Troisième chapitre de la triomphale saga hip-hop qui débuta à l’été 2006 sous la bannière de Touchstone Pictures et Summit Entertainment, Sexy dance 3 est le premier film de danse tourné et distribué en 3D numérique.
Le réalisateur, Jon M. Chu, qui avait fait ses débuts dans le long-métrage avec Sexy dance 2, retrouve ici deux des vedettes de la franchise :
Adam G. Sevani et
Alyson Stoner, entourés des nouveaux venus
Rick Malambri et
Sharni Vinson et de dizaines de danseurs, tels Stephen «tWitch» Boss,
Keith Stallworth,
Kendra Andrews, Martin Lombard, Facundo Lombard et Oren «Flearock» Michaeli.
La 3D confère un impact visuel sans pareil à cette plongée dans l’univers haut en couleur de la danse underground new-yorkaise, qui se conclura par une spectaculaire «battle» entre street dancers et danseurs de hip-hop.
On retrouve, dans les rôles des jeunes étudiants Moose et Camille,
Adam G. Sevani (âgé de 15 ans à l’époque de Sexy dance 2) et
Alyson Stoner (12 ans à l’époque de Sexy dance).
«Moose et Camille sont, comme tous les personnages du film, à la recherche de leur identité», explique Chu, «mais la destination finale compte moins que le voyage, les rencontres qu’on y fait, les enseignements qu’on en tire.»
«Les trois films délivrent le même message» ajoute la productrice
Jennifer Gibgot. «Croire en soi vous permet d’affronter tous les obstacles. Mais, message ou pas, quel bonheur de passer une heure et demie en compagnie de tels danseurs !»
Sexy dance 3 est produit par
Adam Shankman et
Jennifer Gibgot d’Offspring Entertainment (Hairspray),
Patrick Wachsberger et
Erik Feig de Summit Entertainment (la saga Twilight).
David Nicksay (Sexy dance),
Bob Hayward et
Meredith Milton assurent les fonctions de producteurs délégués. Le scénario est d’
Amy Andelson et
Emily Meyer, d’après les personnages
créés par
Duane Adler.
Une nouvelle dimension
Les producteurs n’ont pas seulement magnifié l’image par le biais de la 3D, mais rehaussé et enrichi la dramaturgie du film. «Les deux premiers films avaient un aspect conte de fées urbain», déclare Chu. «Nous avons voulu que le troisième soit plus sombre, plus grinçant, qu’il propulse des personnages plus inquiétants sur cette scène où tout peut arriver.»
«Nous voulions mettre la barre encore plus haut, et la 3D était le moyen idéal à cet égard», déclare
Patrick Wachsberger. «Les deux premiers épisodes offraient aux spectateurs ce qui se faisait de mieux en matière de danse. Le troisième vous fait littéralement entrer dans la danse.»
Jon M. Chu :
«Dans les comédies musicales classiques, la caméra suivait les évolutions des danseurs. Avec la 3D, le spectateur devient partie intégrante du numéro.»
«Nous avons chorégraphié certains passages spécifiquement pour la 3D», précise Gibgot. «C’est un ado qui, à la sortie d’une projection, nous a fait le plus beau des compliments : «J’ai eu l’impression d’être submergé par la danse !» Filmer une danse en 3D offre d’innombrables opportunités pour la vivre autrement en étant au plus près des danseurs.»
Au cours de ses brillantes études à l’École de Cinéma de l’USC, Chu remporta des prix pour ses films «Silent Beats» et «When the Kids Are Away», et fut rapidement sollicité par les plus grands noms d’Hollywood. Ancien danseur, il fut ravi de pouvoir satisfaire ses deux grandes passions dans Sexy dance 2. Le dynamisme et la vitalité de sa mise en scène contribuèrent à hisser le film en tête du box-office et à créer une énorme attente chez les fans.
Le matériel de prise de vues 3D dut être adapté et allégé pour répondre aux demandes d’une mise en scène très fluide, intimement accordée aux rythmes de la danse. Les producteurs engagèrent comme directeur de la photo
Ken Seng : «Je me suis attaché à traduire à l’écran l’émerveillement que j’avais ressenti à vingt ans en découvrant New York. La 3D n’est pas seulement un gadget supplémentaire, mais un moyen de véritablement immerger le spectateur dans cette ville.»
La chorégraphie, les décors et les éclairages, aussi généreux que sophistiqués, ajoutent à la texture de l’image et augmentent la profondeur de champ. «Sexy dance 3 est essentiellement un film d’action», note Seng. «Il s’y passe quantité de choses spectaculaires au niveau de la danse, et nous avions envie de couvrir tout cela avec des mouvements de grue amples et dynamiques.»
De nouveaux décors
L’histoire nous mène de la Maryland School of the Arts (MSA) au «monde enchanté» de New York.
