Notes de Prod. : Shoot' em up

    en DVD le 06 Mai 2008

Notes de Production

Un homme s’interpose et sauve un bébé en pleine fusillade. Sans même imaginer ce que cela va déclencher, il se retrouve au cœur d’une aventure mortellement risquée où il va devoir protéger l’être le plus innocent qui soit contre la bande de tueurs la plus inventive et la plus décidée qui ait jamais existé... Mystère, action, romance, le tout à un rythme effréné, Shoot' Em Up dépoussière le genre avec une pléiade de stars.

Le réalisateur et scénariste Michael Davis confie : « C’est en voyant une scène du film de John Woo A Toute Epreuve qu’est née l’idée du mien. Chow Yun Fat y joue un homme qui se retrouve en pleine fusillade avec dans une main un flingue et dans l’autre, un bébé qu’il protège. Cette scène m’a impressionné. Elle a été l’étincelle. Associer un homme et un bébé, la force et l’innocence, l’expérience et l’espoir, provoquait une réaction d’émotion et un fabuleux tremplin pour l’action. »

Michael Davis poursuit : « Shoot' Em Up est inspiré des films d’action américains de John Woo et raconte l’histoire d’un homme rongé par la colère, Mr. Smith, qui se retrouve avec un bébé sur les bras. Comme dans les films de John Woo, cette histoire met en scène de nombreuses fusillades. J’ai autrefois été storyboarder et je n’ai eu aucun mal à imaginer ces scènes et tous les trucs extrêmes que les acteurs peuvent y faire. »
En plus de la scène de la naissance du bébé du début, le film enchaîne quelques morceaux de bravoure comme lorsque Mr. Smith et des militaires sautent d’un avion ou lorsque le héros fait tourner un manège en tirant dessus avec son arme afin d’empêcher un sniper d’abattre le bébé qui est dessus. Action et sensualité font également bon ménage dans une scène où Mr. Smith et DQ, la prostituée, se rapprochent vraiment en pleine fusillade... Michael Davis précise : « Tout l’enjeu, la clé du film était de découvrir pourquoi tout le monde veut tuer ce bébé. »

Coup de cœur et coups de feu

Si John Woo a été une des sources d’inspiration, une autre se trouve dans les propres écrits du réalisateur et scénariste. Dès l’âge de 11 ans, Michael Davis écrivait ses propres romans de James Bond qui imitaient le style de Ian Fleming, comptaient une centaine de pages et avaient des titres comme « Masquerade of Death » ou « Spearhead ».
Michael Davis se souvient : « Depuis cette époque,j’ai toujours rêvé de faire un film d’action. » Pour convaincre les producteurs Susan Montford, Don Murphy et Rick Benattar, les producteurs exécutifs de New Line Cinema et les acteurs, Michael Davis a créé un film d’animation de quinze minutes constitué de 17 000 dessins présentant quinze scènes du film.
Il explique : « Il m’a fallu six mois pour faire ce film. Je n’avais pas imaginé qu’il allait autant m’aider. Au début, j’avais presque démarré cet animatique comme un loisir. Quand j’ai terminé la première séquence,celle de la fusillade en chute libre,j’ai trouvé que ce n’était pas trop mal,alors j’ai décidé de faire une autre scène. Et ainsi de suite ! »

Don Murphy commente : « Nous avons tout de suite vu que l’histoire de Shoot' Em Up était spéciale et qu’elle ne demandait qu’à se développer sur grand écran. Dès la présentation de cet animatique,l ’énergie, le style, l’originalité étaient déjà perceptibles. Alors qu’il n’y avait que des dessins, vous étiez déjà scotché et bluffé. »

Susan Montford ajoute : « Nous avons envoyé un DVD de son film d’animation à New Line Cinema et ils ont adoré. La passion de Michael pour cette histoire et son énergie étaient évidentes. Nous avions tous le sentiment qu’il était né pour réaliser ce film. Nous avons donc appuyé son projet. »
Michael Davis explique : « Mr. Smith est l’antithèse du héros glamour trop sûr de lui. Son passé l’a laissé dans un état psychologique difficile. Il vit dans un vieil immeuble en ruine et ne possède rien. Son seul talent est son adresse au tir. C’est pour cela qu’il mange des carottes, elles sont bonnes pour l’acuité visuelle. Son seul ami est un petit rat à qui il a appris à fermer la porte. Malgré sa misérable existence, Mr. Smith reste très ingénieux. Ce que je préfère chez lui, c’est sa capacité à se sortir des situations les plus difficiles de la façon la plus intelligente possible. Je trouve cela bien plus intéressant que l’action en elle-même car au final, c’est sa capacité à réfléchir et à prendre des décisions qui est vraiment son atout majeur. Dès le départ, j’ai voulu que Shoot' Em Up soit un film au ton et à l’esthétique bruts ponctués par des dialogues qui claquent autant que les rafales. »

