Crée par
Stan Lee et Steve Ditko, Spider-Man naît en 1962, il y a quarante ans, dans l'ultime numéro de la bande dessinée Amazing Fantasy. Son succès est tel que Amazing Fantasy paraît de nouveau en mars 1963 sous un nouveau nom : Amazyng Spider-Man.
Depuis des centaines de millions d'albums ont été vendus et l'homme araignée est devenu l'un des héros les plus populaires du monde. La valeur des premiers "comics" mettant Spider-Man en scène est le témoin du culte qu'il engendre : Amazyng Fantasy n°15 d'août 1962, avec la première apparition du héros et la mort d'Oncle Ben, est estimé à 25 000 dollars. Amazing Spider-Man n°1 de mars 1963 l'est à 18 000 dollars. Sans parler du n°25 de juin 1965 où apparaît Mary Jane et du n°14 de juillet 1964 où on découvre le Bouffon Vert…
Depuis toujours le réalisateur
Sam Raimi est un inconditionnel du super héros masqué – il conserve encore la peinture de Spider-Man que lui ont offerte ses parents pour son douzième anniversaire. Il raconte : "Je ne pouvais pas résister : je suis allé voir Columbia Pictures et je leur ai avoué ma passion pour le personnage et mon respect, et mon admiration pour l'œuvre de tous les grands auteurs et artistes de chez Marvel. Le lendemain, j'apprenais que j'avais été choisi pour réaliser le film…
J'étais conscient de pénétrer dans une sorte de territoire sacré : Spider-Man a derrière lui trois générations d'admirateurs…En tant que fan, j'avais une terrifiante responsabilité. Je me suis concentré sur ce qui fait l'authenticité, l'esprit, l'âme du personnage, pour raconter la meilleure histoire possible. A mes yeux, sa première force est d'être semblable à n'importe lequel d'entre nous : il va au lycée, il a des problèmes pour trouver sa place dans la vie, pour séduire la fille qu'il aime…C'est alors qu'il lui arrive quelque chose d'extraordinaire et qu'il devient un super – héros. Mais, le soir, il a toujours ses devoirs à faire…"
La productrice
Laura Ziskin note : "
Sam Raimi était un excellent choix pour réaliser ce film, parce que c'est un formidable conteur visuel, il a le don d'assembler toutes les pièces disparates pour construire des séquences d'action qui vous happent, tout en maintenant l'intégrité de l'histoire. Il cherche toujours la raison d'être d'une scène : prolonger l'histoire. Et il n'a jamais perdu ce sens du merveilleux si typique de l'enfance."
Rester fidèle à l'héritage de Spider-Man impliquait un casting soigné, particulièrement pour Peter Parker/Spider-Man.
"Il y avait beaucoup de candidats, mais c'est
Tobey Maguire qui nous a soufflé par la puissance de son interprétation, raconte
Sam Raimi. Il a tout de suite montré les qualités nécessaires pour donner vie au personnage à l'écran. Il est le cœur et l'équilibre du film."
C'est
Kirsten Dunst qui incarne la rousse Mary Jane, passion secrète de Peter Parker. "Trouver Kirsten a été une chance, raconte
Sam Raimi. Nous cherchions une actrice qui possède non seulement le talent et la beauté, mais qui puisse établir un lien solide avec Tobey. Il le fallait pour que les spectateurs puissent s'impliquer dans notre histoire. Et puis j'ai vu Kirsten et Tobey jouer une scène ensemble, et il y avait vraiment quelque chose qui passait entre eux."
"Pour le Bouffon Vert, il fallait quelqu'un de spécial, qui puisse offrir une figure paternelle à Peter Parker, observe le réalisateur. Il fallait une relation forte entre eux. C'est une personnalité double. Willem nous a impressionnés par son talent, ses idées, sa générosité envers ses partenaires."