Rogério et Ricardo Blat. Parmi les rôles importants, on peut citer aussi Cris Vianna (Marisa), Anna Cotrim (Walquíria) et Tay Lopes (Jaziel). Le scénario de “Rio Ligne 174 est signé par Braulio Mantovani (La Cité De Dieu), la photographie est d’Antoine Heberlé (Paradise Now), la musique originale de Marcelo Zarvos, brésilien établi aux Etats-Unis (Raisons D'état ; Hollywoodland ; What Just Happened?), la direction artistique de Cláudio Amaral Peixoto, les costumes de Bia Salgado, le montage de Letícia Giffoni, le mixage de Bruno Tarrière (León; The Messenger-The Story of Joan of Arc) et le son de Gillaume Sciama (Indochina; A Professora de Piano).

Dans un souci de reconstitution rigoureuse des faits, “Rio Ligne 174 a été filmé en extérieur dans le Centre de Rio de Janeiro, à l’église de la Candelária, dans le quartier du Jardin Botanique et les favelas Tavares Bastos et de Curicica, pendant huit semaines, entre juillet, août et septembre 2007.

Le film est une production Moonshot Pictures, Movie&art, Mact Productions, Paramount Pictures et Globo Filmes, avec la participation de Canal +.

Entretien avec le réalisateur

D’où est venue l’idée de faire Rio Ligne 174 ?

En juin 2000, lorsque la prise d’otages du bus en plein milieu de Rio de Janeiro, et sa retransmission en direct, a traumatisé le Brésil, je vivais à New York. J’ai pris connaissance de ce qui venait de se passer par la presse. En 2002, quand j’ai vu le documentaire « Ônibus 174 », dans lequel ma fille a travaillé comme assistante de production, j’ai été bouleversé et j’ai immédiatement appelé le réalisateur José Padilha. Je lui ai dit que j’étais sous le choc mais aussi étonné de voir la femme qui prenait Sandro pour son fils seule à son enterrement. Pourquoi cette femme, si simple, si forte, mais également si blessée, portant une rose rouge, était-elle convaincue d’être la mère de Sandro?

Notes de production

L’histoire

Sandro Rosa do Nascimento est né le 7 juillet 1978. Fils de père inconnu, il vivait avec sa mère qui possédait un petit commerce. A six ans, Sandro voit sa mère, enceinte de jumeaux, être tuée à coups de couteaux. L’enfant va d’abord habiter chez une tante, mais ne s’y fait pas et prend la fuite. Il devient un ‘gamin des rues’, comme tant d’autres mineurs brésiliens. Il devient drogué, commet des délits, passe par des institutions pour mineurs.

Propos de comédiens

Michel Gomes / Sandro : sans méchanceté dans le cœur

“J’étais chez moi lorsque ma soeur, qui travaillait au Jardin Botanique, m’a informé de la prise d’otages. J’ai assisté au drame à la télévision et je ne pouvais pas imaginer que sept ans après je jouerais le rôle de Sandro. Je voulais trop le rôle, j’ai fait plusieurs essais et ateliers, me suis beaucoup investi et j’ai beaucoup prié : j’ai tout fait pour être choisi. Les coachs, Rogério e Ricardo Blat, ont été merveilleux, ils vous faisaient bien ‘rentrer’ dans le personnage et aussi ‘en sortir’, et rentrer ensuite tranquillement à la maison. Bruno m’a beaucoup parlé du personnage et donnait des indications précieuses pendant les tournages, comme, par exemple : ‘tu as manqué de haine dans le regard’. Le plus difficile c’est de préserver l’énergie, l’adrénaline dans la répétition de scènes fortes, lourdes, qui remuent les sentiments. Pendant une scène, je ne juge pas Sandro, ‘je suis Sandro’. Après avoir découvert le personnage, ce n’est pas que j’excuse ce qu’il a fait, mais Sandro n’a pas eu de chance dans la vie. Il n’avait pas de méchanceté dans le cœur, ou alors il aurait fait un vrai carnage dans ce bus. Cela me fait de la peine, mais on ne peut changer ce qui lui est arrivé. Je suis acteur depuis huit ans et je suis sûr que ce rôle sera très marquant dans vie ma et dans ma carrière”.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 126 entrées
  • 1ère semaine IDF : 1 249 entrées
  • Cumul IDF : 1 769 entrées

  • 1ère semaine France : 1 567 entrées
  • Cumul France : 2 283 entrées