Des cartouches, du charme et un bon père de famille…

La productrice Susan Montford commente : « Si vous aimez le cinéma, alors vous aimerez ce film et ses références aux westerns spaghettis de Sergio Leone, aux films de gangsters français de Melville et bien sûr, aux films d’action de John Woo. Les personnages principaux sont inspirés des archétypes que Michael Davis avait imaginés pour son film d’animation. DQ est une prostituée mais également une touchante mère de substitution, et Mr. Smith est l’image même du dur à cuire solitaire aux répliques mémorables. La tempête s’abat sur leurs vies quand ils s’associent pour sauver le bébé des griffes de Hertz, un gangster très haut en couleur... »

Pour incarner Mr. Smith, le choix de Michael Davis s’est porté sur l’acteur Clive Owen. Celui-ci raconte : « J’ai rencontré Michael Davis, qui m’a parlé de son projet, et j’ai tout de suite accepté d’y jouer. En discutant, nous avons décidé de donner un accent anglais au personnage parce que cela allait bien avec son humour très second degré, très noir. En plus, cela lui donne un air encore plus redoutable. Shoot' Em Up regorge de remarquables scènes d’action. C’est un des scénarios les plus frais et originaux que j’aie vu depuis longtemps. L’action s’enchaîne sans temps morts. Il y a une bonne douzaine de fusillades complètement dingues, mais c’est aussi un film plein d’intelligence et d’humour. »
Clive Owen ajoute : « Hormis son nom, on ne sait pas grand-chose de mon personnage. Il est aussi énigmatique que doué pour le tir. Ce n’est pas le genre de personne qui cherche les ennuis et cette histoire lui tombe dessus malgré lui. Il se retrouve avec un bébé sur les bras et va faire tout ce qu’il peut pour le protéger. Cette aventure est pour lui une sorte de parcours symbolique et initiatique. C’est un héros de film d’action très atypique et original. »

Le producteur Don Murphy observe : « Nous savions tous que les acteurs de ce film devaient être aussi uniques que son histoire, il nous fallait donc des comédiens pleins d’énergie et très expressifs. Clive fait beaucoup penser à Sean Connery quand il était jeune. C’est l’archétype du mâle dominant, intelligent et séduisant. C’est un homme discret et un acteur plein de nuances. »
La productrice Susan Montford ajoute : « Clive apporte un côté sombre et mystérieux à Mr. Smith. Il a aussi fait la plupart de ses cascades lui-même. Il est très doué. Il est vraiment fascinant à l’écran. »
Michael Davis poursuit : « Quelque chose a complètement gâché la vie de Mr. Smith. Il est désormais l’homme le plus en colère que l’on puisse trouver sur terre. La moindre petite contrariété le rend furieux : une personne qui mâche un chewing-gum la bouche ouverte, un conducteur qui tourne sans clignotant ou encore une personne qui fait du bruit en buvant son café. C’est un personnage très dur, mais il est finalement agacé par les mêmes choses que nous ! Cela permet de s’identifier très facilement à lui. Le film ne repose pas seulement sur le mystère qui pousse les méchants du film à vouloir tuer le bébé, il fonctionne aussi sur la révélation progressive de l’identité et de l’histoire de Mr. Smith. Bien qu’il soit sarcastique et redoutable, c’est aussi le personnage le plus sensible du film. Mr. Smith dit qu’il déteste tout le monde, mais on sent que ce n’est pas vrai. »

