Rock'n'love

Genres : Comedie, Musique - Durée : 1H30 mn
Sortie en salles le 18 Avril 2012 - en VOD/DVD le 29 Août 2012
Presse ★★★★
Spectateurs ★★★

Notes de production

Une aventure hors normes

raconte comment il est arrivé sur le projet : "Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit qu'il y avait matière à réaliser un film très drôle, et l'idée, assez délirante, de tourner dans un grand festival de musique, qui se déroule l'été, m'a beaucoup plu. J'étais conscient qu'il allait être extrêmement difficile de transposer l'agitation et la frénésie d'un tel événement, et d'en restituer l'authenticité, et nous avons donc décidé que le mieux était de tourner l'intégralité du film dans un véritable festival de musique, plutôt que d'essayer de le reconstituer. Du coup, on s'est retrouvé à relever le défi, plutôt hallucinant, de faire coïncider la durée du tournage avec celle du festival : quatre jours et demi !"
Il poursuit : "Ce dispositif inhabituel a formidablement dynamisé le tournage puisque tout ce que nous filmions – ou presque – était réel. En règle générale, j'aime bien me laisser surprendre par l'imprévu, plutôt que d'envisager toutes les hypothèses à l'avance – et d'ailleurs, c'est exactement comme cela que le film a été tourné."
Le réalisateur reprend : "Ce que j'aime beaucoup dans ce film, c'est qu'il vous plonge dans un monde à part. Rapidement, on en oublie l'histoire et on est immergé dans l'univers du festival. Étrangement, le film trouvait au fur et à mesure son langage cinématographique propre. Les journées étaient dures, mais pas beaucoup plus que sur un tournage classique, et on savait qu'on n'était pas là pour longtemps. Le plus difficile, c'était de s'arrêter. On était galvanisés du matin au soir, et c'est ce qui nous permettait de tenir. Et cela correspond exactement à ma définition de la mise en scène : diriger une équipe de vrais passionnés qui prennent du bon temps, laisser libre cours à sa créativité et ne surtout pas se laisser entraver par un dispositif technique censé vous aider, mais qui, en réalité, vous met des bâtons dans les roues."

Les débuts de l'aventure

Si le scénario n'a pas été écrit initialement pour le festival T in The Park, le directeur de la manifestation était des plus favorables au projet et a donc accordé l'autorisation de tournage au réalisateur. La production a ensuite facilement bouclé le financement du film. précise : "On a eu la chance d'avoir des partenaires financiers qui ont compris nos ambitions artistiques. On a eu un rendez-vous avec les responsables de BBC Films, et ils nous ont dit qu'on était complètement fous, mais ils ont tout de suite compris ce qu'on voulait faire. On leur a montré des extraits des auditions, et je crois que c'est ce qui les a convaincus qu'on pouvait y arriver". Au cours de la semaine précédant le tournage, une journée a été consacrée à des répétitions filmées, comme s'il s'agissait d'une captation d'un spectacle vivant : elle s'est déroulée dans le plus grand espace des studios Film City Glasgow, qui appartiennent à Sigma.
L'exercice a prouvé que le film pouvait être tourné dans de telles conditions et que l'action pouvait s'inscrire dans un cadre aussi restreint. Surtout, ce test "grandeur nature" a rassuré l'équipe sur sa capacité à relever le défi. "J'étais parfaitement déterminé à tourner le film dans son intégralité en une journée de répétitions, ce que je trouvais extrêmement intéressant", souligne . "En fait, on a échoué puisqu'on n'a tourné que trois quarts du scénario, mais cela nous a suffi à prendre conscience qu'on pouvait quand même y arriver."

Le Casting

Sur l'ensemble, six comédiens étaient censés se produire sur scène. Autant dire qu'il fallait des acteurs doués sur le plan vocal et musical. La directrice de casting, Kahleen Crawford, s'explique : "C'était un casting rock'n'roll pour un film rock'n'roll ! On a fait un gros travail de recherche et on s'est engagé dans une double bataille pour trouver des acteurs capables de chanter et de jouer d'un instrument de musique et, dans le même temps, des musiciens professionnels à même de faire l'acteur. On n'a écarté aucune hypothèse a priori et on a établi des listes de candidats du monde entier. Après une première sélection, on a contacté des agents et on a eu l'heureuse surprise de découvrir que certains comédiens à qui on voulait faire appel étaient aussi doués musicalement."

La mise en place des groupes de rock

Deux équipes ont été mises en place pour mettre au point les styles musicaux des deux groupes. Eugene Kelly, fondateur du groupe The Vaselines, à Glasgow, a travaillé en étroite collaboration avec Luke et Mat sur la musique de The Make, ainsi qu'avec le producteur électro-industriel Rico Capuano. Les titres qu'on entend dans le film ont tous été écrits par Eugene et Luke.
Le musicien Brian McAlpine, qui vit à Glasgow, a travaillé sur les sonorités de The Dirty Pinks, en s'inspirant de la musique de Natalia et en apportant une touche rock à l'ensemble. La mise en place des groupes, comme l'écriture et l'enregistrement des musiques, se sont déroulés sur une période de trois semaines. Si les groupes ont continué de répéter jusqu'au début du tournage, les musiques de The Make ont été préenregistrées et Luke se produit sur scène sans playback. "J'avais travaillé avec David sur son premier film, THE LAST GREAT WILDERNESS, si bien que je connais Sigma depuis longtemps", affirme Eugene Kelly. "Quand on m'a contacté, j'ai pensé que c'était pour que j'écrive des musiques pour le film, mais ensuite on m'a demandé de produire tous les titres de The Make. On m'a donné des références, comme MGMT et The Killers, qui étaient censés être du même niveau que The Make, et pas forcément pour que je m'en inspire. Je savais qu'il leur fallait des sonorités contemporaines, mais comme le retro pop des années 80 est à la mode, j'ai décidé d'aller dans cette voie."

Le lieu de tournage

Le site du festival a offert à la production des tentes, des bâtiments en préfabriqué, et un grand chapiteau sous lequel pouvaient dormir les comédiens et l'équipe technique tout au long du tournage. Une deuxième tente a servi de cantine et de décor pour une scène de bar qui se déroule vers la fin du film. indique : "Pour moi, ce tournage a été une expérience inédite. On est arrivé sur place en car et on avait un peu l'impression de partir en guerre."

La post-production

En raison des bruits ambiants, la qualité du son direct enregistré pendant le festival n'était pas optimale. Jake Roberts : "Juste après le tournage, on a passé une journée à enregistrer une piste sonore en post-synchro avec l'ensemble des comédiens, pour qu'on puisse monter le film. Bien plus tard, on a fait les enregistrements en post-synchro de manière tout à fait classique : David tenait vraiment à ce que les comédiens campent leurs personnages avec beaucoup de naturel et à ce qu'ils continuent à improviser pour préserver l'énergie du tournage."

Un dernier mot

: "C'était une expérience tellement enrichissante que j'aimerais la retenter
dans un tournage plus conventionnel car cela donne une authenticité et une énergie au résultat
final qu'on n'a pas lorsque tout est programmé à l'avance."
: "Quand je repense à ce tournage, je peux dire qu'il m'a coûté une fortune en séances de psy ! Plus sérieusement, c'est une expérience inoubliable que je n'aurais pas aimé vivre dans d'autres conditions. Elle m'a changé intérieurement. C'est une sensation très difficile à décrire et qu'on ne peut comprendre qu'en étant sur place."
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