Après deux immenses succès internationaux (
Black et
Devdas), le réalisateur
Sanjay Leela Bhansali confirme, avec Saawariya, qu’il est l’un des artistes les plus accomplis et les plus singuliers de Bollywood. En transposant une nouvelle de Dostoïevski dans une ville imaginaire et pop, mélange coloré de toutes les décors du monde, il crée un style détonant entre le rêve et le conte de fées. Face aux stars
Salman Khan et
Rani Mukherjee qui font ici figure de seconds-couteaux, deux jeunes acteurs talentueux enflamment l’écran. La musique envoûtante de Monty Sharma et les numéros de danse, dans le plus pur style Bollywood, finissent de faire de Saawariya un spectacle total.
Saawariya désigne l’être aimé, mais pas n’importe lequel. C’est le dieu Krishna, sombre et bleuté (savla), que l’on vénère sous le nom saawariya. Outre la divinité, mais sur une note tout aussi sublime, saawariya désigne celui qui est amoureux à jamais. Mais, une fois de plus, peu d’amants peuvent être désignés comme saawariya. Seul l’amant qui résiste à l’épreuve du temps, qui surmonte les obstacles, qui se fiche de gagner le cœur de sa désirée tant qu’il est dévoré par l’amour, tant qu’il demeure dans cet été permanent de passion… cet homme, cet amant unique est le saawariya.