C’est la somptueuse Monica Bellucci qui interprète DQ, la prostituée que Mr. Smith va trouver pour l’aider à prendre soin du bébé.
Susan Montford confie : « Monica est magnifique, c’est une actrice aussi séduisante qu’émouvante capable de jouer n’importe quel personnage et n’importe quelle situation. Une fois que nous avons pensé à elle pour incarner DQ, nous n’avons pas pu imaginer une autre comédienne dans ce rôle. »
Michael Davis ajoute : « Monica était parfaite pour ce rôle car j’avais besoin d’une véritable personnalité capable de faire le poids face à Mr. Smith. Elle est aussi très sexy et c’est la seule personne honnête avec lui. Son personnage est très important dans le film car une grande partie des émotions reposent sur elle. Son nom est en fait Donna Quintana mais Mr. Smith l’appelle DQ pour aller plus vite. Elle est d’une grande intégrité, dit toujours ce qu’elle ressent et aide Mr. Smith à évoluer vers plus d’ouverture et d’attention aux autres. Grâce à elle, il va pouvoir commencer à soigner ses propres blessures. »

Monica Bellucci confie : « J’ai été très attirée par l’originalité du scénario et par le mélange des genres. Shoot' Em Up est un film spectaculaire, très rock’n roll, sexy, sombre, effrayant et très humain mais avec en plus beaucoup d’humour. J’ai aussi été très sensible au côté inhabituel de son histoire d’amour. Quand le film commence, Smith et DQ sont incapables d’aimer et ne savent pas vraiment ce que cela veut dire. Avec l’irruption du bébé dans leurs vies, ils vont réaliser qui ils sont vraiment et apprendre à s’aimer en prenant soin de lui. J’adore le rôle de DQ. J’ai beaucoup aimé ce personnage car c’est une personne libre. Pour elle,cette dangereuse aventure est un peu un jeu ! »

Michael Davis se souvient : « Il y a quelques années, j’ai écrit un scénario sur Alfred Kinsey. J’ai alors fait beaucoup de recherches sur la sexualité et cela a souvent influencé la suite de mon travail ! Je n’aurais jamais eu l’idée de mettre en scène une prostituée qui allaite ses clients si je n’avais pas écrit ce scénario autour de Kinsey. Dans Shoot' Em Up, le héros se retrouve avec un bébé. Je me suis donc demandé qui pourrait lui venir en aide et c’est là que j’ai eu l’idée de cette femme capable d’allaiter le bébé. DQ est d’une grande aide pour Mr. Smith et comme lui, quelque chose a détruit sa vie. Une histoire d’amour va se développer entre ces deux personnages brisés qui vont former une sorte de famille de fortune. »

Paul Giamatti interprète Hertz, le chef des gangsters qui sont aux trousses de Mr. Smith. Michael Davis explique : « Ce que je trouve intéressant chez les méchants d’un film, c’est justement qu’ils ne le sont pas forcément 24 heures sur 24. De plus, ces personnages ne se considèrent pas comme les mauvais de l’histoire. Le défi pour moi était donc de créer un méchant qui n’en ait pas l’air. Tout au long du film, on peut voir Hertz téléphoner à sa femme et lui parler de son travail comme s’il était employé de banque. Il l’appelle même pour lui dire qu’il va rentrer un peu plus tard à cause d’un boulot urgent à finir ! Son côté père de famille contraste beaucoup avec l’homme horrible et violent qu’il est aussi. »

Paul Giamatti explique : « Hertz est un profileur du FBI qui a mal tourné. Dans son domaine, il est extrêmement compétent et intuitif. L’idée était d’en faire un méchant complètement atypique, c’est pour cela qu’il a un peu l’air d’un comptable. De l’extérieur, Hertz ressemble à un citoyen normal. Michael voulait un personnage capable de tuer des gens, mais qui possède aussi une vie de famille. Ce n’est que quand il tue quelqu’un qu’il a l’air d’être heureux. Hertz pense qu’il est plus intelligent que tout le monde. C’est un personnage avec beaucoup de moyens, de soldats à ses ordres. Quand j’y repense, pour moi c’était souvent assez tranquille, alors que pour Clive c’était épuisant car il était au centre de toutes les scènes d’action, et elles étaient impressionnantes ! »
Michael Davis ajoute : « La qualité d’un thriller dépend beaucoup de celle de ses méchants. J’avais donc besoin d’un acteur vraiment exceptionnel pour Hertz. Paul Giamatti est complètement à l’opposé de ce genre de personnage. Il n’a pas le physique d’un méchant, mais je savais qu’il était capable de faire ressentir toute la noirceur intérieure d’un tel personnage. Le voir dans le rôle est tout simplement jubilatoire ! Il est assez drôle de constater comment Hertz compense son physique atypique en s’entourant d’objets toujours plus gros que ceux des autres : il a un gros flingue, conduit une voiture gigantesque et porte une boucle de ceinture énorme. Paul a été très impressionnant. »
La productrice Susan Montford remarque : « Paul joue d’habitude des personnages sujets à des crises existentielles ; ce film lui a offert la possibilité d’incarner un autre genre, vraiment mauvais. » Paul Giamatti raconte : « Je n’avais jamais joué de rôle de méchant ou tiré avec une arme auparavant, c’est une des nombreuses raisons qui m’ont donné envie de faire ce film. Il y a vers la fin une scène digne des interrogatoires de la Gestapo où je brise un par un tous les doigts de Mr. Smith. J’ai eu envie de jouer cette situation depuis l’instant où je l’ai découverte dans le scénario ! Je me suis vraiment appliqué à les casser lentement et avec professionnalisme ! Un grand moment ! En faisant cela, mon personnage essaye surtout de briser la volonté de Mr. Smith. L’objectif est de le mettre à genoux, de le faire abandonner. Jouer avec Clive a été un bonheur. A un autre moment, j’ai aussi l’occasion de torturer Monica Bellucci. C’était une scène très intéressante. Monica a été fantastique, c’est une actrice pleine de ressources. »

