Après dix ans d’exil volontaire, mis à profit pour faire des films en Europe,
Robert Kramer revient aux Etats-Unis, pays dont il fut naguère une figure majeure de la contre-culture et plus encore du cinéma indépendant des années 60/70 où il se fit connaître pour son travail engagé sur le Viêt-Nam et les inégalités sociales aux USA. Pendant six mois, en 1987 et 1988, caméra à l’épaule, il entreprend un étonnant retour aux sources, descendant la route numéro 1 qui, sur 5.000 kilomètres, longe la côte Atlantique de la frontière canadienne jusqu’à la pointe de la Floride, là où se condensent toutes les strates de l’Histoire américaine, juste avant la guerre du Golf.