Notes de Prod. : Shall we dance ? La nouvelle vie de Monsieur Clark

    en DVD le 23 Novembre 2005

Notes de Production

« Le scénario d'Audrey Wells se fonde sur un interdit : l'idée que l'on n'a pas le droit de se dire insatisfait lorsqu'on vit le rêve américain » explique Peter Chelsom. « John Clark a tout pour être heureux, mais il lui manque l'essentiel. Il mène une vie idéale… mais ce n'est pas vraiment la sienne. Il doit trouver un stimulant, une passion nouvelle pour relancer le mouvement. »
Le producteur Simon Fields ajoute : « C'est une fable où chacun de nous peut se retrouver - l'histoire d'un homme qui croyait avoir tout réussi, et qui se demande s'il n'est pas passé à côté de quelque chose d'essentiel… »
Les deux hommes ont baigné dans l'ambiance euphorique de cette Mecque du ballroom dancing : « Je suis originaire de BlackPool, explique le réalisateur,et là-bas personne n'y échappe. Chaque enfant est initié à la valse, à la rumba… » Ces danses, de plus en plus populaires aux USA, possèdent des styles très contrastés, de l'érotisme latino débridé de la rumba, à l'élégance Europe Centrale de la valse. Un romantisme, une fluidité, une tendresse et une exubérance qui s'accordent à merveille au cinéma : « J'ai toujours trouvé aux danses de salon un côté séduisant, et légèrement comique. Mais leur pratique nécessite une réelle audace - surtout pour un homme comme John Clark. Le vrai sujet du film est d'ailleurs moins la danse que le courage. »

Les personnages

« Pour John Clark, nous ne voulions pas d'un traîne-savates , d'un type écrasé par la vie, style Willy Lohman dans Mort D'Un Commis Voyageur » explique Simon Fields. « Nous voulions un homme en pleine possession de ses moyens, apparemment comblé par la vie. Son virage à 180° n'en serait que plus surprenant, pour lui comme pour nous. »

La chorégraphie

La mise en condition des acteurs commença dès la fin du casting. Il s'agissait de transformer rapidement une troupe de comédiens en danseurs de haut niveau, capables de briller dans une dizaine de styles… Peter Chelsom fit alors appel au chorégraphe John O'Connell, célèbre pour ses contributions à Ballroom Dancing et Moulin Rouge. Richard Gere s'engagea à fond dans le rôle et poursuivit son entraînement durant le tournage, parfois jusqu'à trois ou quatre heures du matin. « Ma principale motivation fut la peur d'échouer. Plus je découvrais les subtilités du ballroom dancing, plus la tâche me semblait ardue. Les gens ne réalisent pas toujours que cela demande un physique d'athlète !»
Même Jennifer Lopez, qui a dansé toute sa vie, trouva le processus difficile. « Vous avez beau connaître divers styles, vous vous sentez complètement novice le jour où vous commencez le ballroom dancing. Mais sitôt qu'on est dans la course, c'est le bonheur, et on se sent pousser des ailes ! »