Notes de Prod. : Robinson dans l'espace

Avis de la presse

CinéLive:
"Entre la provoc’ qui consiste à démultiplier les lieux décrits au cœur d’une démarche utopique, la voix off mi-explicative mi-fictionnelle qui se décale en permanence de l’image, et la rigueur effective de l’essai, l’entreprise vire à un absurde amusant qui fait oublier l’aridité présumée du procédé."
Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Cinélive n°70, page 64)

Télérama :
" A condition d'aimer les étranges voyages, on suit avec jubilation le périple de ces deux zozos intellos, cultureux à l'extrême, qui, avec flegme et précision, dynamitent une Angleterre conservatrice, homophobe, asphyxiée par des siècles d'hypocrisie lénifiante."
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)

Chronic’art :
" Ce qui intéresse le réalisateur -déterminé à brouiller jusqu’au bout la ligne de démarcation entre reportage, fable, travelogue et pamphlet- c’est le décalage entre les magnifiques fragments recueillis sur pellicule et l’ironie de ce qu’ils cachent."
Charlotte Garson (article entier disponible sur le site de Chronic’art)

Le Monde :
"L'auteur ne peut s'empêcher, au long de ce deuxième volet, de procéder par allusions, exigeant du spectateur une grande familiarité avec la littérature et l'histoire anglaise au point de réserver ce brûlot prolétarien aux plus érudits des membres du public."
Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site de Le Monde)

Libération :
"Passons sur le pire, ce ton exaspérant de supériorité ironique so british, cet humour pince-sans-rire "qu'on ne comprendra jamais ailleurs que chez nous", tel que le sussure sans cesse le commentaire en voix off. Avouons aussi qu'on s'ennuie parfois ferme. "
Antoine de BAECQUE (article entier disponible sur le site de Libération)

Première :
"Keiller filme des pylones, des ports vides ou des sites nucléaires sur lesquels il fixe une voix off qui, à grand renfort de statistiques, de citations, de références littéraires et d’anecdotes, donne un aperçu peu réjouissant du pays de Tony Blair. C’est quelquefois caustique, plus souvent rasoir"
C.N. (article entier disponible dans Première n°318, page 30.)

Notes de production

Robinson, qui souffre de troubles de la mémoire, travaille aujourd'hui comme magasinier dans un supermarché à Barrow-in-Furness. Peu de temps après les évènements décrits à la fin de Robinson Dans L'Espace (il disait qu'il allait voler une pièce d'un Tornado saoudien qui s'était abîmé en mer du Nord), il fut arrêté par la police du Ministère de la Défense alors qu'il se promenait dans la lande, près d'une base militaire isolée située non loin de la frontière écossaise. Il a passé plusieurs années en prison puis en hôpital psychiatrique. Paul, qui s'appelle en fait Robert Delamarche, a publié les résultats de leur enquête juste avant les élections de 1997. Il est peu de temps après devenu un conseiller influent de Downing Street, un des plus en vue de New Labour. Il a épousé l'héritière d'une chaîne de supermarchés, a été fait pair à vie, puis s'est retiré de la vie publique. Lord et Lady Delamarche ont depuis crée le "Robinson Institute", un think-tank qui poursuit l'œuvre de Robinson en son absence. Ils auraient financé le travail de documentation du dernier film de Patrick Keiller (sur la situation difficile du logement au Royaume-Uni), et pourraient également soutenir un de ses nouveaux projets, "The City of Future". Ils espèrent que Robinson recouvrera bientôt ses facultés, suffisamment en tous cas pour devenir le directeur de l'Institut, même s'ils craignent qu'il leur en veuille d'avoir utilisé sans son autorisation ses travaux précédents.