L’histoire de
Sept Vies est racontée dans un style visuel qui permet de ressentir l’urgence tout en étant très soigné. Selon
Gabriele Muccino, cette esthétique apporte au film « une profondeur narrative supplémentaire ». Le réalisateur explique : « Je voulais un style visuel très marqué parce que Ben vit dans sa bulle et voit la vie différemment. Le monde qui l’entoure est magnifique mais il a le sentiment d’en être complètement exclu. Il voit les autres profiter de sa beauté, mais il est incapable de faire de même jusqu’à ce qu’il rencontre Emily. »
Pour créer l’esthétique du film,
Gabriele Muccino a engagé le directeur de la photographie français
Philippe Le Sourd, qui a récemment éclairé la comédie romantique et provençale de Ridley Scott
Une Grande Année.
Gabriele Muccino raconte : « J’ai découvert le talent incroyable de Philippe en travaillant avec lui sur une publicité. Nous nous sommes inspirés de tableaux célèbres pour développer l’esthétique du film, et d’une certaine façon il a tourné SEPT VIES comme il aurait peint une toile. Il a filmé le début de l’histoire dans un style très austère qu’il a ensuite emmené vers un monde coloré et vivant. »
La même évolution se retrouve dans le travail du chef décorateur Michael Riva, qui avait déjà collaboré avec
Gabriele Muccino sur
A La Recherche Du Bonheur. Michael Riva explique : « Au début, les décors reflètent le point de vue personnel de Ben sur le monde, nous avons donc utilisé une palette de couleurs sombres et voilées qui évoluent ensuite vers des teintes magenta. Quand Ben rencontre Emily, tout ce qui est terne et fade devient de plus en plus coloré. »
Michael Riva note : « Je me suis beaucoup inspiré du film
Le Scaphandre Et Le Papillon de Julian Schnabel et d’un film français des années 60,
Les Choses De La Vie de Claude Sautet, qui raconte l’histoire d’un homme hanté par ses regrets. Ces deux films ont une beauté et un lyrisme que je voulais retrouver dans
Sept Vies. »
Michael Riva a exploré Los Angeles pour trouver les décors et les extérieurs du film, et travaillé avec
Gabriele Muccino pour développer l’environnement personnel de chacun des personnages. Il explique : « Emily et Ezra, par exemple, ont chacun un monde bien à eux dont l’apparence et l’ambiance reflètent leurs personnalités. La maison d’Emily est pleine de couleurs éclatantes alors que tout est très spartiate, organisé et fonctionnel chez Ezra. »
Une des scènes qui illustrent la vision de
Gabriele Muccino,
Philippe Le Sourd et Michael Riva est celle où Ben et Emily discutent dans une prairie luxuriante, bien loin de l’agitation de la vile. Cette scène a toujours été un passage important du film aux yeux de
Gabriele Muccino. Michael Riva se souvient : « Gabriele voulait un paysage de Toscane très romantique et sentimental pour cette scène, mais nous étions en plein milieu d’un désert et je ne connaissais aucun lieu de ce genre à Los Angeles. Nous avons donc cherché, et cherché encore. Et finalement nous avons trouvé cette magnifique prairie couverte d’herbe haute à Charmlee Park à Malibu. C’était exactement ce que voulait Gabriele. »
Le producteur
Jason Blumenthal commente : « C’est une des scènes les plus romantiques que j’aie jamais vues. Le fait que Ben et Emily ne se touchent pas rend leur relation encore plus forte et plus émouvante. »
Gabriele Muccino explique : « Cette scène devait illustrer visuellement sur quoi repose l’amour entre Ben et Emily. Pour moi, c’était une façon de faire ressentir ce sentiment de vie autour de deux êtres unis dans un moment où ils s’abandonnent à la beauté du monde qui les entoure. »
Le soin apporté par
Gabriele Muccino pour tirer de chacune des scènes le plus d’émotion et d’amour possible a été une grande source de motivation pour toute l’équipe du film.
Todd Black se souvient : « Gabriele disait régulièrement aux producteurs, à Will, à Rosario, à tous les acteurs et à toute l’équipe qu’il ne fallait jamais perdre de vue qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. Depuis la façon dont il a tourné ce film, jusque dans le choix des décors et de la musique, tout ce qu’il a fait avait toujours pour but de raconter et de renforcer cette histoire d’amour. »
Gabriele Muccino conclut : « J’espère que le public sortira des salles avec le sentiment que la vie est une chose unique. Nous avons parfois tendance à l’oublier, et avec
Sept Vies j’ai voulu montrer aux gens comme elle peut être fragile, éphémère, et magique. Nous avons parfois besoin d’une histoire pour nous rappeler la beauté du monde qui nous entoure, des personnes que nous aimons, et des liens qui nous unissent. »