Clive Owen commente : « Hertz est un personnage terrifiant du début à la fin. Paul a donné à son rôle une intensité incroyable. Le scénario possède un humour souvent assez noir que Paul a su jouer avec un sérieux et une crédibilité réjouissants ! Il a fait de Hertz un personnage vraiment ignoble et en même temps totalement fascinant. »
Michael Davis raconte : « J’ai souhaité que les acteurs jouent leurs rôles dans toute leur dimension. J’aime l’exubérance, et c’est une chose que j’ai voulu partager. La plupart des films d’action se résument à des fusillades et des immeubles en train de s’effondrer. Shoot' Em Up est beaucoup plus centré sur les personnages, cela donne un côté très intime à l’action. Avec ce film, nous avons eu la chance d’avoir de très bons acteurs capables de jouer dans des scènes d’action complètement délirantes. Ils se sont beaucoup amusés à les faire et cela se sent. Ils donnent de l’énergie dans le sentiment et du plaisir dans l’action. »

Clive Owen confie : « Michael a fait un travail d’écriture remarquable. Le tournage d’un film d’action demande une grande discipline et je dois dire qu’il est un des réalisateurs les plus organisés que je connaisse. Il sait exactement ce dont il va avoir besoin et ce qu’il veut. »
Monica Bellucci commente : « Michael a beaucoup de talent. Comme il est l’auteur du scénario, il savait parfaitement ce qu’il voulait. Sa vision de cette histoire était très claire, il en a fait un film vraiment formidable. »
Paul Giamatti observe : « Michael avait une façon complètement inhabituelle de voir ce film. Il voulait beaucoup d’humour noir, ce qui est plutôt intéressant et rare. De plus, il désirait que l’action reste constante, c’est un film qui possède une énergie énorme. »
La productrice Susan Montford ajoute : « Michael Davis était né pour réaliser ce film. Je crois que quand il a écrit son scénario, les différents éléments de sa personnalité ont influencé la création de ses personnages au niveau de leurs bizarreries, de leurs obsessions et de leurs histoires d’amour. Ce sont des choses qui l’amusent beaucoup. Il s’est vraiment donné à fond pour créer ses personnages, on sentait que quelque part ils faisaient vraiment partie de lui. »

Un bébé dans le feu de l’action

Pour le bébé, les cinéastes ont eu recours à deux paires de jumeaux, des triplés et cinq mannequins très réalistes. Deux semaines avant d’accoucher de ses jumeaux, un garçon et une fille, Eva Mende-Gibson reçut à Toronto un appel téléphonique d’un agent qui lui demanda si elle accepterait de participer à un film avec ses enfants quand ils seraient nés. La surprise passée, Eva Mende-Gibson accepta ! Quatre semaines plus tard,les jumeaux faisaient leur premier essayage de costume :une chaussette sur la tête. Eva Mende Gibson raconte : « Ils auront eu leurs quinze minutes de gloire très tôt - à deux semaines ! Cela leur fera un très bel album souvenir. »