Erik Feig :
«Ces films sont une formidable attraction pour le public du monde entier, tant par leurs étonnants numéros de danse que par leurs personnages et leurs décors. Cette fois, nous voulions aller encore plus loin, et New York nous a semblé le lieu idéal.»
Jon M. Chu :
«Cette ville a une longue histoire, une vie culturelle exceptionnellement riche et diverse. Les gens y viennent des quatre coins du monde pour vivre leur rêve. C’est une étape incontournable pour un garçon comme Moose, qui vient non seulement s’y frotter à certains des meilleurs danseurs du monde, mais aussi décider de son avenir. Au cours de l’histoire, nous le verrons ainsi traverser divers univers, de Chinatown à Brooklyn, en passant par le quartier de la Finance et Times Square – autant de décors qui se prêtent idéalement à la 3D.»
Les scénaristes
Amy Andelson et
Emily Meyer (Sexy dance 2) ont respecté les éléments fondamentaux de la saga, tout en amplifiant sa dimension magique. «Jon voulait que la danse garde toute sa séduction, mais aussi qu’elle sorte des limites du studio pour se répandre dans la ville», explique Andelson. «Le film contient des danses jamais vues à l’écran, et compte encore plus de numéros dansés que le précédent.»
Chu, Shankman et Gibgot, qui ont tous trois des liens étroits avec le monde de la danse, étaient décidés à mettre en valeur les styles les plus divers : danse moderne, claquettes, tango, «battle» de rue... «Peu importe le style, du moment que c’est bon et que cela fait réagir le public», explique Gibgot. «Cette diversité est conforme à l’esprit du film, elle lui est consubstantielle.» Une bonne partie de l’histoire fut inspirée à Chu par ses contacts avec des danseurs de tous horizons, recrutés à Baltimore pour le tournage de Sexy dance 2.
Adeptes des claquettes, street dancers, danseurs classiques finirent par marier leurs talents, comme à l’époque de la Factory d’Andy Warhol, lorsque des artistes de toutes origines se retrouvaient unis par la même soif de création.
CASTING
«Le casting de ces films a toujours été une affaire compliquée», déclare Shankman. «Il nous faut trouver des jeunes qui sachent à la fois jouer et danser aux côtés des meilleurs amateurs. Mais c’est merveilleux de pouvoir faire connaître ces danseurs qu’on voit trop rarement, et qui sont d’incroyables athlètes.»
Les deux têtes d’affiche,
Adam G. Sevani, de Sexy dance 2, et
Alyson Stoner, de Sexy dance, se connaissent depuis des années et nourrissent une grande complicité. «Le courant est tout de suite passé entre nous», dit Stoner. «Adam ne cesse de m’émerveiller par ses talents de danseur et d’acteur, et par la façon dont il parvient à exprimer la totalité de son personnage à travers la danse.»
Les habitués de la «House of Pirates», qui aident Moose à trouver ses marques à New York, forment un groupe hétéroclite, dominé par deux fortes personnalités : Luke et Natalie.
Rick Malambri interprète Luke, journaliste vidéo qui couvre la scène underground tout en gérant la «House of Pirates».
L’énigmatique Natalie a les traits de
Sharni Vinson, comédienne australienne connue pour la série «Home and Away» où Naomi Watts et Heath Ledger firent leurs premières armes.
La production recruta 250 danseurs pour les 6 grandes séquences musicales qui ponctuent le film. Des auditions eurent lieu à Los Angeles, New York et Miami, et l’on fit également appel à la LXD (Legion of Extraordinary Dancers), formée par Jon M. Chu après Sexy dance 2, qui regroupe des représentants de multiples disciplines : hip-hop, jazz, claquettes, danse contemporaine, etc. Quarante d’entre eux apparaissent dans le film.
«À L.A. et dans les autres villes, nous avons vu affluer des milliers de candidats désireux de prouver leurs talents», se souvient Chu. «Nous avons aussi créé un site où les postulants pouvaient soumettre leur démo. Cela nous a permis de recruter des talents du monde entier. C’est une des troupes les plus extraordinaires jamais rassemblées pour un film.»
L’ancien danseur et chorégraphe Shankman profita de sa participation à l’émission Fox «So You Think You Can Dance» pour recruter certains des meilleurs éléments, dont Stephen «tWitch» Boss (finaliste de la 4ème saison), dans le rôle du graffeur Jason, Joshua Adler (gagnant de la 4ème saison), etc.
L’art et la vie s’imitent souvent l’un l’autre, et le côté «féerique» du film semble avoir porté bonheur à plusieurs interprètes de Sexy dance 3, présents au bon moment et au bon endroit pour saisir leur première chance. C’est tout particulièrement le cas des jumeaux argentins Martin et Facundo Lombard. Ces danseurs de claquettes autodidactes, ayant appris qu’une audition ouverte se tenait à New York, n’hésitèrent pas à forcer les portes du studio pour montrer ce dont ils étaient capables. «Ils nous ont complètement bluffés», se souvient le chef chorégraphe
Jamal Sims. «Leur numéro était totalement nouveau et débordant de personnalité.»
