Notes de Prod. : Sherrybaby

Maggie Gyllenhaal est Sherrybaby

“J'ai oublié comment ça se passe, tu sais. Je pensais qu'il n'y avait rien de pire que la prison, qu'ici ça serait le paradis. J'avais tort... ” --Sherry Swanson Maggie

Gyllenhaal incarne avec complexité le personnage de Sherry Swanson, jeune femme endurcie par ses expériences passées dans la rue mais qui sort affaiblie, autant physiquement qu'intellectuellement, de ses trois années derrière les barreaux. “Sherry sort de prison la tête pleine d'illusions assez naïves pour une fille de 23 ans, mais elle n'avait pas 20 ans lorsqu'elle a été incarcérée et était alors accro à l'héroïne. Pour moi, c'est resté une gamine” confie Maggie Gyllenhaal.

« Elle a le souhait d'être la meilleure des mères et s'imagine qu'elle va dominer le monde » ajoute-t-elle. « Aussi veut-elle avoir son propre appartement, trouver un bon job et élever sa fille comme jamais personne n'a élevé un enfant, mais quand les choses tournent au vinaigre, ce qui arrive presque immédiatement, elle tombe de haut, de très haut. Je pense que cela rend à la fois le film et le personnage beaucoup plus intéressants que si elle était sortie pleine de hargne et de ressentiment”.

Avant le tournage, Laurie Collyer insista pour que Maggie Gyllenhaal suive plusieurs ateliers où elle pourrait croiser des femmes qui, à l'instar de Sherry, sortaient à peine de prison et réapprenaient la vie en société.

Maggie Gyllenhaal passa un mois dans cet univers si particulier avant que le tournage ne débute. “En rencontrant ces filles, je me disais : “Wouah! Je doute qu'il y ait un film qui traite sincèrement de ce que c'est que de sortir de prison”. J'ai ressenti un lien viscéral et même une sorte de responsabilité “politique” à l’égard du sujet de ce film”.

A noter que la majeure partie des épreuves que Sherry Swanson endure est inspirée par de vraies anecdotes recueillies par Laurie Collyer lorsqu’elle a travaillé dans un foyer d'accueil pour enfants dont les mères étaient incarcérées, et que les dialogues ont directement été tirés de conversations qu’elle a eues avec d'anciennes détenues.

Sherrybaby par Laurie Collyer

“Une de mes plus proches amies fut incarcérée l'année où j'obtenais mon diplôme à l'université. Je me suis inspirée de sa vie pour le scénario de Sherrybaby. Nous faisions souvent la fête ensemble au collège et au lycée et je garde d'elle l'image d'une fille qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Son histoire a fini par m'obséder parce que j'étais convaincue que, moi aussi, j'aurais pu suivre ses pas. Deux autres gosses de mon quartier sont morts d'overdose. Ils n'avaient pas 35 ans et l'un deux a même laissé une petite fille derrière lui. Les gens ont trop tendance à penser que les histoires de drogue et de prison ne concernent que le ghetto. C’est faux. Nous sommes les enfants de la génération des années soixante. Nous avons grandi dans un univers imprégné de drogue, de cynisme et de pensées négatives. Certains d'entre-nous ont survécu. D'autres non. Sherrybaby est dédié à mon amie et à tous ceux qui ont survécu à la tempête.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 66 entrées
  • 1er jour IDF : 289 entrées
  • 1ère semaine IDF : 3 011 entrées
  • Cumul IDF : 4 260 entrées

  • 1er jour France : 638 entrées
  • 1ère semaine France : 4 352 entrées
  • Cumul France : 6 455 entrées