Selon les scènes, les cinéastes ont utilisé à tour de rôle les bébés ou les mannequins. Toutefois, après onze semaines de tournage, les petits avaient tellement grandi qu’il a fallu utiliser d’autres bébés, les triplés, pour les dernières scènes.
Clive Owen se souvient : « Dès qu’un bébé se trouve dans une scène, toute l’attention se focalise sur lui. Personne ne reste insensible devant un tout-petit en danger, c’est une réaction instinctive chez l’humain. Mettre un nourrisson dans un film d’action aussi mouvementé provoque donc une tension très forte chez le spectateur. »

L’expert en prothèses et en animatronique Paul Jones a conçu avec son équipe cinq autres bébés pour la doublure d’Oliver, le bébé du film. Deux des mannequins étaient des robots radiocontrôlés, et les trois restants étaient simplement des répliques non animées utilisées pour les cascades.
Paul Jones observe : « Les bébés que nous avons fabriqués peuvent pleurer et agiter leurs bras et leur tête. Nous avons sculpté les têtes avant la naissance des jumeaux en prenant comme modèle les photos de mon propre bébé. Une fois qu’ils sont nés,nous avons modifié la couleur de peau et les cheveux des mannequins pour parfaire la ressemblance. Comme certains bébés étaient nés sans cheveux, nous avons dû créer au dernier moment des petites perruques pour eux. La touche finale a été apportée par l’équipe des effets visuels, qui a ensuite incrusté le visage des bébés sur les mannequins pour plus d’authenticité. »
Pour créer les animatroniques, Paul Jones a longuement observé les bébés, enregistré leurs mouvements et étudié la texture de leur peau pour la reproduire le plus exactement possible en silicone. En plus des bébés, des mains coupées et des cordons ombilicaux, son département a aussi créé un mannequin en taille réelle de la mère du bébé pour la scène au début du film où Mr. Smith la porte.
Pour les besoins de la scène où Paul Giamatti brise les doigts de Mr. Smith, des moulages de la main de Clive Owen ont été réalisés pour fabriquer des mains artificielles en silicone.

Armes et tournage

Charles Taylor, spécialiste en armes à feu, a fourni environ 80 armes différentes. Il explique : « Durant le film, Clive Owen se sert de 18 armes à feu différentes. Hertz utilise une des armes les plus impressionnantes du marché, un Desert Eagle calibre 50. Ses sbires emploient un mélange d’armes allant de modèles de poing jusqu’aux armes de guerre automatiques. Avant le tournage, Clive Owen et Paul Giamatti ont effectué un entraînement au maniement des armes à feu. Ils ont aussi appris les tactiques de combat rapproché avec armes. »
Charles Taylor poursuit : « Michael Davis avait choisi les armes de tous les personnages et il voulait que Clive Owen accomplisse des mouvements vraiment très spectaculaires, il fallait donc qu’il soit bien entraîné pour le combat urbain. Toutes les armes ont été modifiées pour tirer à blanc. Durant le tournage, nous avons tiré environ 25 000 balles à blanc. »

Une des armes était si perfectionnée qu’elle ne pouvait pas tirer si elle ne reconnaissait pas l’empreinte du pouce de son propriétaire. Pour pouvoir l’utiliser, Mr. Smith est obligé dans une scène de couper la main d’un ennemi mort.
Paul Giamatti commente : « Je devais me servir d’un pistolet énorme et vraiment très lourd. Il a un look terrible mais il est très difficile à manier. Le sortir de son étui demande déjà un certain effort ! En fait, je n’ai jamais tiré une seule balle avec ce calibre 50, le recul est tellement puissant que mon bras se serait sûrement brisé sous le choc ! »
Clive Owen raconte : « J’ai déjà utilisé des armes à feu dans d’autres projets, je suis plutôt à l’aise avec ce genre d’exercice, mais pour ce film, je devais utiliser un grand nombre d’armes différentes. Mr. Smith passe son temps à perdre ses armes et doit constamment en récupérer d’autres. Les armuriers avaient beaucoup d’expérience et connaissaient très bien leur métier, il suffisait donc de bien écouter leurs conseils pour que tout se passe correctement. »