Chu les engagea sur le champ et les intégra au script pour en faire les jumeaux Santiago.
Aux côtés de jeunes talents déjà repérés à la télévision, au sein de la LXD ou sur Internet, on retrouvera certains des personnages les plus mémorables de Sexy dance dans la scène de la «bataille». Le film met également en valeur de jeunes prodiges, âgés de 8 à 15 ans, dont les talents n’ont rien à envier à ceux de leurs aînés.
DES DANSES INTENSES
Berceau du hip-hop, New York est un décor de rêve pour les séquences dansées du film. «Nous avons essayé de dire encore plus de choses à travers la danse», commente Chu. «C’est par elle que nos interprètes, acteurs ou danseurs, s’expriment le mieux.»
«New York est le carrefour de toutes les cultures du monde», souligne
David Nicksay. «Chacune y trouve sa place, et la danse leur offre un outil de communication sans pareil.»
Sexy dance a contribué à la résurgence de films et émissions de danse, rendant du même coup le public plus exigeant en matière de chorégraphie. La production se tourna, pour la troisième fois, vers le brillant
Jamal Sims, également collaborateur de Madonna, Britney Spears et Miley Cirus. Sims supervisa cette fois pas moins de quatre chorégraphes : Nadine «Hi Hat» Ruffin et
Dave Scott (de Sexy dance 2), ainsi que les frères Richmond et Anthony Talauega, alias Rich and Tone. «Jon a eu l’idée géniale d’engager des chorégraphes très différents, qui nous ont permis de couvrir tout le spectre de la danse», déclare Sims.
TRACKLISTING:
1. Flo Rida (avec David Guetta) -
Club Can’t Handle Me
2. Roscoe Dash and T-Pain (avec Fabo) -
My Own Step (Thème de Sexy Dance 3)
3. Sophia Fresh (avec T-Pain) - This Instant
4. Trey Songz - Already Taken
5. Laza Morgan - This Girl
6. Chromeo - Fancy Footwork
7. Jesse McCartney - Up
8. Estelle (avec Kardinal Offishall) - Freak
9. N.A.S.A. (avec M.I.A., Spank Rock, Santigold
et Nick Zinner) - Whachadoin?
10. Busta Rhymes - Tear Da Roof Off
11. MIMS - Move (If You Wanna)
12. Get Cool - Shawty Got Moves
13. Wisin y Yandel – Irresistible
14. Sophia Del Carmen (avec Pitbull) - No Te Quiero
Sims régla lui-même deux numéros de styles radicalement distincts : un tango sensuel, interprété par plusieurs centaines de danseurs, et un numéro nostalgique en hommage aux comédies musicales classiques.
Quatre des six grandes scènes de danse se déroulent dans les différents quartiers de New York : Red Hook, Chinatown et le Bronx. Les meilleurs danseurs s’y affrontent dans des «batailles» on ne peut plus réelles, d’une
grande intensité. «C’est le propre de la danse underground», explique Sevani. «Tous les moyens sont bons pour s’imposer dans une «bataille» et écraser le rival sous les yeux du public.»
Dave Scott chorégraphia les principales «batailles», dont celles de Washington Square Park et Red Hook. Rich and Tone réglèrent la dernière, qui se déroule durant la World Jam, compétition internationale opposant les meilleures équipes du monde.
Cinquante danseurs s’y produisent sur un podium surélevé, dans des styles très divers, définis par l’inventif duo Talauega. La séquence de Coney Island et la «bataille» de Gwai échurent à la grande prêtresse du hip-hop Hi-Hat, qui régla aussi le mélange athlétique de capoeira et de danse interprété par Malambri et
Sharni Vinson.
Les répétitions commencèrent un mois avant le tournage sous la houlette de Sims, qui imposa aux centaines de
danseurs une mise en forme très rigoureuse. «Ce furent des semaines d’entraînement non-stop, à raison de douze heures par jour : dingue, mais hautement profitable», raconte Malambri.
«Le résultat, c’est que nous étions fin prêts pour le tournage», complète Vinson. «Et nous ne pouvions souhaiter meilleur réalisateur que Jon. Passionné de danse, il a des idées très précises et sait ce qui fera le meilleur effet à l’écran. C’est très stimulant de se sentir entre de bonnes mains et de savoir que votre travail sera pleinement mis en valeur.»
Et Chu de se féliciter de l’enthousiasme de ses interprètes : «Le film a bénéficié d’un formidable esprit d’équipe et d’une ambiance réellement fraternelle. Entre deux prises, les danseurs continuaient à se livrer bataille pour le plaisir, et m’inspiraient de nouvelles idées. Talents individuels + camaraderie, c’est la combinaison gagnante qui permet d’atteindre des sommets !»