Notes de Prod. : Serpico

    en DVD le 18 Septembre 2006

Critique inédite : Bertrand Tavernier, Jean-Pierre Coursodon 50 ans de cinéma américain (Nathan)

Al Pacino porte sur ses épaules Serpico, qui est, peut-être avec Un Après-midi De Chien et Le Prince De New-york, le meilleur du cinéaste.

Inspiré, comme ces deux films, de faits réels, le scénario de Waldo Salt et Norman Wexler adapte en le condensant, mais fidèlement, le livre de Peter Maas sur Frank Serpico.
Tourné à une époque où se multi- pliaient les films sur les flics qui se mettent hors la loi pour lutter contre le crime “avec ses propres armes” et sont présentés au public comme des héros, Serpico apportait une vision moins mélodramatique et plus saine, encore que très pessimiste (le système a finalement raison de Serpico, même s’il réussit à attirer l’attention sur le scandale de la corruption policière), des rapports entre la loi et la criminalité.

Le personnage, loin de se limiter à sa fonction, comme la plupart des policiers à l’écran, présente une épaisseur, une originalité rares, qui ne tiennent pas à ses seules “excentricités” vestimentaires ou le comportement. Serpico, dépourvu d’intrigue au sens traditionnel, se compose d’une série de séquences d’investigation assez semblables mais dont l’effet est cumulatif plutôt que répétitif grâce à la présence de Pacino et à une mise en scène énergique, à l’instar du personnage, où Lumet utilise mieux que jamais le décor urbain.”

Critique inédite : Guy Allombert La Revue du Cinéma n°285

“On le sait, le cinéma hollywoodien n’a jamais hésité à dénoncer les tares de la société américaine.Inspiré d’une histoire authentique, Serpico décrit sans complaisance un uni- vers dont la corruption est devenue le principal moteur.

Frank Serpico, parti du bas de l’échelle, tente avec une rare obstination de bloquer un processus où chacun de ses collègues est impliqué à des degrés divers : l’argent arrive très facilement, et les policiers ne peuvent plus éviter d’entrer dans le monde de ceux qu’ils ont pour mission d’arrêter.

Critique inédite : Télérama

“... La composition d’Al Pacino, dont c’est l’un des plus beaux rôles, donne au film une dramatique vérité.La démarche de Serpico, son gros chien et les tenues hippies qu’il se plaît à porter contrastent violemment avec une société régie par l’argent et la corruption. Refusant d’utiliser - en dehors d’Al Pacino - les habituels acteurs hollywoodiens, Lumet a choisi des comédiens venus du théâtre, et cette décision est certainement à l’origine de l’authenticité inhabituelle dont témoigne le film qui, par moments, semble posséder le vérisme du documentaire.

Critique inédite : Jean Tulard

“Sobre, sans fioritures, la mise en scène classique et quasi documentaire de Sidney Lumet s’efface modestement devant son sujet. Un sujet fort, et ce d’autant plus que l’histoire de Frank Serpico est authentique.
Cette héroïque croisade d’un policier intègre et solitaire contre 99% de ses col- lègues en dit long quant au degré de corruption qui régnait (qui règne ?) dans la police new-yorkaise.Il n’est pas jusqu’à John Lindsay, alors maire de la ville, qui ne soit éclaboussé par l’affaire Serpico.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 2 108 entrées
  • Cumul IDF : 3 362 entrées