Les fusillades se traduisant par de très nombreux impacts de balles, étincelles et destructions, les cinéastes ont fait appel au coordinateur des effets spéciaux Colin Chilvers. Il explique : « Michael Davis me disait toujours que les effets spéciaux faisaient partie des stars du film. Il voulait des effets excitants, rapides, dynamiques et surtout très impressionnants. Les balles devaient faire un maximum de dégâts et provoquer le plus d’effets possible pour que l’action éclate vraiment sur l’écran et emporte le spectateur. Tous les effets dépassent donc de loin ce qui pourrait se passer dans la réalité. »
Durant le film, 85 personnes sont tuées au cours des nombreux combats. Certaines scènes ont nécessité l’utilisation simultanée de 150 à 200 amorces pyrotechniques, ce qui a demandé de multiples prises et angles de vue pour bien filmer les impacts et les étincelles qu’ils provoquent. Les effets visuels numériques ont ensuite ajouté des centaines d’impacts de balles en plus à l’image.
Colin Chilvers raconte : « Je crois que la majorité de notre budget est passée dans les amorces ! Nous en avons utilisé environ 6 000. J’ai dû en employer autant sur ce film que sur tous les autres que j’ai faits réunis ! »

L’image

C’est la productrice Susan Montford qui a suggéré à Michael Davis de travailler avec le directeur de la photographie Peter Pau, un spécialiste de Hong Kong des films d’action américains à la John Woo qui a été oscarisé en 2001 pour la photographie de Tigre Et Dragon d’Ang Lee.
Peter Pau se souvient : « J’ai été intéressé par le rythme rapide du film et par le personnage de Mr. Smith. C’est un être complexe car s’il a l’air glacial au premier abord, on s’aperçoit vite que c’est en fait un homme chaleureux. »
Michael Davis observe : « Je n’aurais pas pu faire ce film sans Peter Pau. Chaque jour, nous avions beaucoup de plans à tourner et il fallait régler les lumières rapidement. Comme il tournait avec deux équipes, il filmait entre 35 et 55 plans par jour. En plus de cette rapidité dans le travail, il a apporté beaucoup d’élégance et de souffle à l’action. Peter a aussi utilisé des palettes de couleurs distinctes pour éclairer les scènes et cela donne au film une remarquable force visuelle. »
L’équipe de Peter Pau a installé avant le tournage 70 à 80% des éclairages qui étaient contrôlés à distance afin de permettre aux lampes d’être allumées et éteintes rapidement selon les besoins des différentes prises.

Les décors

L’esthétique du film a aussi été mise au point au cours de rencontres entre Michael Davis et le chef décorateur Gary Frutkoff. Ce dernier a présenté au réalisateur une sélection d’images de sites urbains abandonnés de Toronto et Montréal. Durant les mois qui ont suivi, ils ont développé ensemble l’aspect général des décors du film en s’inspirant de ces images.
Gary Frutkoff raconte : « Michael Davis m’a expliqué que le film était en fait une seule et énorme scène d’action ! C’était une chose que je devais garder en tête pour concevoir les décors afin de créer une certaine unité entre eux. Tous les décors devaient être choisis et conçus de façon à pouvoir mettre en scène l’action toujours plus rapide du film. Michael voulait aussi mettre au point des détails significatifs mais discrets sur les personnages. Il souhaitait que leur passé reste le plus mystérieux possible. »
Le chef décorateur poursuit : « Shoot' Em Up se déroule dans des décors de villes réalistes mais usées par le temps, et dans un style exubérant fait pour soutenir les scènes d’action et les fusillades démentes qui s’y déroulent. Nous avons beaucoup travaillé sur le personnage de Mr. Smith, qui est un homme brisé au niveau émotionnel, mais qui trouve dans l’action un moyen de dépasser cet état et de devenir un véritable héros. Nous avons essayé de lever progressivement le mystère qui l’entoure. Son refuge est fait d’objets et de matériaux qu’il a récupérés dans la rue : des morceaux de métal, de bois, de ficelle, de corde et même de câble. L’intérieur du logement de DQ est plus sensuel, sophistiqué et coloré avec du rouge, du vert et de l’or. Tout en évitant qu’ils ne viennent distraire l’œil du spectateur, nous avons essayé de donner beaucoup de présence à nos décors. »

Gary Frutkoff ajoute : « Les décors devaient être conçus pour servir plusieurs fois. Certaines choses devaient par exemple pouvoir exploser et être remontées très vite. Toutes les parties des décors pouvaient donc coulisser, s’enlever et subir des chocs de façon répétée. Garder un inventaire complet de toutes les pièces de décor est rapidement devenu une occupation à plein temps ! »

Les costumes

Le département des costumes a lui aussi dû composer avec de très nombreux éléments. La garde-robe de Clive Owen, par exemple, comprenait pas moins de 14 jeans,14 pulls et 6 pantalons de cuir.

