C’est une aventure sombre et fascinante à la frontière des mondes et des croyances, la flamboyante épopée d’un homme hors norme qui, face aux forces qui nous dépassent, va devenir lui-même, de l’ombre à la lumière.. Il aura fallu plus d’une décennie d’efforts pour que le producteur
Paul Berrow réussisse à transposer à l’écran les fantastiques aventures de
Solomon Kane imaginées par Robert E. Howard.
Howard fut un des pères de la fantasy moderne et contribua à en faire un genre majeur dans les années 20 et 30, l’homme connu de ses millions de fans sous le sigle REH a écrit, en douze ans de carrière seulement, plus d’une centaine d’histoires pour les pulps de son époque. Sa réputation de père de la fantasy moderne a contribué à continuer de développer la popularité de son œuvre auprès du public pendant plus de soixante-dix ans après sa mort. Cependant, l’imagination de Robert E. Howard était d’une ampleur stupéfiante, il maîtrisait des genres littéraires très variés et avait également la capacité d’insuffler sa magie dans la prose et la poésie. Robert E. Howard était un conteur chevronné et inspiré. Même après sa mort, les éditeurs ont continué à publier ses histoires ou à les réimprimer.
L’attrait de son œuvre est si grand que plus d’un demi-siècle plus tard, il continue à attirer de nouveaux admirateurs, qui découvrent ses histoires sous forme de livres, de bandes dessinées ou de films. Son œuvre a également inspiré des générations d’auteurs de fantastique dont J.R.R. Tolkien, l’auteur du « Seigneur des Anneaux ».
Paul Berrow se souvient : « Voilà bien longtemps, j’avais été intéressé par un film dont le personnage principal était un chasseur de sorcières inspiré par Matthew Hopkins, un homme qui avait réellement existé dans les années 1640. Lorsque j’ai appris que Robert E. Howard avait écrit une série d’histoires sur un personnage appelé
Solomon Kane qui avait l’air d’en être un cousin éloigné, j’ai tout de suite été attiré. En me plongeant dans les œuvres de Robert E. Howard, j’y ai aussi découvert une dimension fantastique qui a encore ajouté à mon enthousiasme parce que cela recoupait des influences auxquelles j’étais sensible et que j’avais moi-même développées dans les clips des années 80. J’ai pris la décision immédiate de travailler sur le personnage de
Solomon Kane. »
Le projet a débuté lorsque la société de
Paul Berrow, Wandering Star, a acheté les droits du personnage créé par Robert E. Howard afin de publier une édition limitée illustrée de ses aventures. Après l’impressionnant succès de la série, l’étape suivante était de trouver un partenaire pour produire le film et développer le scénario. 4 En 2003,
Paul Berrow s’est associé avec le célèbre producteur indépendant
Samuel Hadida, l’un des plus prolifiques d’Europe, qui a entre autres produit le récent film de Terry Gilliam,
L'Imaginarium Du Docteur Parnassus.
Samuel Hadida raconte : « Lorsque Paul m’a fait découvrir l’univers de
Solomon Kane, je n’ai pas hésité une seule seconde. L’œuvre de Robert E. Howard est foisonnante et aussi riche dans la forme que dans le fond. Nous avions l’opportunité de créer un film qui dépasse le simple cadre du genre. Il y aura bientôt 75 ans que Robert E. Howard est décédé et cet anniversaire est une bonne occasion pour faire découvrir au public l’une de ses plus belles créations. »
Paul Berrow reprend : « Beaucoup d’aspects m’ont séduit dans le personnage de
Solomon Kane. C’est un homme qui dédie sa vie à sa mission. Il n’est pas un super-héros. Il n’a que sa volonté et cela me touche. Le fait qu’il n’ait aucun superpouvoir et qu’il puisse malgré tout changer le monde correspond à une philosophie à laquelle j’adhère.
Paul Berrow et
Samuel Hadida ont ensuite rencontré plusieurs scénaristes.
Samuel Hadida se souvient : « Beaucoup d’entre eux avaient déjà en tête une aventure de
Solomon Kane et une image du personnage calquée sur celle des nouvelles. C’était intéressant, mais nous avions le sentiment qu’il manquait quelque chose. Plutôt que de raconter une seule histoire de
Kane, nous voulions poser les bases d’un personnage qu’il serait ensuite possible de retrouver dans d’autres films. Il nous fallait donc d’abord montrer comment cet homme est devenu
Solomon Kane. »
Michael J. Bassett a immédiatement impressionné les deux hommes par son enthousiasme, sa passion et sa compréhension intuitive de l’univers de
Solomon Kane. L’élégance de ses deux premiers films,
La Tranchée et
Wilderness, a achevé de convaincre les deux producteurs de lui confier à la fois l’écriture et la réalisation du projet.
Michael J. Bassett explique : « A la lecture de ses aventures, on se dit tout de suite que
Solomon Kane est un personnage de cinéma idéal. Mais je devais d’abord écrire une intrigue qui me permette de le présenter à un large public. Plutôt que de me focaliser sur une seule histoire créée par Robert E. Howard, je me suis inspiré de ce qu’il a écrit entre 1920 et 1930 pour créer une aventure qui permettra aux spectateurs de comprendre comment
Solomon Kane est devenu lui-même. »