Notes de Prod. : Saw 4

    en DVD le 09 Juillet 2008

La saga Saw, un triomphe planétaire

Depuis la révélation du premier film de la série SAW, en 2004, l’alliance de machiavélisme retors et de terreur pure est devenue la signature de la franchise qui a rencontré un succès phénoménal à travers le monde. Episode après épisode, les films suivent les sombres machinations du Tueur au puzzle, un homme malade d’un cancer en phase terminale qui s’amuse en imposant à des gens ayant perdu foi en la vie d’horribles épreuves dont l’enjeu est leur survie.
Toujours plus angoissante et inventive, la franchise Saw a su toucher et jouer avec les nerfs de millions de spectateurs dans le monde et s’imposer à l’instar d’Halloween, La Nuit Des Masques ou Les Griffes De La Nuit comme un classique du genre et une des séries les plus rentables du cinéma d’horreur, à la fois en salles et en vidéo. A ce jour, les trois films Saw ont rapporté plus de 400 millions de dollars en salles, et plus de 13 millions de DVD ont été vendus. Premier du classement sur les entrées en salles et les ventes de DVD grâce à cette franchise, Lionsgate est aujourd’hui le leader de la production de films d’horreur.

Saw a été projeté pour la première fois au Festival du Film de Sundance 2004 dans le cadre du très populaire programme «Park City at Midnight». Le directeur et programmateur du festival, Geoffrey Gilmore, se souvient : «J’ai été très impressionné par ce film la première fois que je l’ai vu. Sa réalisation et son histoire faisaient preuve d’une maîtrise exceptionnelle de la part de ses créateurs alors que c’était leur premier film. Saw avait le pouvoir de capter le public dès ses premières images ; c’était très bien construit, très audacieux et absolument terrifiant. Mais le plus intéressant, c’était la morale qui se cachait derrière cette histoire. Le film ne se contentait pas de vous effrayer, il avait aussi pour objectif de vous faire réfléchir à ce que vous seriez capable de faire pour survivre. Face au monde qui est le nôtre, c’était un sujet sérieux, comme individu et membre de la société.»

A travers ses deux suites, la série a exploré plus en détail les pensées et la vision du monde du Tueur au puzzle. Leigh Whannell, le créateur de l’histoire originale avec James Wan et scénariste ou coscénariste de Saw, Saw Ii et Saw Iii, raconte : «Le cancer dont souffre le Tueur au puzzle l’a beaucoup fait réfléchir sur ce que cela signifie d’être vivant et sur la fragilité de la vie. Ce n’est pas le genre de personne qui se contente de profiter du temps qui lui reste à vivre en allant faire un grand voyage en Europe ! En confrontant ses victimes à la valeur de la vie, il peut examiner les choix moraux qu’elles font devant la menace de la mort. Cette question est ce qui l’intéresse le plus et ce qui lui inspire toujours davantage de nouvelles idées machiavéliques. Aussi sadiques ses jeux puissent-ils être, son intention est avant tout d’aider les gens à reprendre goût à la vie. Avec sa philosophie tordue et sa conception très spéciale de l’altruisme, le Tueur au puzzle est un personnage vraiment à part dans l’univers des films d’horreur !»

La franchise Saw a fait partie de cette vague de films d’horreur qui ont fait naître des comparaisons flatteuses avec le cinéma d’horreur indépendant des années 70. Cette relation a été soulignée durant l’été 2007 au cours d’une rétrospective nommée «It’s Only a Movie : Horror Films from the 1970s and Today» au Museum of the Moving Image de New York. Durant six week-ends, de nombreux classiques du cinéma d’horreur ont été projetés, tels que La Derniere Maison Sur La Gauche de Wes Craven (1972) ou encore Massacre A La TronÇonneuse de Tobe Hooper (1974).
Tout comme ces films ont choqué le public de leur époque par leur côté gore et leur exploration dérangeante du comportement humain, les films de la franchise SAW ont montré des images qui ont stupéfié et terrifié les spectateurs d’aujourd’hui. Pendant la rétrospective, les films étaient présentés par paires, chacune comprenant une œuvre des années 70 et une autre plus récente aux thèmes communs : Saw Ii y était présenté avec Orange Mecanique de Stanley Kubrick.

Lors de l’annonce de la rétrospective en juin 2007, le conservateur en chef du musée, David Schwartz, a expliqué : «Ces films possèdent une esthétique indéniable et un grand intérêt culturel parce qu’ils reflètent les peurs de nos vies contemporaines. Nous savons qu’ils contiennent des images dérangeantes et même choquantes, mais leur intérêt et leur force vient justement du fait qu’elles se nourrissent de nos angoisses les plus profondes.»

Livia Bloom, la conservatrice adjointe, a ajouté : «Les cinéastes de cette rétrospective ont utilisé le cinéma horrifique et son potentiel commercial pour faire des films intelligents et souvent subversifs. Leurs histoires examinent nos peurs psychologiques les plus primaires et commentent les problèmes sociaux et politiques de leur époque. D’une certaine façon, les scènes de torture horribles de Saw sont le reflet d’une vie durant une période de guerre et d’agitation.»

La cohérence thématique et stylistique de la franchise Saw doit beaucoup au travail d’une équipe comprenant James Wan et Leigh Whannell, les créateurs de la série, le scénariste et réalisateur Darren Lynn Bousman, qui a rejoint l’équipe sur Saw Ii, les producteurs Oren Koules, Mark Burg et feu Gregg Hoffman, et les producteurs exécutifs Stacey Testro, Peter Block et Jason Constantine. L’équipe technique est constituée depuis le premier film de la franchise par le directeur de la photo David Armstrong, le chef décorateur David Hackl, le chef monteur Kevin Greutert et le compositeur Charlie Clouser, qui a fait autrefois partie du groupe Nine Inch Nails.
Un autre membre important de l’équipe SAW est l’acteur Tobin Bell, qui incarne le Tueur au puzzle. Dans son article sur les films d’horreur contemporains publié dans le L.A. Weekly du 7 septembre 2007, le critique Luke Thomson écrivait : «La performance d’acteur de Tobin Bell dans le rôle du Tueur au puzzle est une pure merveille, il est le meilleur anti-héros “réaliste” du cinéma d’horreur depuis Anthony Hopkins dans le rôle d’Hannibal Lecter.»
Aussi complexes que les jeux du Tueur au puzzle, les films de la série SAW révèlent graduellement leurs intrigues surprenantes. Les films ressemblent eux-mêmes à un vaste puzzle, chaque épisode étant lié d’une façon ou d’une autre au précédent. Avec SAW IV, le public va en apprendre encore davantage sur les plans machiavéliques du Tueur au puzzle...

Note de tournage...

Le 5 Juillet - Saw 4 : Un réalisateur à l’humour grinçant…

Le réalisateur Darren Lynn Bousman réveille les fanatiques et attentistes de Saw 4 par un simulacre, relayé par Lionsgate.
Ironisant sur le série-boom born in USA, l’intrigue incorpore des agents du FBI, profilers avant tout, pour élucider le mystère des enregistrements de Jigsaw, interprété par Tobin Bell.
 

Box-office au 13 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 69 644 entrées
  • Cumul IDF : 138 668 entrées

  • 1ère semaine France : 294 553 entrées
  • Cumul France : 654 732 entrées