La chef costumière Denise Cronenberg raconte : « Bien que Clive porte la même tenue durant tout le film, nous avions plusieurs exemplaires de son costume pour habiller tous les jours sa doublure lumière et sa doublure cascade. De plus, ses habits se détériorent durant le film, nous avons par exemple ajouté des déchirures causées par les balles. Comme Mr. Smith vit dans la rue, ils deviennent aussi de plus en plus sales. Toutes ses fusillades étaient très éprouvantes pour les costumes ; celui de Clive était tellement usé vers la fin du tournage que nous avons été obligé de lui en donner un autre. »
Pour les 16 hommes de Lone Man, Denise Cronenberg a acheté 20 costumes gris, 20 chemises blanches, 20 cravates noires et 20 manteaux longs dans un magasin haut de gamme de Toronto, au Canada. Pour ceux de Hertz, la costumière a acheté pas moins de 80 blousons de cuir noir de différents styles. Elle explique : « Les tueurs portent tous des tenues noires et des lunettes de soleil. Le personnage de Monica est une prostituée,mais c’est aussi la seule femme du film. Malgré sa profession, je voulais qu’elle ait de la classe. Elle porte donc une veste Fendi en chinchilla rose-violet, une jupe fendue en cuir noir et un corset Dupioni de soie rouge. Dans la maison close, elle est habillée d’une superbe robe vert émeraude qui est une copie d’une robe des années 30. A la fin du film, elle porte un uniforme des boutiques Dairy Queen, une chaîne américaine de magasins de glaces. Paul Giamatti, pour sa part, aimait beaucoup son costume brun et sa chemise violette - ce mélange de couleur lui donnait une allure très particulière. »
Des vêtements de grandes marques apparaissent dans le film, allant de Giorgio Armani et Fendi à Christian Louboutin ou Agent Provocateur, une marque de lingerie anglaise, ou bien encore Roots, une marque de vêtements de cuir.

Fusillade en plein ciel

Michael Davis confie : « La fusillade en plein ciel et en chute libre est une des séquences les plus difficiles que nous ayons réalisées. Pour la filmer, nous avons mis Clive Owen devant un fond vert : il ne lui restait plus qu’à tourner sur lui-même, faire des tonneaux et beaucoup d’autres mouvements tout en tirant avec des armes à feu... Il nous a fallu plus d’une semaine pour tourner sur fond vert tous les plans de mon storyboard, c’est-à-dire bien plus que pour n’importe quelle autre scène d’action du film. »
Pour réaliser les nombreux mouvements de cette séquence, Clive Owen était suspendu à plusieurs filins qui permettaient de le manipuler comme une marionnette. Pendant ce temps, une caméra montée sur grue le filmait en évoluant autour de lui pour simuler une chute à grande vitesse pendant que de puissants ventilateurs agitaient ses habits et ses cheveux. Grâce aux cascadeurs qui tiraient sur les filins, Clive Owen pouvait accomplir toutes sortes de figures dans un impressionnant ballet aérien. D’autres acteurs ont eux aussi volé dans les airs pour cette scène. Lorsqu’ils ne pouvaient pas réaliser un mouvement, les cascadeurs prenaient le relais.

Pour cette séquence, le réalisateur de la deuxième équipe,Eddie Perez,a engagé le Cirque du Soleil afin de concevoir la barre de soutien qui supportait le corps et y ajouter un système de poulies lui permettant de tourner et de se mouvoir librement. Comme Clive Owen et sa doublure cascade sont bien plus grands que les artistes du Cirque du Soleil, il a fallu concevoir un harnais adapté à leur taille. Don Murphy commente : « Eddie Perez est un grand spécialiste du film d’action. Parmi tout ce qu’il sait faire, il y a deux choses qu’il maîtrise particulièrement : créer un maximum de mouvements à l’écran et s’assurer que cela se fasse sans aucun danger pour tout le monde. Pour ce genre de film, ce sont deux qualités très recherchées ! »
Michael Davis se souvient : « Durant la pré-production, Clive Owen a passé plusieurs jours à s’entraîner avec les filins. Il a fini par se débrouiller aussi bien que les artistes du Cirque du Soleil ! C’est un véritable athlète, il est très doué pour tout ce qui est physique. »

