Notes de Prod. : Solomon Kane

    en DVD le 30 Juin 2010

A propos de Solomon Kane

C’est une aventure sombre et fascinante à la frontière des mondes et des croyances, la flamboyante épopée d’un homme hors norme qui, face aux forces qui nous dépassent, va devenir lui-même, de l’ombre à la lumière.. Il aura fallu plus d’une décennie d’efforts pour que le producteur Paul Berrow réussisse à transposer à l’écran les fantastiques aventures de Solomon Kane imaginées par Robert E. Howard.


Howard fut un des pères de la fantasy moderne et contribua à en faire un genre majeur dans les années 20 et 30, l’homme connu de ses millions de fans sous le sigle REH a écrit, en douze ans de carrière seulement, plus d’une centaine d’histoires pour les pulps de son époque. Sa réputation de père de la fantasy moderne a contribué à continuer de développer la popularité de son œuvre auprès du public pendant plus de soixante-dix ans après sa mort. Cependant, l’imagination de Robert E. Howard était d’une ampleur stupéfiante, il maîtrisait des genres littéraires très variés et avait également la capacité d’insuffler sa magie dans la prose et la poésie. Robert E. Howard était un conteur chevronné et inspiré. Même après sa mort, les éditeurs ont continué à publier ses histoires ou à les réimprimer.

L’attrait de son œuvre est si grand que plus d’un demi-siècle plus tard, il continue à attirer de nouveaux admirateurs, qui découvrent ses histoires sous forme de livres, de bandes dessinées ou de films. Son œuvre a également inspiré des générations d’auteurs de fantastique dont J.R.R. Tolkien, l’auteur du « Seigneur des Anneaux ». Paul Berrow se souvient : « Voilà bien longtemps, j’avais été intéressé par un film dont le personnage principal était un chasseur de sorcières inspiré par Matthew Hopkins, un homme qui avait réellement existé dans les années 1640. Lorsque j’ai appris que Robert E. Howard avait écrit une série d’histoires sur un personnage appelé Solomon Kane qui avait l’air d’en être un cousin éloigné, j’ai tout de suite été attiré. En me plongeant dans les œuvres de Robert E. Howard, j’y ai aussi découvert une dimension fantastique qui a encore ajouté à mon enthousiasme parce que cela recoupait des influences auxquelles j’étais sensible et que j’avais moi-même développées dans les clips des années 80. J’ai pris la décision immédiate de travailler sur le personnage de Solomon Kane. »


Le projet a débuté lorsque la société de Paul Berrow, Wandering Star, a acheté les droits du personnage créé par Robert E. Howard afin de publier une édition limitée illustrée de ses aventures. Après l’impressionnant succès de la série, l’étape suivante était de trouver un partenaire pour produire le film et développer le scénario. 4 En 2003, Paul Berrow s’est associé avec le célèbre producteur indépendant Samuel Hadida, l’un des plus prolifiques d’Europe, qui a entre autres produit le récent film de Terry Gilliam, L'Imaginarium Du Docteur Parnassus. Samuel Hadida raconte : « Lorsque Paul m’a fait découvrir l’univers de Solomon Kane, je n’ai pas hésité une seule seconde. L’œuvre de Robert E. Howard est foisonnante et aussi riche dans la forme que dans le fond. Nous avions l’opportunité de créer un film qui dépasse le simple cadre du genre. Il y aura bientôt 75 ans que Robert E. Howard est décédé et cet anniversaire est une bonne occasion pour faire découvrir au public l’une de ses plus belles créations. » Paul Berrow reprend : « Beaucoup d’aspects m’ont séduit dans le personnage de Solomon Kane. C’est un homme qui dédie sa vie à sa mission. Il n’est pas un super-héros. Il n’a que sa volonté et cela me touche. Le fait qu’il n’ait aucun superpouvoir et qu’il puisse malgré tout changer le monde correspond à une philosophie à laquelle j’adhère.


