Notes de Prod. : Je n'ai rien oublié

    en DVD le 06 Septembre 2011

Sur le tournage de Small World

01 février 2010 - Le Petit Monde de Nathalie Baye et Gérard Depardieu

Ils se sont donnés la réplique dans La Dernière Femme, Le Retour De Martin Guerre, Rive Droite Rive Gauche, La Machine et dernièrement dans Michou D'Auber, Nathalie Baye et Gérard Depardieu font à nouveau se faire face pour la sixième fois dans Small World, un thriller psychologique en tournage dans quelques jours. Et c'est apparemment le film des grandes retrouvailles, puisque Small World marquera également la nouvelle collaboration entre Nathalie Baye et le réalisateur Bruno Chiche, 10 ans tout juste après Barnie Et Ses Petites Contrariétés !

<a href="personne/gerard-depardieu,12630" class=b5_dico>Gérard Depardieu</a> <a href="personne/nathalie-baye,12100" class=b5_dico>Nathalie Baye</a> smal world

Même si le titre nous fait penser à cette fameuse petite chanson de Disney (que l'on ne va pas vous chanter pour éviter de l'avoir en tête pendant 12 jours), Small World (Petit Monde) n'aura pourtant absolument rien à voir avec le Parc d'attractions de Mickey, au contraire... Il s'agit en réalité de l'adaptation du best-seller éponyme de Martin Suter, paru en 2000. Et voilà le résumé du livre :

"La vie de Conrad Lang bascule autour de la soixantaine, lorsqu'il met involontairement le feu à la villa grecque dont il est le gardien pour le compte d'une riche famille d'industriels suisses, les Koch. Exonéré de ce désastre par ses généreux protecteurs, il rentre en Suisse où il commence alors une vie nouvelle. Mais très vite la malchance le poursuit et il se découvre victime des premiers symptômes d'une maladie d'Alzheimer aux propriétés toutes particulières : effacer le passé immédiat et permettre des retours dans un passé plus lointain, qui vont conduire à la découverte d'une vérité sordide qu'Elvira, la chef de famille des Koch, espérait ne jamais voir ressurgir... "

Accompagnés de Niels Arestrup et Yannick Renier, Gérard Depardieu et Nathalie Baye vont donc se perdre dans les tréfonds de la mémoire durant huit semaines, pour un tournage entre la région parisienne et Biarritz à partir du 22 février prochain. Le roman étant à la fois très difficile et très poignant, on peut s'attendre à un thriller psychologique jouant à la fois sur l'angoisse, le mystère et pourquoi pas un tantinet sur les émotions. On devrait logiquement voir le résultat au cinéma d'ici la fin de l'année.

Entretien avec Bruno Chiche

Qu’est ce qui vous a incité à faire partie de ce projet ?

J’ai eu un vrai coup de foudre de lecteur pour ce roman. J’ai d’abord été emporté par sa face romanesque née de ce personnage de Conrad entre deux mondes : le monde réel et son monde imaginaire. Puis j’ai été passionné par le secret qui sous-tend cette histoire et transforme ce roman en thriller familial. Pour autant, lorsque j’ai refermé le livre, j’étais persuadé qu’il était inadaptable. Et puis, un jour, j’étais chez moi dans le centre de la France, en convalescence, je me suis replongé dans Small World, sans raison particulière. Et là, je me suis mis à l’annoter, bref à commencer à réfléchir à une éventuelle adaptation. C’était une envie inexplicable, presque animale. Mon producteur Nicolas Duval avait certes acheté les droits du livre. Mais je n’envisageais pas de le porter moi-même à l’écran. Ce projet s’est en fait imposé à moi. Comme j’aimais l’univers de ce livre, j’ai juste eu envie de passer le plus de temps possible avec Conrad, je me sentais étrangement proche de lui.

Entretien avec Gérard Depardieu

Qu’est ce qui vous a incité à faire partie de ce projet ?

En tout premier lieu, la façon dont Bruno m’en a parlé. Comme s’il avait été étonné d’avoir pu aller jusqu’au bout de son idée et de son envie. Il est touchant, Bruno, extrêmement discret par rapport à son engagement qui est pourtant total. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi humble. En particulier dans ce monde d’aujourd’hui où, plus que jamais, la plupart des gens cherchent à tirer la couverture à eux. Bruno se situe vraiment à contre-courant de tout cela. Après qu’on ait discuté, il m’a envoyé le scénario et je l’ai rappelé tout de suite après l’avoir lu pour lui dire la beauté de l’histoire qu’il voulait raconter. Il a eu la gentillesse de penser que je pourrais être son Conrad, cet homme dont la perte progressive de mémoire va semer le trouble dans cette famille bourgeoise dont il est proche depuis toujours. Et j’ai bien évidemment accepté. Car j’ai adoré l’atmosphère très hitchcockienne qu’annonçait ce scénario.

Entretien avec Niels Arestrup

Comment avez-vous réagi à la découverte du scénario de Je n'ai rien oublié ?

Tout a commencé par une discussion avec Bruno dans un café parisien, près du pont de l’Alma. J’ai donc rencontré l’homme avant de lire l’histoire. Un homme très gentil, très souriant, très attentif et très discret. Très franc aussi puisqu’il m’a tout de suite expliqué qu’il peinait à financer son film, qu’il espérait évidemment aboutir, mais ne pouvait pas me l’assurer sur le moment. À ces mots, j’ai compris qu’il était dans une relation tranquille et apaisée avec le temps. Puis je suis rentré chez moi et j’ai lu le scénario qui m’a vraiment accroché. Et j’ai rappelé Bruno pour lui dire que, puisqu’il avait eu la gentillesse de me proposer le rôle, je serais ravi de faire partie de cette aventure.