Durant le tournage de cette séquence, les acteurs et l’équipe de tournage n’avaient devant eux que des murs verts. Quant aux cascadeurs chargés de tirer sur les filins, ils étaient vêtus de la tête aux pieds de combinaisons vertes avec seulement deux trous pour les yeux. Grâce aux effets visuels numériques de la société Mr. X Inc., qui se trouve à Toronto, le public pourra voir le ciel évoluer selon l’altitude à laquelle se déroule l’action.
Brendan Taylor, de Mr. X Inc., précise : « Nous avons aussi ajouté des personnages entièrement en images de synthèse qui font des mouvements que nous n’aurions pas pu réaliser avec les filins. »
Le superviseur des effets visuels Edward Irastorza précise : « La scène commence à 12 000 mètres et donne l’occasion au public de voir les nuages comme ils sont à cette altitude, c’est-à-dire du dessus et éclairés par la lumière dorée du soleil. Quand les parachutistes sautent de l’avion pour rattraper Mr. Smith, il est en train de plonger vers de gros nuages en contrebas. »
La seconde partie de la fusillade se déroule dans l’atmosphère brumeuse des nuages. Alors que les couches supérieures sont encore éclairées par le soleil, la lumière devient de plus en plus grise au fur et à mesure qu’ils chutent dans les couches inférieures. La troisième partie de la séquence débute quand Mr. Smith sort des nuages au-dessus de la ville où se déroulera la bataille finale contre ses assaillants.

Parmi les autres cascades du film, un accident de voiture frontal propulse le personnage de Clive Owen d’un véhicule à un autre. Dans l’action, il explose un pare-brise en tirant dessus puis passe au travers de l’autre pour finir au fond d’un van où il abat les huit tueurs qui l’occupaient. L’accident a véritablement été réalisé avec deux véhicules roulant chacun à plus de 50 km/h, ce qui équivaut à un choc frontal à 100 km/h. Revêtus de casques, de tenues matelassées et fermement sanglés dans leurs véhicules, les cascadeurs s’en sont sortis indemnes.
Dans une autre poursuite, Mr. Smith saute d’un pont et passe à travers le toit ouvrant d’une voiture. Pour cette scène, la doublure cascade de Clive Owen a sauté en étant suspendu à un câble conçu pour le guider à travers un toit ouvrant agrandi pour l’occasion.
Une autre scène mémorable montre Mr. Smith en train de descendre en rappel dans la cage d’escalier d’un immeuble de quatre étages tout en tirant à l’arme automatique sur une armée de tueurs. Durant le tournage, plus de 80 cascadeurs ont travaillé à la réalisation de toutes les scènes d’action.
Michael Davis raconte : « La plupart des films d’action sont découpés en quatre grandes scènes avec environ 20 minutes de dialogues se répartissant entre elles. Sur ce film, nous avons 11 scènes d’action, et même les dialogues font preuve d’une grande énergie ! »

Monica Bellucci remarque : « Mr. Smith est un peu une version trash de James Bond et d’une certaine façon, DQ une sorte de James Bond girl ! C’est une histoire géniale et vraiment très sexy. »
Michael Davis confie : « Mon objectif était de proposer quelque chose de nouveau et de très divertissant au public. Ce film est vraiment destiné aux fans de film d’action qui aiment voir des scènes et des combats exceptionnels. Clive Owen est fantastique dans son rôle de héros. Quand j’étais petit, je voulais être James Bond, mais maintenant je préférerais être Clive Owen ! »
Paul Giamatti commente : « Bien sûr, Shoot’ Em Up est un film d’action et le public va vraiment être cloué à son fauteuil, mais c’est aussi un film plein d’humour noir et de personnages très inhabituels, ce qui le rend très différent de tous les autres films d’action. »
Clive Owen ajoute : « Shoot’ Em Up ne ressemble à aucun autre film. Pour les spectateurs, cela va être un vrai choc ! »

Le producteur Don Murphy conclut : « Les hommes vont adorer les fusillades, ils vont rêver d’être Clive Owen et de serrer Monica Bellucci dans leurs bras. Les femmes vont adorer Clive et Paul et trouver la relation entre Clive et Monica très touchante. Chacun va vivre cette histoire à sa façon, mais chacun la ressentira à fond ! »
 

Box-office au 18 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 43 171 entrées
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  • 1ère semaine France : 103 787 entrées
  • Cumul France : 172 600 entrées