Paul Berrow et Samuel Hadida ont ensuite rencontré plusieurs scénaristes. Samuel Hadida se souvient : « Beaucoup d’entre eux avaient déjà en tête une aventure de Solomon Kane et une image du personnage calquée sur celle des nouvelles. C’était intéressant, mais nous avions le sentiment qu’il manquait quelque chose. Plutôt que de raconter une seule histoire de Kane, nous voulions poser les bases d’un personnage qu’il serait ensuite possible de retrouver dans d’autres films. Il nous fallait donc d’abord montrer comment cet homme est devenu Solomon Kane. » Michael J. Bassett a immédiatement impressionné les deux hommes par son enthousiasme, sa passion et sa compréhension intuitive de l’univers de Solomon Kane. L’élégance de ses deux premiers films, La Tranchée et Wilderness, a achevé de convaincre les deux producteurs de lui confier à la fois l’écriture et la réalisation du projet. Michael J. Bassett explique : « A la lecture de ses aventures, on se dit tout de suite que Solomon Kane est un personnage de cinéma idéal. Mais je devais d’abord écrire une intrigue qui me permette de le présenter à un large public. Plutôt que de me focaliser sur une seule histoire créée par Robert E. Howard, je me suis inspiré de ce qu’il a écrit entre 1920 et 1930 pour créer une aventure qui permettra aux spectateurs de comprendre comment Solomon Kane est devenu lui-même. »

Solomon Kane : de la Fantasy à l'épopée

En grand passionné de fantasy, Michael J. Bassett a développé une histoire unique et centrée sur son personnage principal qui se déroule dans une version fantastique de l’Angleterre du XVIe siècle infestée de démons, de goules, de créatures et de sorciers maléfiques. Michael J. Bassett commente : « A mon sens, les films de fantasy sont un peu comme les contes que l’on se racontait jadis autour d’un feu. Ils créent des mythes, véhiculent les mêmes éléments que les fables. Ils nous entraînent dans l’imaginaire pour mieux nous parler de la vie.

Solomon Kane : Plus qu'un héros, un homme

Le scénario de Michael J. Bassett achevé, les cinéastes se sont mis en quête de l’acteur idéal pour incarner Solomon Kane. Impressionnés par les prestations de l’acteur anglais James Purefoy aussi bien au cinéma qu’au théâtre mais aussi à la télévision, notamment dans le rôle de Marc Antoine dans la minisérie « Rome », les cinéastes ont souhaité le rencontrer.

Solomon Kane, les acteurs d'un destin

Michael J. Bassett a créé le personnage de Josiah Kane pour éclairer les spectateurs sur les origines de Solomon Kane et montrer comment son refus de se conformer à la volonté de son père a irrévocablement façonné son destin et celui de son pays. C’est l’immense Max Von Sydow qui incarne Josiah Kane, le père de Solomon. Après avoir joué le roi Osric dans Conan Le Barbare, Solomon Kane marque sa deuxième apparition dans un film adapté de l’œuvre de Robert E. Howard.

Sur le tournage de Solomon Kane

Paul Berrow déclare : « Solomon Kane n’aurait jamais pu être produit au sein d’un studio. La force de l’œuvre d’origine, l’ambition que nous avions de croiser les genres sans les affadir demandait un esprit indépendant. Pour produire un tel film, il faut que l’idée soit au centre de tout. Je pense que dans leur démarche habituelle, les studios nous auraient poussés à faire un film reposant davantage sur les effets spéciaux ou sur le côté visuel, mais ils n’auraient certainement pas appuyé notre démarche atypique de vouloir associer des moyens de superproduction à une trame de tragédie classique. »

Créer le monde de Solomon Kane

Kevan Van Thompson avait déjà travaillé avec le chef décorateur Ricky Eyres sur Alex Rider : Stormbreaker. C’est à lui qu’il a demandé de matérialiser les impressionnants décors du film. Paul Berrow observe : « Ricky a parfaitement compris l’œuvre de Robert E. Howard. Beaucoup d’éléments proviennent du magazine « pulp » Weird Tales, des comics Marvel, de la série de livres publiés par Wandering Star et de livres illustrés par certains des meilleurs illustrateurs de fantasy. Ricky s’est librement inspiré de tous ces éléments, mais il a aussi été plus loin pour créer un monde complètement original. »
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 936 entrées
  • 1er jour IDF : 7 245 entrées
  • 1ère semaine IDF : 48 560 entrées
  • Cumul IDF : 80 605 entrées

  • 1ère semaine France : 182 076 entrées
  • Cumul France : 293 240 entrées